Colis piégés: les nouveaux éléments

TERRORISME 20minutes.fr fait le point sur l'avancée de l'enquête au sujet des colis piégés en provenance du Yémen...

avec AFP

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Une des toners d'imprimante suspects et un avion de UPS à Philadelphie, le 29 octobre 2010
Une des toners d'imprimante suspects et un avion de UPS à Philadelphie, le 29 octobre 2010 — CBS/REUTERS/T.SHAFFER

Une interpellation et beaucoup de questions. Samedi soir, une femme a été arrêtée par les autorités yéménites. Elle est soupçonnée d'avoir envoyé deux colis piégés à destination des Etats-Unis, qui auraient pu exploser en plein vol s'ils n'avaient pas été interceptés dans des aéroports de Dubaï et de Grande-Bretagne, vendredi. 20minutes.fr fait le point sur l’avancée de l’enquête et les nouveaux éléments.

Un colis sur un vol commercial
Le colis piégé découvert vendredi à l'aéroport de Dubaï a été transporté sur un vol passagers de la compagnie Qatar Airways, a indiqué dimanche à l'AFP une source au sein de Qatar Airways. Ce vol assurait la liaison entre Sanaa et Dubaï, via l'aéroport international de Doha.

Du travail de professionnel
Les bombes contenues dans les colis piégés en provenance du Yémen présentent un haut niveau de sophistication, selon le New York Times. Les enquêteurs cités par le journal relèvent que les deux bombes étaient dissimulées dans une cartouche d'impression chacune pour éviter sa détection par des scanners.

Un suspect connu
Les enquêteurs y voient la main de l'artificier saoudien d'Al-Qaïda au Yémen, Ibrahim Hassan al-Asiri, 28 ans. Celui-ci avait envoyé l'an dernier son frère cadet à la mort pour tuer le vice-ministre saoudien de l'Intérieur, un prince de la famille royale. Le prince n'avait été que blessé. L'artificier saoudien, installé au Yémen, est considéré également comme celui qui a conçu et réalisé la bombe à la penthrite (le composant retrouvé dans les  colis de vendredi), portée par le jeune Nigérian qui avait échoué à faire sauter un avion de ligne près de Détroit en décembre dernier. Il semble être le même artificier que celui de l'attentat raté de Noël à Détroit, a reconnu dimanche la Maison Blanche.

Un site juif visé
Le rabbin Michael Zedek, d'une des synagogues de Chicago visées par les colis piégés a affirmé que le site Internet de sa communauté avait été récemment consulté 83 fois en une seule journée par un ou des internautes localisés en Egypte, rapporte le Wall Street Journal. Selon le rabbin, ce n'est sans doute pas tant sa congrégation qui était visée, mais plus vraisemblablement la congrégation Or Chadash, une synagogue jumelle hébergée dans le même lieu. Or Chadash est une congrégation de gays et de lesbiennes, précise le Wall Street Journal.

Quatre bombes?
Le rabbin Michael Zedek, de la congrégation Emanuel de Chicago, a également indiqué qu'une source lui avait affirmé que quatre bombes, et non deux comme annoncé officiellement, visaient les synagogues de la métropole des bords du lac Michigan. «A l'heure actuelle nous n'avons aucune indication qu'il y en a d'autres en circulation», a déclaré dimanche le conseiller du président Barack Obama pour l'antiterrorisme, John Brennan. Il a toutefois indiqué que le gouvernement avait pris les mesures nécessaires, au cas où.

Le fret du Yémen sous surveillance
La France et l'Allemagne ont annoncé samedi la suspension du fret aérien en provenance de ce pays. De son côté, la Grande-Bretagne va examiner les procédures de sécurité dans le fret aérien tandis que e groupe de transport et de logistique DHL a renforcé le contrôle du fret en provenance du Yémen à la demande des autorités américaines.