Tsunami en Indonésie: Le bilan s'alourdit, à 394 morts et 312 disparus

CATASTROPHE NATURELLE Il pourrait atteindre les 500 morts...

M.P. avec AFP

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Vue aérienne des côtes de l'île iondonésienne Pagaï, ravagées par un tsunami le 25 octobre 2010.
Vue aérienne des côtes de l'île iondonésienne Pagaï, ravagées par un tsunami le 25 octobre 2010. — K. HADIYANTO/ AFP

Trois jours après le tsunami qui a touché les îles indonésiennes du Mentawaï, le bilan ne cesse d’augmenter. Les autorités locales font état de 394 morts et 312 disparus mais la vague de trois mètres pourrait avoir fait au moins 500 morts, selon les autorités.

«Il est probable que les deux tiers des disparus ont été soit emportés par la mer soit ensevelis», a déclaré un responsable des services de secours, Ade Edward. «En survolant la zone hier, nous avons vu de nombreux corps. Des têtes et des jambes sortaient du sable, des cadavres étaient accrochés dans des arbres», a-t-il ajouté. Les opérations de secours sont rendues difficiles par l’isolement des villages de pêcheurs et l’éloignement de ces îles.

Nouvelle éruption du Merapi

Des rescapés, soignés à Sikakap, le port de l'île de Pagaï du Nord, témoignaient de la brutalité de la catastrophe: le tsunami a frappé les îles la nuit, une dizaine de minutes seulement après qu’un puissant séisme d’une magnitude de 7,7 sur l’échelle de Richter a touché le pays, alors qu’il pleuvait. «Nous avons entendu comme une explosion lorsque la première vague a déferlé» a raconté Chandra, 20 ans. La jeune femme a réussi, «par miracle grâce à un tronc de cocotier», à survivre, contrairement à son mari, dont le corps a été retrouvé, et à son bébé, toujours porté disparu.

Ces rescapés disent ne pas avoir entendu l’alerte au tsunami déclenchée par le gouvernement juste après la secousse. Or, un système perfectionné et coûteux d’alerte avait été installé le long de la côte de Sumatra, après le terrible raz-de-marée du 26 décembre 2004 qui avait fait 220.000 morts en Asie du Sud-Est.

«La menace est toujours là»

A près de 1.000 kilomètres de là, sur l’île indonésienne de Java, le volcan Merapi est de nouveau entré en éruption jeudi, crachant des cendres et des nuées toxiques. «Nous avons enregistré une secousse volcanique modérée. La menace est toujours là», a déclaré Surono, chargé de la surveillance des volcans en Indonésie. Le volcan avait déjà craché ses cendres toxiques mardi, faisant 32 morts. Un bilan faible qui s’explique par l’ordre d’évacuations. Le cratère du volcan culmine à 2.914 m au cœur d'une région densément peuplée de l'île de Java .