Une Britannique en terrain minet

ROYAUME-UNI Une femme face à la justice pour maltraitance d'animaux...

Armelle Le Goff

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Mary Bale, qui caresse le chat, le jettera quelques instants plus tard dans la poubelle.
Mary Bale, qui caresse le chat, le jettera quelques instants plus tard dans la poubelle. — GRAB / NEWSTEAM / SIPA

Il y a quelques mois, dans une rue de Coventry, Mary Bale, une femme d'une cinquantaine d'années, croise un chat et le jette dans une poubelle. L'image, filmée par une caméra de surveillance, fait le tour d'Internet et provoque l'indignation.

De fréquents procès pour maltraitance

De fait, en Grande-Bretagne, le geste est passible d'un an d'emprisonnement, d'une amende de 23.500 euros et d'une interdiction à vie de disposer d'animaux. Mary Bale doit comparaître ce mardi devant le tribunal de Coventry pour avoir placé dans un environnement inapproprié et causé des souffrances inutiles à un animal.

Ce genre de procès est fréquent en Grande-Bretagne. «A la différence de la France, la justice britannique considère les animaux comme des êtres vivants, tandis que le droit français les considère comme des objets utiles à l'être humain», explique Stéphane Lamart, président fondateur de l'association Stéphane Lamart pour la défense des droits des animaux, qui ne cache pas son admiration pour Animal Liberation Front (ALF).

Très présente dans le monde anglo-saxon, cette association, qui se bat pour la cause animale, figure sur la liste des organisations terroristes des Etats-Unis. Avec le Stop Huntingdon Animal Cruelty (Shac), ils n'hésitent pas à vandaliser ou harceler ceux qu'ils considèrent comme leurs ennemis.

On leur attribue notamment l'incendie du chalet suisse du patron de Novartis, Daniel Vasella, en 2009. «Ce sont de véritables terroristes, très présents dans les pays où l'écologie politique a une forte emprise», confirme Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement.

>> Pour rappel, la vidéo du crime