Toujours pas de revendication pour les otages français

A. Le G.

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Les otages ont été enlevés dans la nuit du 15 au 16 septembre au Niger par Aqmi.
Les otages ont été enlevés dans la nuit du 15 au 16 septembre au Niger par Aqmi. — AL-ANADALUS / TV GRAB / AFP

Les sept otages, cinq Français, un Togolais et un Malgache, enlevés dans la nuit du 15 au 16 septembre au Niger par Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), ont déjà passé plus d'un mois aux mains de leurs ravisseurs et rien ne laisse supposer un dénouement rapide de la crise. Car si le rapt a bien été revendiqué le 21 septembre, les exigences des preneurs d'otages se font toujours attendre.
Un délai qui s'explique peut-être pour des raisons de sécurité : la zone où les ravisseurs se seraient repliés, le Timétrine (nord-est du Mali), étant régulièrement survolée par des avions de reconnaissance français, notamment. Autre motif de retard : de probables soucis de communication au sein d'Aqmi, « avec l'obligation de consulter les chefs qui sont dans le nord de l'Algérie », voire aussi ceux d'Al-Qaida central, dans la zone pakistano-afghane, selon Jean-Pierre Filiu, professeur à l'Institut d'études politiques. Mais d'autres canaux peuvent se mettre en place, via des intermédiaires locaux. Un Nigérien serait déjà entré en contact avec les ravisseurs. C'est par lui que l'on aurait appris que la seule femme otage du groupe serait malade. Des médiations qui ont fait leurs preuves lors des précédents rapts d'Occidentaux dans la région. A Paris, les autorités françaises, qui refusent pour l'instant de donner un crédit officiel à ces initiatives, assurent attendre la liste des exigences d'Aqmi.