Les trois premiers mineurs chiliens quittent l'hôpital

CHILI Ils rejoignent leurs familles...

avec AFP

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Le deuxième mineur chilien salué par le président Sebastian Pinera, à sa sortie de la mine, mercredi 13 octobre 2010.
Le deuxième mineur chilien salué par le président Sebastian Pinera, à sa sortie de la mine, mercredi 13 octobre 2010. — REUTERS/Jose Manuel de la Maza

Trois premiers mineurs, parmi les 33 secourus au Chili après plus de deux mois sous terre, ont quitté jeudi un hôpital de Copiapo pour rejoindre leur famille, au lendemain de leur sauvetage.

Juan Illanes, Carlos Mamani, et Edison Pena, ont quitté l'hôpital vers 3h05, heure française, à bord d'une voiture, mitraillés par des flashes et poursuivis par les caméras de télévision, au milieu d'une cohue médiatique. Les trois hommes ont souri, salué de la main, mais n'ont fait aucune déclaration aux centaines de journalistes présents.

«Je ne pensais pas que j'allais revenir» a commenté Edison Pena, rattrapé plus tard par des caméras, dont la télévision chilienne, au seuil de sa maison. «C'était une très mauvaise expérience».

«Merci d’avoir cru que nous étions vivants»

«Merci d'avoir cru que nous étions vivants», a-t-il ajouté, soulignant: «nous ne sommes pas des artistes, ni des stars. Nous sommes des gens ordinaires».

Un deuxième groupe plus important de mineurs devait à leur tour pouvoir retrouver leurs familles vendredi, a indiqué dans l'après-midi le Dr Jorge Montes, directeur adjoint de l'hôpital.

Selon l'hôpital de Copiapo, tous les mineurs ont «bien résisté sur le plan médical».

Trois opérations sous anesthésie générale

Trois d'entre eux ont subi mercredi des opérations sous anesthésie générale pour des infections dentaires et leur état post-opératoire «évolue très bien», selon le Dr Jorge Montes.

Un autre, Mario Gomez, le doyen des «33», âgé de 63 ans, souffre d'une pneumonie aiguë, mais réagit «remarquablement» aux antibiotiques.

D'un point de vue psychologique, les 33 vont bien, et «aucun d'entre eux n'est en état de choc», selon le Dr Jorge Montes. «Mais les séquelles et les problèmes de stress ne se voient pas à court terme. Au bout du compte, ils pourraient tous souffrir de stress post-traumatique, mais chaque personne réagit différemment», a-t-il précisé.