Les otages du Niger sont au Mali et Paris prêt «prêt à discuter» avec Aqmi

SAHEL C'est ce qu'a confirmé ce dimanche l'Elysée...

C. L. avec AFP

— 

Timérine, région du nord du Mali, où sont retenus les otages français enlevés par Aqmi.
Timérine, région du nord du Mali, où sont retenus les otages français enlevés par Aqmi. — Googlemap / 20minutes.fr

Les otages du Sahel sont retenus dans le Timétrine, au Nord du Mali, a fait savoir ce dimanche l'Elysée. Un peu plus tôt dans la journée, une source malienne avait fait savoir à l'AFP que les cinq otages français étaient en vie et retenus dans le Timétrine, zone située entre les déserts maliens et algériens.

«Nous avons toutes les raisons de penser que les otages sont en vie», a indiqué la présidence. Les pourparlers en vue de la libération des sept otages du Sahel, dont cinq Français, «ne sont pas engagés» mais Paris est «prêt à discuter avec les ravisseurs», Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), a ajouté cette source élyséenne.

Des preuves de vie?

Depuis l’enlèvement des sept salariés d’Areva et Satom, dans la nuit du 15 au 16 septembre, à Arlit, au Niger, quelque 80 militaires français ont été envoyés à Niamey et se relaient pour mener des vols de reconnaissance dans la région où sont détenus les otages. Pour le moment, aucune opération militaire n’est à l’ordre du jour. 

«Nous travaillons avec la France pour trouver une solution, mais nous avons clairement affirmé à nos interlocuteurs que nous ne voulons pas de troupes françaises, américaines, en tout cas occidentales, sur notre sol», a indiqué dimanche une autre source malienne, également proche du dossier des otages. «On attend maintenant des preuves de vie des otages, ça peut être une photo, une vidéo ou les deux», a précisé un officiel malien.

Ces derniers développements coïncident avec la réunion, dimanche à Tamanrasset, dans le sud de l'Algérie, des chefs d'Etat-major des pays du Sahel où opère Aqmi (Algérie, Mauritanie, Mali et Niger). Alger a créé un poste de commandement (PC) régional à Tamanrasset pour coordonner les activités anti-Aqmi de son armée, associée à celles de Mauritanie, du Mali et du Niger, mais il n'y a pour l'instant pas eu d'opérations communes connues aux quatre armées.