Les otages enlevés au Niger seraient en vie

TERRORISME C'est ce qu'affirme une source malienne...

avec AFP

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«J'ai vu les otages, ils sont tous en vie.» C'est ce qu'a affirmé dimanche à l'AFP une source malienne, généralement impliquée dans les négocations en vue de la libération, au sujet des otages français enlevés au Niger.

Aucun détail n'a été donné sur cette rencontre avec les otages et leurs ravisseurs. «Il faut un maximum de discrétion. C'est pour rassurer les familles que nous donnons l'information, mais ne nous demandez pas plus», a ajouté la même source.

Dans la zone de Timétrine

Un peu plus tôt, une source malienne proche du dossier - l'AFP ne précise pas s'il s'agit de la même - avait indiqué que «les sept otages enlevés au Niger et transférés entre les déserts malien et algérien sont en vie, nous avons donné l'information à la France». «Les otages sont détenus entre les déserts malien et algérien, dans une zone communément appelée le Timétrine», avait-t-elle ajouté. Le Timétrine est une région de collines désertiques dans le nord-est du Mali, à une centaine de kilomètres de la frontière algérienne.

La France, de son côté, s'est dit prête «à discuter» avec leurs ravisseurs, Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

«Nous travaillons avec la France pour trouver une solution mais nous avons clairement affirmé à nos interlocuteurs que nous ne voulons pas de troupes françaises, américaines, en tout cas occidentales, sur notre sol», a indiqué à l'AFP une autre source malienne, également proche du dossier des otages.

«On attend des preuves de vie»

«Paris a demandé l'aide de plusieurs pays, surtout du Mali», a pour sa part affirmé un officiel malien. «On attend maintenant des preuves de vie des otages, ça peut être une photo, une vidéo ou les deux», a ajouté cet officiel. Samedi, le ministre français de la Défense Hervé Morin avait déclaré qu'il avait «toute raison de penser» que les Français retenus dans le Sahel par Aqmi étaient «en vie», sans toutefois en avoir de preuve formelle.

Dans la nuit du 15 au 16 septembre, cinq Français, un Togolais et un Malgache, collaborateurs pour six d'entre eux des sociétés françaises Areva et Satom (groupe Vinci), ont été enlevés à leur domicile à Arlit, dans le nord du Niger. L'enlèvement a été revendiqué par Aqmi qui a précisé qu'il ferait parvenir ultérieurement des «demandes légitimes» à la France.