Enlèvements au Niger: les sous-traitants d'Areva auraient reçu des menaces de mort

SECURITE Quelques semaines avant l'enlèvement, on leur demandait d'arrêter le projet...

O.R.

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Le site Areva d'Arlit, au Niger, en 2005.
Le site Areva d'Arlit, au Niger, en 2005. — AFP PHOTO / FILES / PIERRE VERDY

«Nous vous prions de quitter le projet sinon nous vous ferons partir par tous les moyens». C’est le message que plusieurs sous-traitants d’Areva au Niger auraient reçu sur leurs téléphones portables, quelques semaines avant l’enlèvement de cinq Français, jeudi, selon RMC.
 
Un salarié du groupe, expatrié, confie à la radio que la situation sur place était tendue. Il estime que le groupe Areva n’avait pas pris assez de précautions: vigiles pas armés, pas assez de militaires, etc.

Contacté par 20minutes.fr, Areva dit «n'avoir jamais été informé de ces menaces». «Ni le management, ni les coordinateurs sur place» ne connaissaient l'existence de telles messages.