Français enlevés au Niger: Areva reconnaît des «défaillances»

SECURITE Le groupe parle de «complicités»...

avec AFP

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Les préparatifs étaient en cours lundi au Niger pour la libération rapide des quatre cadres Français du groupe nucléaire français Areva enlevés dimanche par des rebelles touareg du MNJ, qui ont affirmé que leurs otages étaient "en bonne forme".
Les préparatifs étaient en cours lundi au Niger pour la libération rapide des quatre cadres Français du groupe nucléaire français Areva enlevés dimanche par des rebelles touareg du MNJ, qui ont affirmé que leurs otages étaient "en bonne forme". — Joël Saget AFP/Archives

En pleine polémique sur la sécurité de ses expatriés, Areva a reconnu ce lundi «sans doute un ensemble de complicités, de défaillances» dans la protection de ses expatriés à Arlit, dans le nord du Niger, où ont été enlevés jeudi cinq Français et deux Africains travaillant pour le groupe nucléaire français et son sous-traitant Satom.

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En revanche, Areva dément avoir «refusé» une aide du gouvernement nigérien. Ce dernier a affirmé dimanche que c'était le groupe français qui avait choisi de confier la sécurité de son personnel à Arlit à «des agents privés pas armés» plutôt qu'aux militaires. «Il y a moins de deux mois, le gouvernement avait fait à Areva la proposition de prendre en charge la sécurité de ses agents» par le biais des «Forces de défense et de sécurité» (FDS: armée, gendarmerie, police), avait déclaré le porte-parole du gouvernement Laouali Dan Dah, joint par l'AFP depuis Abidjan.

«Areva ne fait pas ce qu'il veut»

Dimanche soir, le porte-parole du gouvernement nigérien, Laouali Dan Dah, avait affirmé que Niamey avait proposé «il y a moins de deux mois» à Areva «de prendre en charge la sécurité de ses agents» mais que le groupe français avait préféré employer des «agents privés pas armés».

«Il ne peut pas y avoir de polémique avec le gouvernement du Niger parce que ce qui est en place en matière de sécurité, ça l'est dans le cadre d'un accord passé avec les autorités du Niger», a expliqué le porte-parole d'Areva.

«Il y un système, pyramidal d'une certaine manière, qui fait l'objet d'un accord avec les autorités du Niger, qui est rapporté aux autorités françaises. Il y a un accord-cadre, Areva ne fait pas ce qu'il veut», a-t-il souligné.