A priori, le pasteur Jones ne brûlera pas de Coran

ETATS-UNIS L'incertitude plane toujours, mais un de ses proches l'assure...

P.B. avec AFP

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Le pasteur Terry Jones, l'homme qui voulait brûler le Coran, en septembre 2010.
Le pasteur Terry Jones, l'homme qui voulait brûler le Coran, en septembre 2010. — AP Photo/Phil Sandlin/SIPA

Sauf improbable retournement de situation, Terry Jones ne brûlera pas 200 exemplaires du Coran pour le 9e anniversaire des attentats du 11 septembre, ce samedi, comme il l'avait envisagé. «Pour être clair, je voudrais confirmer à 100% qu'il n'y aura pas de corans brûlés demain (samedi, ndlr) à 18H00 comme c'était prévu», a déclaré au cours d'une conférence de presse, K. A. Paul, un ami évangéliste du pasteur Terry Jones.

Ce dernier a pour sa part indiqué pendant la même conférence de presse que l'ultimatum de deux heures, qu'il avait lancé à l'imam qui veut construire une mosquée près de Ground Zero à New York pour qu'il lui dise s'il est d'accord pour changer de site, avait expiré.

Rencontre incertaine

«A cette heure, nous n'avons pas eu de nouvelles de l'imam», a dit le pasteur Jones. «Mais nous avons toujours grand espoir de le rencontrer et nous sommes toujours convaincus (...) que cette rencontre aura lieu demain», samedi.

Peu avant d'annoncer son ultimatum, le chef du groupuscule chrétien intégriste qui compte une cinquantaine de fidèles avait redit son intention de ne pas mener à terme son projet. «Actuellement, nous avons l'intention de ne pas le faire», avait-il assuré sur la chaîne ABC.

Le pasteur avait annoncé jeudi qu'il abandonnait son initiative - après avoir laissé planer une lourde incertitude - en échange de la promesse que le projet controversé de construction d'une mosquée à deux pâtés de maison de Ground Zero serait déplacé. Mais l'imam à l'origine du projet, Feisal Abdul Rauf, a très vite démenti tout accord et n'a pas non plus indiqué s'il était prêt à rencontrer le pasteur à New York, comme celui-ci en avait manifesté l'intention.

Le Pentagone, Barack Obama, les Nations-Unies, le Vatican... Partout dans le monde, des voix se sont élevées pour appeler le pasteur à renoncer à un geste, qui, s'il est légal aux Etats-Unis, attiserait les tensions avec le monde musulman.

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