La condamnation à mort par lapidation de Sakineh Mohammadi Ashtiani est suspendue

IRAN De son côté, elle aurait nié toute torture...

O.R.

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Sakineh Mohammadi Ashtiani  Ashtiani, une Iranienne de 43 ans condamnée à mort par lapidation.
Sakineh Mohammadi Ashtiani Ashtiani, une Iranienne de 43 ans condamnée à mort par lapidation. — COURTESY AMNESTY INTERNATIONAL/SIPA

La sentence de mort par lapidation prononcée à l'encontre de Sakineh Mohammadi Ashtiani a été suspendue par l'Iran, selon le site Internet de France Info. «Le verdict concernant l'affaire extramaritale a été suspendu et c'est réexaminé», a déclaré Ramin Mehmanparast, le ministre des Affaires étrangères iranien à la télévision publique, précise Reuters.

Un conseiller du ministre des Affaires étrangères contacté par 20minutes.fr a estimé «qu'il faut prendre de la distance par rapport aux informations qui sont délivrées par les Iraniens. La dernière fois, ils avaient dit qu'il n' y avait pas de décision définitive, là que son cas allait être réexaminé...» Rien de bien neuf, donc. Le conseiller a souligné que la France réclamait la libération de l'Iranienne, et pas seulement la suspension de la sentence.

Par ailleurs, un responsable de la justice iranienne a démenti les informations selon lesquelles Sakineh Mohammadi-Ashtiani avait été récemment fouettée, a rapporté mercredi l'agence Fars. Vahid Kazemzadeh, ce responsable de la commission des droits de l'Homme islamique -qui dépend du chef de l'Autorité judiciaire-, a indiqué avoir rencontré la femme à la prison de Tabriz en présence de «membres du groupe de défense des droits des prisonniers», selon Fars.

Elle aurait nié «tout mauvais traitement et torture»

Selon Vahid Kazemzadeh, cité par Fars, elle a nié «tout mauvais traitement et torture» et «s'est déclarée surprise par la publication d'informations» selon lesquelles elle avait reçu «des coups de fouet après la publication dans un journal britannique d'une photo qui n'était pas» la sienne.

Le fils de Mme Mohammadi-Ashtiani, Sajjad, avait déclaré par téléphone lors d'une conférence de presse le 6 septembre à Paris avoir «appris» que sa mère avait reçu 99 coups de fouet après la publication le 28 août par le quotidien britannique The Times d'une photo d'une femme sans foulard censée la représenter. Cette photo était fausse et le journal a dû s'excuser.

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