La reprise des négociations directes israélo-palestiniennes aura lieu le 2 septembre

PROCHE-ORIENT Elles sont en suspens depuis décembre 2008...

B.D. et C.C. avec AFP

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Le président américain Barack Obama en compagnie du chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (D), et du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou (G), à New York, le 22 septembre 2009.
Le président américain Barack Obama en compagnie du chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (D), et du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou (G), à New York, le 22 septembre 2009. — REX / Sipa

Ils se sont enfin mis d’accord. Des pourparlers de paix directs entre Israéliens et Palestiniens reprendront le 2 septembre à Washington en présence du président égyptien et du roi de Jordanie, et peuvent aboutir «d'ici un an», a annoncé ce vendredi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

Le Quartette espère un accord

L'objectif est «de trouver une solution aux questions de statut et nous pensons que cela peut aboutir d'ici un an», a indiqué Hillary Clinton en faisant référence aux frontières du futur Etat palestinien, au statut des réfugiés palestiniens et au sort de Jérusalem. Le président égyptien Hosni Moubarak et le roi Abdallah II de Jordanie ont été invités par la diplomatie américaine à assister aux rencontres organisées à Washington «étant donné le rôle décisif qu'ils ont joué dans cet effort» de paix, a précisé la secrétaire d'Etat.

 

«Les négociations directes et bilatérales qui vont résoudre les questions de statut» doivent «mener à un accord, négocié entre les parties, qui mette fin à l'occupation qui a commencé en 1967 et aboutisse à la constitution d'un Etat palestinien indépendant, démocratique, viable et vivant côte-à-côte dans la paix avec Israël et ses autres voisins», a écrit pour sa part le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) dans un communiqué.

Encore «des détails à régler»

«Nous pensons que nous sommes très, très près d'une décision des parties de reprendre des négociations directes. Il reste des détails à régler», avait déclaré à la presse jeudi matin le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley. Il a précisé que Hillary Clinton avait eu des consultations avec le ministre jordanien des Affaires étrangères Nasser Judah, important promoteur du dialogue côté arabe, et avec l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, qui représente le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU).

Israël s'est dit prêt à reprendre des négociations directes mais sans conditions préalables comme le gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Les Palestiniens, au contraire, demandent depuis des mois un gel complet de la colonisation, veulent qu'une feuille de route soit établie en vue des négociations des frontières définitives et demandent que toutes les questions centrales soient réglées en vue d'un accord de paix dans les 24 mois.