Flottille: Benjamin Netanyahu estime qu'Israël a respecté le droit international

PROCHE-ORIENT Le Premier ministre s'est exprimé devant une commission d'enquête israélienne...

avec AFP

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O.WEIKEN / EPA/ SIPA

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé qu'Israël avait agi conformément au «droit international» lors de l'assaut meurtrier de la flottille d'aide pour Gaza le 31 mai, en déposant ce lundi devant une commission d'enquête israélienne chargée d'en examiner les aspects juridiques.

«Je suis convaincu qu'à l'issue de votre enquête il s'avérera que l'Etat d'Israël et l'armée israélienne ont agi conformément au droit international (...) je fais confiance aux combattants de l'armée israélienne et tout l'Etat Israël est fier» de ses soldats, a indiqué Benjamin Netanyahu.

L'armée israélienne a «su faire preuve d'un courage exceptionnel dans l'accomplissement de leur mission»

«Je suis convaincu que nos soldats envoyés sur le Marmara ont su faire preuve d'un courage exceptionnel dans l'accomplissement de leur mission ainsi que pour se défendre eux-mêmes alors que leur vie était en réellement en danger», a ajouté le Premier ministre israélien.

Neuf Turcs avaient été tués dans des affrontements avec les commandos de marine israéliens lors de l'abordage dans les eaux internationales du navire turc Mavi Marmara qui tentait de forcer le blocus du territoire palestinien de Gaza.

Deux observateurs étrangers, sans droit de vote

Présidée par le juge à la retraite de la Cour Suprême, Yaakov Tirkel, la commission est officiellement composée de cinq membres tous israéliens. Deux observateurs étrangers sans droit de vote lui ont été adjoints, Lord Trimble, ex-Premier ministre protestant d'Irlande du Nord, et Ken Watkin, un ex-avocat général de l'armée canadienne.  «Il n'y a aucun pays et aucune armée qui procède à son propre examen comme l'Etat d'Israël et l'armée israélienne», s'est félicité Benjamin Netanyahu à ce sujet.

Le mandat de la commission est limité. Il consiste à déterminer la validité, au regard du droit international, du blocus maritime imposé par Israël à Gaza, et du raid contre la flottille d'aide, ainsi que les actes des participants et des organisateurs de l'expédition maritime. Le gouvernement israélien qui a désigné la commission et auquel elle est redevable, a toujours affirmé qu'aussi bien le raid que le blocus imposé sur Gaza étaient conformes au droit international.

Aucune sanction personnelle prévue

La commission n'est pas habilitée à examiner le processus de prise de décisions par la classe politique ni à recommander des sanctions personnelles contre les responsables politiques et militaires qui ont préparé, ordonné ou conduit le raid. Le ministre de la Défense Ehud Barak doit être entendu mardi et le chef d'état-major Gaby Ashkenazi mercredi. Il sera le seul militaire à témoigner devant la commission.

Une commission militaire avait reconnu le 12 juillet que l'armée avait commis des «erreurs» lors de la planification et l'exécution du raid tout en justifiant le recours à la force. La Turquie a constitué sa propre commission. L'ONU en a créée deux: l'une de quatre experts, sous les auspices de son secrétaire général Ban Ki-moon, et l'autre relevant du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU de Genève.