Florence Cassez: la «police des polices» mexicaine enquête sur les auteurs de son arrestation

JUSTICE Il s'agit d'une «avancée importante» pour l'avocat de la Française...

C.C. avec AFP

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Nicolas Sarkozy et Felipe Calderon ont décidé lundi de confier à un groupe de juristes de leurs deux pays le soin de trouver une issue à l'épineux dossier Florence Cassez, cette Française condamnée par la justice mexicaine pour des faits de complicité d'enlèvement qu'elle nie.
Nicolas Sarkozy et Felipe Calderon ont décidé lundi de confier à un groupe de juristes de leurs deux pays le soin de trouver une issue à l'épineux dossier Florence Cassez, cette Française condamnée par la justice mexicaine pour des faits de complicité d'enlèvement qu'elle nie. — Alfredo Estrella AFP/Archives

La «police des polices» du Mexique mène depuis quatre ans une enquête sur les auteurs de l'arrestation en décembre 2005 de Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison pour des enlèvements et qui clame son innocence, selon des documents consultés mercredi par l'AFP. Une information qui a redonné un peu plus d’espoir pour la Française.

«Cela vient conforter l'idée que tout ça est monté»

L'enquête a été ouverte le 30 août 2006 «contre des agents publics de l'Agence fédérale d'investigation» (AFI), confirment ces documents datant de janvier 2010. Mais une partie de la procédure aurait été «bloquée» ces derniers mois au sein même du parquet, selon des sources proches du dossier.

La confirmation de l'existence d'une enquête sur les auteurs de l'arrestation est «une avancée importante», a commenté l'avocat de la Française, âgée de 35 ans. «Cela vient conforter l'idée que tout ça est monté, fabriqué. C'est un élément supplémentaire et très intéressant qui vient confirmer que cette enquête est construite», a ajouté Me Frank Berton.

«De bon augure» selon la mère de Florence Cassez

Plus prudente, Charlotte Cassez, la mère de Florence, «au courant» de l'enquête comme l'avocat, parle d'une «petite marche supplémentaire» pour sa fille. «Je suis très contente de voir qu'il y a du suivi, une recherche de la vérité», a-t-elle déclaré, considérant que c'était «de bon augure».

L'arrestation de sa fille a fait l'objet à l'époque d'une retransmission télévisée présentée comme un reportage en direct le 9 décembre, mais la police a reconnu plus tard qu'il s'agissait d'une «reconstitution». Les avocats de Florence Cassez et les autorités françaises crient au «montage» et appellent à l'annulation de l'ensemble de la procédure, arguant que les policiers se sont mis hors la loi.