Le père de la Swatch est mort

DECES Nicolas Hayek avait permis le sauvetage de l'industrie horlogère suisse...

avec AFP

— 

Le co-fondateur du groupe Swatch, Nicolas  Hayek, tient une réplique  de la fameuse montre de Breguet, "Marie-Antoinette",  à Basel, le 4 avril 2008.
Le co-fondateur du groupe Swatch, Nicolas Hayek, tient une réplique  de la fameuse montre de Breguet, "Marie-Antoinette", à Basel, le 4 avril 2008. — AFP PHOTO SEBASTIEN BOZON

Le père de la Swatch, célèbre montre en plastique suisse, Nicolas Hayek, est décédé lundi d'un arrêt cardiaque dans les bureaux du groupe qu'il a hissé au rang de numéro un mondial de l'horlogerie.

Cet homme au caractère bien trempé est à l'origine du concept de montre à bas prix qui a abouti à la création de la petite montre en plastique au design coloré, sans cesse renouvelé, qui a révolutionné le monde de l'horlogerie helvétique et lui a donné un second souffle au début des années 1980. Positif, énergique, celui qui est également l'inventeur de la Smart est parvenu au fil des ans à bâtir un empire de renommée mondiale.

Décédé dans son bureau

Natif de Beyrouth, Nicolas Hayek occupait le poste de président et administrateur délégué du Conseil d’administration depuis 1986. Il «est décédé aujourd’hui (lundi), de manière inattendue, d’un arrêt du coeur alors qu’il travaillait au sein de son entreprise affectionnée», a indiqué le groupe dans un bref communiqué qui salue les «immenses services dans le sauvetage de l’industrie horlogère suisse» rendus par l'entrepreneur décédé à 82 ans, qui a aussi largement contribué «à la création et au développement de Swatch Group».

Outre la gamme des montres abordables et fantaisistes à laquelle se sont ajoutés récemment les bijoux, le groupe compte également des marques très prestigieuses telles qu'Omega, Breguet, Tissot et Blancpain. Un éclectisme à l'image de l'homme à la carrure solide et qui a fait sa gloire. De fait, celui qui se montrait volontiers frondeur contre le monde de la finance et de la Bourse était une figure emblématique de l'horlogerie suisse et l'un des dirigeants helvétiques les plus connus et appréciés au monde.

Son fils en bonne place pour lui succéder

Face à une succession désormais ouverte après une année houleuse en raison de la crise, Swatch, qui table à nouveau sur des résultats record en 2010, se veut positif. Nicolas Hayek avait su «garantir également (...) que ses idées et ses conceptions subsistent» et «que la continuité, aussi bien au niveau de l’actionnariat que du Conseil d’administration et de la Direction générale, soit assurée», assure le groupe.

Même si l'emblématique dirigeant était toujours très actif dans l'entreprise, son fils Nick y occupe les fonctions de directeur général depuis 2003. Une position idéale pour succéder à son père, selon les experts.