Un attentat meurtrier en Turquie revendiqué par un groupe kurde

TERRORISME Il a fait cinq morts et une douzaine de blessés...

R.B-P

— 

Un attentat fait cinq morts et une douzaine de blessés à Istanbul en Turquie le 22 juin 2010.
 
Un attentat fait cinq morts et une douzaine de blessés à Istanbul en Turquie le 22 juin 2010.   — REUTERS/Osman Orsal

Un groupe armé kurde a revendiqué un attentat qui a coûté la vie de cinq personnes et fait une douzaine de blessés à Istanbul en Turquie ce mardi. Une bombe télécommandée a explosé à Halkali, une banlieue de la rive européenne d’Istanbul. Elle visait un autocar transportant des militaires qui se rendaient sur leur lieu de travail. Quatre d’entre eux sont morts, ainsi qu’une adolescente de 17 ans.

Le PKK pointé du doigt

Accusé dans un premier temps, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a démenti. Il affirme que les faucons de la liberté du Kurdistan (TAK) qui ont revendiqué l’attaque seraient constitué d’éléments «incontrôlés ayant quitté nos rangs». Les TAK ont déjà revendiqué plusieurs attentats à Istanbul par le passé.

Pour le gouvernement, les Faucons ne seraient qu’un autre nom donné au PKK, afin de revendiquer les attaques susceptibles de provoquer la désapprobation populaire. Le parti, qualifié d’«organisation terroriste» par les autorités turques, a multiplié le nombre d’attaques depuis le mois de mai. Le leader emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, avait annoncé la rupture du dialogue avec le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

La question Kurde

Annoncée il y a un an par Ankara, la politique d’ouverture envers la communauté kurde, qui représente 15 des 73 millions d’habitants du pays, ne subsiste que dans les mots. En effet, depuis quelques mois, le gouvernement a procédé à de nombreuses arrestations et a mené plusieurs raids contre le PKK. Le principal parti pro-kurde a également été dissout.

Par ailleurs, l’armée turque a mené plusieurs opérations en territoire irakien contre les kurdes ces derniers jours. La dernière en date, dans la nuit de samedi à dimanche à causé la mort de quatre personnes selon les autorités irakiennes.