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Atomes crochus entre Paris et Tripoli

La Libye plus respectable que jamais. Paris va « donner une suite favorable à la demande de Tripoli » concernant un accord de « coopération dans le domaine des applications pacifiques de l’énergie nucléaire (...) dont le contenu reste à définir », a décla

La Libye plus respectable que jamais. Paris va « donner une suite favorable à la demande de Tripoli » concernant un accord de « coopération dans le domaine des applications pacifiques de l’énergie nucléaire (...) dont le contenu reste à définir », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Jean-Baptiste Mattei. Pour justifier une coopération dans le nucléaire civil avec un Etat qui fut longtemps au ban des nations, la France estime qu’il faut aller de l’avant après la décision des Libyens de « renoncer aux armes de destruction massive ». Depuis cinq ans, le colonel Kadhafi mène une entreprise de charme vis-à-vis des capitales occidentales. Désormais, l’homme fort de Tripoli assure être pacifiste et, en tant que « sage africain», comme il aime à se présenter, a fait savoir fin 2003 qu’il allait désarmer. Un mois plus tard, il adhérait à la convention pour l’interdiction des armes chimiques, puis signait le protocole additionnel au traité de non-prolifération nucléaire autorisant les inspections inopinées. Parallèlement, il indemnisait les victimes du double attentat libyen contre un Boeing américain au-dessus de Lockerbie (Ecosse) en 1988 et contre un DC-10 français au-dessus du désert du Ténéré (Niger) en 1989. Cette politique de réconciliation a amené les Européens à lever leurs sanctions commerciales et leur embargo sur les armes, en octobre dernier. Une levée suivie des visites de Tony Blair, Jacques Chirac ou Silvio Berlusconi, tous trois intéressés par les trésors d’hydrocarbures du sous-sol libyen. Clémence Lemaistre

bulgare La Haute Cour libyenne a reporté à novembre sa décision sur la recevabilité de l’appel de cinq infirmières bulgares condamnées à mort pour avoir inoculé le sida à des enfants libyens.