AF447: échec de la troisième phase de recherches des boîtes noires

TRANSPORTS La poursuite éventuelle des recherches n'est pas décidée...

O.R. avec agence
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Des débris de l'AF447 récupérés par l'armée brésilienne en 2009
  Des débris de l'AF447 récupérés par l'armée brésilienne en 2009 — H.NEW / REUTERS

La 3ème phase de recherches dans l'Atlantique des boîtes noires du vol AF447 Rio-Paris s'est achevée lundi sur un échec et les enquêteurs n'ont pas encore décidé si une nouvelle opération en mer allait être engagée, a annoncé mardi le BEA en charge de l'enquête technique.

L'avion s'était abîmé en mer le 1er juin dernier avec 228 personnes à son bord. Début juin, les spécialistes de la Marine nationale française ont annoncé avoir localisé les fameuses boîtes noires. Ils «ont pu  déterminer une zone avec une incertitude de trois milles nautiques»,  soit cinq kilomètres de rayon, a déclaré le général Christian Baptiste,  porte-parole adjoint du ministère de la Défense. Mais la taille de la zone définie rend les recherches très compliquées.

«Les recherches se sont achevées hier. Le navire est en route vers le port de Praia au Cap Vert. Les équipements et les personnels vont être démobilisés le 27 mai», a déclaré le directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses, Jean-Paul Troadec.

Bilan des opérations de recherches

«Nous avons décidé de faire un bilan de toutes les opérations de recherches qui ont commencé il y a pratiquement un an. (...) Nous allons réunir nos partenaires. (...) Il nous faudra au moins un mois ou deux pour être capables de faire ce bilan et éventuellement prendre une décision de poursuivre les recherches», a-t-il ajouté, en soulignant que cette décision n'était pas du seul ressort du BEA.

Fabriquées par le groupe d'électronique et de défense Thales, les sondes Pitot de mesure de vitesse de l'appareil, qui se sont avérées défectueuses, sont considérées par certains pilotes comme un élément clef de la catastrophe.

Le BEA ne voit en revanche dans ces sondes qu'«un des facteurs» de l'accident et estime que les enregistreurs de vols sont déterminants pour l'expliquer.