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Droits du travailLes syndicats britanniques se battent contre le service minimum

Droit de grève : Les syndicats britanniques promettent de se battre contre le service minimum

Droits du travailLe gouvernement a annoncé vendredi que le service minimum était désormais en vigueur dans le transport ferroviaire, la police aux frontières et les ambulances
Les services de rail sont concernés par la réforme du service minimum instaurée en juillet dernier. (Illustration)
Les services de rail sont concernés par la réforme du service minimum instaurée en juillet dernier. (Illustration) - Tejas Sandhu / SOPA Images / SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

«Le mouvement syndical utilisera tous les moyens nécessaires pour vaincre et abroger ces lois malveillantes. » Ce samedi, les syndicats britanniques ont promis de se battre contre la loi désormais en vigueur qui instaure un service minimum en cas de grève dans certains secteurs jugés vitaux.

Réunis pour une conférence exceptionnelle organisée par le Trade Union Congress (TUC), qui fédère des dizaines d’organisations syndicales au Royaume-Uni, les responsables de ces syndicats ont affiché leur détermination à combattre une loi « malveillante, inutile et inapplicable ».

« Payez-nous correctement, traitez-nous correctement, investissez dans nos services publics »

« Je dis à ce gouvernement conservateur : si vous ne voulez pas de grève, vous savez quoi faire. Payez-nous correctement, traitez-nous correctement, investissez dans nos services publics », a lancé à la tribune Paul Nowak, secrétaire général du TUC.

Le gouvernement de Rishi Sunak a annoncé vendredi que les conditions d’application du service minimum étaient désormais en vigueur dans le transport ferroviaire, la police aux frontières et les ambulances.

Adoptée en juillet, la création d’un service minimum est dénoncée comme une atteinte au droit de grève par les syndicats, alors que le pays a connu de nombreux mouvements sociaux depuis plus d’un an dans la santé, les transports ou encore l’éducation, pour des augmentations de salaires et de meilleures conditions de travail.

L’opposition travailliste reviendra sur la loi si elle arrive au pouvoir

« Nous prenons la juste décision de long-terme (…) dans la lignée d’autres pays, pour assurer la sécurité de la population et continuer de fournir les services publics vitaux dont les personnes qui travaillent dur ont besoin », avait notamment défendu le Premier ministre Rishi Sunak.

Il a notamment évoqué la dénonciation publique (« name and shame ») des entreprises qui utiliserait la loi contre leurs salariés grévistes, ainsi que des « formes nouvelles et efficaces d’action collective ».

L’opposition travailliste a promis de revenir sur cette loi si elle arrive au pouvoir à l’issue des prochaines législatives attendues d’ici à janvier 2025.

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