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tensionsAu Kosovo, la police a repris le contrôle d’un monastère occupé

Kosovo : Les forces de sécurité ont repris le contrôle d’un monastère occupé par des hommes armés

tensionsUn policier kosovar a été tué dimanche à la frontière serbe, ce qui a ravivé les tensions entre ces deux pays
Kosovo : Un policier tué, hommes armés dans un monastère... Que s'est-il passé ?
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

D’après les dires des autorités kosovares, la situation est désormais sous contrôle. Les forces de l’ordre ont repris dimanche le contrôle d’un monastère, dans le nord du pays, où s’étaient retranchés pendant plusieurs heures une trentaine d’hommes armés. Selon les autorités, trois assaillants ont été tués et plusieurs arrestations ont eu lieu.

Plus tôt, la police avait précisé que quatre civils avaient été « arrêtés en possession d’outils de communication radio » et qu’un grand nombre d’armes et de munitions avaient été saisies. Les hommes armés étaient retranchés depuis le milieu de la journée dans le monastère de Banjska, encerclés par les forces de police.

Un groupe de pèlerins venus de Novi Sad, en Serbie, se trouvait à l’intérieur du bâtiment quand ces hommes, masqués, « ont pris d’assaut le monastère dans un véhicule blindé, et ont forcé la porte », selon le diocèse. Les tensions avaient commencé avant l’aube, lorsqu’un policier kosovar qui patrouillait près de la frontière avec la Serbie avait été tué dans l’attaque de son unité « depuis différentes positions à l’arme lourde, notamment avec des grenades », selon la police. Un de ses collègues avait été blessé.

La Serbie refuse de reconnaître l’indépendance du Kosovo

Sa mort a déclenché les réactions immédiates du Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, et de la présidente, Vjosa Osmani, qui ont pointé du doigt la Serbie. Albin Kurti a accusé « des responsables de Belgrade » d’offrir un soutien logistique et financier « au crime organisé », et Vjosa Osmani a certifié que « ces attaques prouvent, s’il en était encore besoin, le pouvoir de déstabilisation des gangs criminels, organisés par la Serbie ».

Le Kosovo a déclaré son indépendance de la Serbie en 2008, près de dix ans après que l’Otan a contribué à repousser les forces serbes hors de l’ancienne province au cours d’une guerre sanglante qui a fait environ 13.000 morts, pour la plupart d’origine albanaise. La Serbie, soutenue notamment par ses alliés russe et chinois, refuse de reconnaître l’indépendance du Kosovo, dont l’immense majorité est d’origine albanaise et où vit une communauté serbe d’environ 120.000 personnes, installée essentiellement dans le Nord, dont certains membres refusent toute allégeance à Pristina.

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