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massacreOnze policiers coupables du meurtre de 17 migrants au Mexique

Mexique : Onze policiers coupables d’avoir abattu puis brûlé 17 migrants à la frontière américaine

massacreLes peines à leur encontre doivent être prononcées dans les prochains jours et pourraient aller jusqu’à 50 ans de réclusion
Frontière avec le Mexique pour les migrants et les demandeurs d'asile à San Luis, Arizona, le 28 juillet 2022.
Frontière avec le Mexique pour les migrants et les demandeurs d'asile à San Luis, Arizona, le 28 juillet 2022.  - USA TODAY NETWORK/Sipa USA/SIPA / /SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

C’est l’un des plus sanglants massacres d’exilés de l’histoire du pays. Onze policiers ont été reconnus coupables jeudi au Mexique du meurtre en 2021 de 17 migrants centraméricains, abattus puis brûlés à la frontière avec les États-Unis. Un douzième d’abus de pouvoir.

A l’issue de trois mois de procès, le juge Patricio Lugo Jaramillo a réuni suffisamment de preuves contre les anciens policiers, a annoncé le bureau du procureur de l’Etat mexicain de Tamaulipas. Les peines à leur encontre doivent être prononcées dans les prochains jours et pourraient aller jusqu’à 50 ans de réclusion.

19 victimes au total

Les faits remontent au 23 janvier 2021 quand les autorités mettent au jour une camionnette incendiée contenant les restes calcinés de 19 personnes. La quasi-totalité d’entre elles sont des migrants venus du Guatemala pour tenter d’entrer clandestinement aux Etats-Unis via le Mexique. Les victimes « ont été tuées par balles et brûlées par la suite », a rappelé le communiqué du procureur.

Leurs corps avaient été retrouvés à Camargo, une commune de l’Etat de Tamaulipas au nord-est du pays, le long de la frontière avec les Etats-Unis. Parmi les 19 victimes, les restes de deux Mexicains ont été identifiés comme étant ceux des passeurs ayant conduit les migrants jusqu’à la frontière avec les Etats-Unis, selon les autorités.

Unité d’élite

Au départ, les 12 policiers ont été accusés de meurtre. Mais l’un d’entre eux a accepté de coopérer avec le bureau du procureur et a été reconnu coupable d’abus de pouvoir. Tous faisaient partie d’une unité d’élite de la police et avaient au départ affirmé avoir trouvé les corps des migrants assassinés. Toutefois, le policier qui a coopéré avec les autorités a révélé que c’étaient eux qui avaient tiré sur les migrants avant d’incendier leurs corps.

Les victimes, originaires pour 16 d’entre elles d’un village pauvre du Guatemala, ont été découvertes dans une camionnette à Camargo, dans un secteur que se disputent deux cartels de la drogue, celui du Nord-Est, issu de celui de Los Zetas, et celui du Golfe.

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