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tensions régionalesLa Cedeao continue de négocier à la veille d’un sommet ouest-africain

Coup d’Etat au Niger : La Cedeao continue de négocier à la veille d’un nouveau sommet ouest-africain

tensions régionalesBola Tinubu, président de la Cedeao, soutient que la diplomatie est la « meilleure voie » pour résoudre la crise, sans exclure une intervention militaire
Un partisan des putschistes brandit une pancarte lors d’une manifestation pro-coup d'Etat à l’extérieur au Stade général Seyni Kountche à Niamey, au Niger, le 6 août 2023.
Un partisan des putschistes brandit une pancarte lors d’une manifestation pro-coup d'Etat à l’extérieur au Stade général Seyni Kountche à Niamey, au Niger, le 6 août 2023. - AFP / AFP
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Les putschistes ne semblent guère « renoncer à [leur] aventurisme », comme le demandait samedi la cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna. Le régime militaire autoritaire nouvellement en place au Niger reste insensible aux offres de négociations venues de la Cedeao et des Etats-Unis en vue d’éviter une intervention militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel, qui reste une option.

Jeudi, un sommet des pays d’Afrique de l’Ouest devrait se tenir à Abuja, capitale du Nigeria dirigé par Bola Tinubu, président en exercice de la Cedeao. Ce dernier soutient que la diplomatie est la « meilleure voie » pour résoudre la crise, même s’il n’a pas exclu une intervention militaire au Niger, a déclaré mardi son porte-parole Ajuri Ngelale.

Une délégation de la Cedeao et de l’ONU menacée

Une délégation conjointe de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), de l’Union africaine et des Nations unies, n’a pu se rendre mardi au Niger, a confirmé dans la soirée l’organisation régionale. Cette mission a été annulée à la suite d’une communication des autorités militaires du Niger indiquant qu’elles n’étaient pas en mesure de recevoir cette délégation tripartite, a ajouté la Cedeao.

Les militaires au pouvoir à Niamey avaient invoqué des raisons de « sécurité, dans cette atmosphère de menace d’agression contre le Niger ». « Le contexte actuel de colère et de révolte des populations suite aux sanctions imposées par la Cedeao ne permet pas d’accueillir ladite délégation dans la sérénité et la sécurité requises », indique une lettre du ministère nigérien des Affaires étrangères adressée lundi à la Cedeao.

Le même ministère a également signifié dans une autre lettre que « les autorisations diplomatiques permanentes » accordées pour 2023 « aux aéronefs des pays amis et partenaires du Niger sont temporairement suspendues », sans préciser le type des appareils, ni les pays concernés.

La France et les Etats-Unis appuient la Cedeao

La Cedeao a menacé d’intervenir militairement au Niger pour rétablir dans ses fonctions le président Mohamed Bazoum, renversé par un coup d’Etat le 26 juillet. Cette menace, sous forme d’un ultimatum de sept jours fixé aux militaires nigériens le 30 juillet par les dirigeants de la Cedeao, n’a pas été mise à exécution à son expiration dimanche soir, l’organisation disant vouloir privilégier la voie du dialogue.

Les Etats-Unis, partenaire privilégié avec la France dans la lutte contre les groupes djihadistes qui minent ce pays et une grande partie de la région du Sahel, ont également tenté le dialogue. La France, ancienne puissance coloniale régulièrement vilipendée lors de manifestations en Afrique de l’Ouest a fait savoir mardi de source diplomatique qu’elle appuyait « les efforts des pays de la région pour restaurer la démocratie » au Niger.

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