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MigrationOrban critique « les échanges de populations » dans l’UE

Hongrie : Orban critique « les échanges de populations » dans l’UE

MigrationLe premier ministre hongrois continue de batailler avec Bruxelles
Hungarian Prime Minister Viktor Orban listens to questions during a press conference after the Migration Summit in Vienna on July 7, 2023. (Photo by GEORG HOCHMUTH / APA / AFP) / Austria OUT
Hungarian Prime Minister Viktor Orban listens to questions during a press conference after the Migration Summit in Vienna on July 7, 2023. (Photo by GEORG HOCHMUTH / APA / AFP) / Austria OUT - AFP / APA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, coutumier des diatribes contre l’Union européenne, a appelé samedi à combattre « les échanges de populations » orchestrés par cet « empire fédéraliste », l’accusant aussi de mener « une offensive LGBT+ ».

« L’UE rejette l’héritage chrétien et organise des échanges de populations à travers la migration », a déclaré le dirigeant ultra-conservateur à l’université d’été de Baile Tusnad, en Transylvanie roumaine, où réside une importante communauté hongroise.

Le responsable de 60 ans se veut le défenseur en Europe des valeurs « illibérales », un terme qu’il avait évoqué pour la première fois en 2014 dans cette même tribune de Baile Tusnad, où il tient d’ordinaire des discours très virulents.

L’été dernier, il avait provoqué un tollé en fustigeant « le mélange des races ».

En conflit permanent avec Bruxelles, il s’en est cette fois pris à « la gouvernance fédéraliste en Europe » qui a conduit selon lui « à un empire irresponsable ». Il a fustigé « un boxeur vieillissant », « une union riche mais faible » qui a tort de se couper de la Russie.

« Nous n’avons pas le choix : même si nous aimons l’Europe, même si c’est chez nous, nous devons nous battre » pour défendre les racines chrétiennes, a insisté le Premier ministre nationaliste, au pouvoir depuis 2010.

Sous son égide, la Hongrie a progressivement mis au pas les contre-pouvoirs, s’attirant régulièrement les critiques de l’Union européenne qui a gelé des milliards d’euros de fonds en raison d’inquiétudes sur l’Etat de droit.

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