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sujet sensibleUn rassemblement où il est prévu de brûler le Coran autorisé en Suède

Suède : Un rassemblement où il est prévu de brûler le Coran devant une mosquée au premier jour de l’Aïd autorisé

sujet sensibleUne manifestation similaire en janvier avait suscité la colère d’Ankara, qui bloque la candidature du pays scandinave à l’Otan
La police suédoise a indiqué que « les risques de sécurité (…) ne sont pas de nature à interdire » la manifestation.
La police suédoise a indiqué que « les risques de sécurité (…) ne sont pas de nature à interdire » la manifestation. - Jeppe Gustafsson/Shutterstock/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

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Tous les éléments d’une provocation islamophobe sont réunis. Un rassemblement a été autorisé, mercredi, devant la plus grande mosquée de Stockholm, où un organisateur prévoit de brûler un exemplaire du Coran, au premier jour de la fête la plus importante du calendrier musulman, l’Aïd al-Adha. La police suédoise estime néanmoins que « les risques de sécurité (…) ne sont pas de nature à l’interdire ». Le rassemblement aura lieu à partir de la mi-journée devant la grande mosquée de Stockholm, où la police surveille la zone, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le sujet est sensible en Suède, où une manifestation, en janvier, au cours de laquelle un Coran avait été brûlé devant l’ambassade de Turquie à Stockholm, avait suscité la colère d’Ankara, qui bloque la candidature du pays scandinave à l’Otan.

« Je vais déchirer le Coran et le brûler »

Dans sa demande de manifestation consultée par l’AFP, l’organisateur du rassemblement de mercredi, Salwan Momika, 37 ans, dit vouloir « exprimer [son] opinion à propos du Coran ». « Je vais déchirer le Coran et le brûler », écrit-il.

La tenue de deux rassemblements similaires les 6 et 9 février, qui devaient voir des exemplaires du livre sacré de l’islam être brûlés, avait été refusée par la police de Stockholm, qui avait invoqué des risques de troubles à l’ordre public. Les manifestants avaient fait appel de la décision et un tribunal administratif leur avait donné raison début avril.

Mi-juin, la cour d’appel administrative a confirmé le jugement de première instance, indiquant que les risques de sécurité avancés par la police « n’avaient pas de lien suffisamment clair » avec les rassemblements en question. C’est sur cette base que la police suédoise a pris sa décision mercredi, à seulement quelques jours du sommet de Vilnius, les 11 et 12 juillet, où Stockholm espère des avancées pour son entrée dans l’Otan.

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