Grande-Bretagne: l'économie, priorité du nouveau gouvernement

POLITIQUE La coalition s'inscrit pour une durée de cinq ans...

C.C. avec agence

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C.MCNAUGHTON / REUTERS

Maintenant que les portefeuilles ont presque tous été distribués, il faut trouver des sujets sur lesquels plancher. Et en ces temps de crise européenne, c’est sans surprise l’économie qui sera la priorité du nouveau gouvernement piloté par le conservateur David Cameron et son numéro deux le libéral Nick Clegg.

«Ce sera une administration unie derrière un objectif clef: donner à notre pays le gouvernement fort, stable et décisif qu'il nous faut», a asséné ce mercredi David Cameron, citant parmi les «défis» à relever un «terrible héritage économique», dans une allusion aux treize années de gouvernements travaillistes, dont trois sous l'ancien Premier ministre Gordon Brown.

Réduction des déficits et reprise économique

Parmi les priorités de la nouvelle équipe, la réduction du déficit public et la poursuite de mesures pour assurer la reprise économique sont «le problème le plus urgent», selon l'accord de coalition. Le gouvernement entend mettre fin à la hausse des cotisations sociales voulue par les Travaillistes et indique «que des baisses de dépenses modestes, de l'ordre de 6 milliards de livres (7 milliards d'euros) sont possibles» sur l'année en cours.

Les projets de réduction du déficit seront présentés lors d'un «budget d'urgence» qui se tiendra dans les 50 jours et une taxe spécifique sur les banques sera levée. Toutefois, dans une concession majeure des libéraux europhiles aux Tories eurosceptiques, la coalition promet de ne pas abandonner la livre au profit de l'euro, durant toute durée de la législature.

«Il s'agit d'une aventure commune et non d'équipes concurrentes»

Faisant assaut de politesse après une campagne où ils ne s'étaient pourtant épargné aucune pique, David Cameron et Nick Clegg ont inscrit la coalition sur une durée de «cinq ans», le nouveau mandat qu'ils veulent imposer au Parlement, mettant ainsi fin au système actuel où le Premier ministre peut décréter des législatives à peu près quand bon lui semble.

«Il s'agit d'une aventure commune et non d'équipes concurrentes», a assuré David Cameron, tandis que son vice-Premier ministre Nick Clegg a à son tour promis «un gouvernement stable», «qui va durer» et capable de «réformes radicales». «Il y aura des secousses et des égratignures en route», a reconnu le libéral-démocrate, mais «nous sommes unis autour d'un objectif commun».