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enquêteUne journaliste ayant dénoncé des violences policières retrouvée pendue

Argentine : Une journaliste ayant dénoncé des violences policières retrouvée pendue chez elle

enquêteSoupçonné du meurtre, un ancien compagnon de la journaliste a été arrêté mais la famille de la victime ne croit pas en sa culpabilité
Une voiture de police en Argentine.
Une voiture de police en Argentine. - Sebastian Lopez Brach/AP/SIPA / SIPA
20 Minutes avec agences

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Selon la police, il s’agirait d’un homicide. Une journaliste qui avait dénoncé des violences policières dans la province de Corrientes, dans le nord de l’Argentine, a été retrouvée pendue à son domicile, ont indiqué ce dimanche des sources policières.

Le corps de Griselda Blanco, 45 ans, a été découvert par un de ses frères samedi dans son logement de Curuzu Cuatia, à 600 km au nord de Buenos Aires. L’hypothèse du suicide a été rapidement écartée, et un ancien compagnon de la journaliste, soupçonné du meurtre, a été arrêté, ont indiqué les mêmes sources.

Cible de menaces

La victime portait des traces de coups, des cheveux ont été retrouvés dans ses mains - ce qui porte à croire qu’elle a tenté de se défendre - et aucune trace d’effraction n’a été constatée à son domicile, a-t-on ajouté de même source. La famille de Griselda Blanco a cependant dit douter de la culpabilité de l’ex-compagnon, Armando Jara, également journaliste. « Je ne crois pas qu’il faille qualifier cela de féminicide (…) A mon avis, Jara n’a rien à voir avec tout ça, même si nous attendons les expertises et leurs résultats », a déclaré Lautaro Cesani, un des fils que la victime avait eu avec un autre compagnon.

Selon lui, sa mère avait reçu des menaces après avoir publié, sur son site Internet d’informations locales intitulé « Griselda Blanco Noticias », des articles sur des violences présumées attribuées à la police de la province de Corrientes ainsi qu’un cas de négligence dans un hôpital. Le parquet a dessaisi la police locale de l’enquête et l’a confiée à la police fédérale argentine. La Fédération argentine des travailleurs de la presse (Fatpren) a exprimé dans un communiqué sa « profonde préoccupation », soulignant que « la collègue avait dénoncé des malversations au sein de l’hôpital local et du pouvoir politique et policier ».

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