Vol AF447: l'avion aurait pu faire demi-tour

CRASH C'est ce que confirme le Bureau d'enquêtes et d'analyses après la localisation des boîtes noires...

Avec agence
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Des débris de l'AF447 récupérés par l'armée brésilienne en 2009
  Des débris de l'AF447 récupérés par l'armée brésilienne en 2009 — H.NEW / REUTERS

La zone où ont été localisées les boîtes noires du vol AF447 Rio-Paris, tombé en mer il y a près d'un an, pourrait indiquer que l'appareil a fait demi-tour pour une raison inconnue, a déclaré ce lundi le directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), Jean-Paul Troadec, confirmant une information du Figaro.

«Si on retrouvait l'épave dans cette zone-là, ça veut dire quelque part que l'avion aurait fait demi-tour, mais pour quelle raison, on n'en sait rien», a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse. «Il aurait obliqué de l'ordre de 135 degrés» par rapport à sa trajectoire, a précisé le responsable, se gardant d'élaborer une hypothèse sur ce qui aurait pu se passer. «Gardons-nous de scénarios prématurés», a-t-il demandé.

Le périmètre des recherches peut-être étendu

Le ministère de la Défense avait indiqué jeudi avoir pu déterminer la position des boîtes noires (ou enregistreurs de vol), dans une zone différente de celle où le BEA, chargé de l'enquête technique, menait ses recherches.

Le BEA a envoyé un bateau dans cette nouvelle zone qu'il estime à 200 km2, mais il n'a rien détecté pour l'instant. «Mercredi, normalement, nous aurons exploré la zone. Si les recherches sont encore infructueuses, on se posera la question d'étendre un peu le périmètre des recherches», a ajouté Jean-Paul Troadec.

«Nous sommes relativement optimistes parce que les signaux repérés et détectés par la Marine nationale ressemblent vraiment beaucoup à des signaux de balises acoustiques», a-t-il jugé. Le BEA rappelle que les enregistreurs de vol, qui consignent toutes les données d'un vol et pourraient donc permettre d'expliquer l'accident, sont conçus pour résister à des conditions extrêmes. Mais il n'y a pas de «garantie» qu'ils soient exploitables.