Une majorité des Grecs préfèrent l'austérité à la banqueroute

SONDAGE Ils estiment tout de même qu'il faut continuer à manifester contre les mesures d'austérité...

Avec agence

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Le cortège d'une manifestation à Athènes en Grèce lors de la grève générale du 5 mai 2010 pour protester contre le plan de rigueur en raison de la crise financière.
Le cortège d'une manifestation à Athènes en Grèce lors de la grève générale du 5 mai 2010 pour protester contre le plan de rigueur en raison de la crise financière. — AFP

Une majorité de Grecs (55,2%) disent préférer des mesures d'austérité afin d'éviter la banqueroute du pays qui a bénéficié d'un plan de sauvetage financier en contrepartie de ce plan drastique de rigueur, selon un sondage publié dimanche dans le quotidien Vima.

Selon cette enquête, 56,3% accepteraient des coupes de salaires, alors que le gouvernement s'apprête à détailler lundi une réforme des retraites, qui prévoit notamment le report de l'âge de départ à la retraite à 65 ans. Toutefois, 53,2% pensent qu'il faut continuer à manifester contre le plan d'austérité contre 45,3% qui pensent le contraire, selon ce sondage.

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L'étude a été réalisée par l'institut Kappa Research auprès de plus de 1.000 personnes, au lendemain d'une journée de grève générale mercredi, endeuillée par la mort à Athènes de trois personnes dans une banque incendiée en marge d'un défilé.

Création d’un fonds de soutien

Les ministres des Finances de la zone euro se réunissaient dimanche pour créer un fonds de soutien financier inédit en faveur de leurs pays en difficulté, dans l'espoir de stopper la contagion de la crise grecque qui menace à présent les fondements de l'Union monétaire.

A l'issue d'un sommet de crise à Bruxelles qui s'est achevé dans la nuit de vendredi à samedi, les chefs d'Etat et de gouvernement des seize pays de la zone euro ont demandé qu'un tel fonds soit prêt avant l'ouverture des marchés lundi. L'UE espère calmer les marchés qui ont plongé durant la semaine en raison de doutes sur la capacité des pays européens à réduire leurs déficits et protéger la zone euro.