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SURVEILLANCELe ballon chinois aurait réussi à espionner des sites militaires américains

Le ballon espion chinois aurait réussi à collecter des données sur des sites militaires américains

SURVEILLANCELe gouvernement chinois nie toute volonté d’espionnage depuis le début de l’affaire
Le ballon espion chinois, abattu en février 2023 par l'armée américaine après avoir survolé les Etats-Unis à plusieurs reprises.
Le ballon espion chinois, abattu en février 2023 par l'armée américaine après avoir survolé les Etats-Unis à plusieurs reprises. - Petty Officer 1st Class Ryan See / AP Associated Press SIPA
20 Minutes avec agence

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Le ballon « espion » chinois, abattu dans le ciel des Etats-Unis le 4 février 2023, aurait réussi à recueillir des informations sensibles sur plusieurs sites militaires américains. C’est ce qu’ont affirmé ce lundi trois hauts fonctionnaires américains à CNN et NBC News. L’engin aurait également réussi à transmettre ces données en temps réel à Pékin.

Selon ces trois responsables, le fameux ballon était contrôlé directement depuis la Chine, ce qui lui aurait permis d’effectuer plusieurs passages au-dessus des bases militaires. Les informations captées proviendraient en partie de signaux électriques. Il s’agirait donc de communications du personnel des sites et non d’images, selon les trois experts relayés par le HuffPost.

Une quarantaine de pays espionnés ?

Ces captations auraient été réalisées au détriment de l’administration Biden. Les hauts fonctionnaires précisent toutefois que sans l’intervention du gouvernement américain, qui a cherché à empêcher le ballon de capter les signaux des sites militaires en leur interdisant d’émettre temporairement, les renseignements volés auraient pu être beaucoup plus nombreux.

Cette collecte d’informations est-elle préoccupante ? Pas vraiment, selon le ministère de la Défense américain, qui a confié à NBC News que le ballon chinois n’avait qu’une « valeur ajoutée limitée » par rapport aux moyens dont dispose la Chine, comme ses « satellites en orbite terrestre basse ». Selon lui, ce ballon faisait partie d’une flotte envoyée par Pékin pour espionner une quarantaine de pays.



Pour rappel, ce ballon disposait d’un mécanisme d’autodestruction, qui ne s’est pas déclenché. Le gouvernement chinois a de son côté assuré que l’engin n’était qu’un dispositif « civil utilisé à des fins de recherches, principalement météorologiques ». Pékin nie toute surveillance et accuse Washington d’avoir envoyé des ballons dans l’espace aérien chinois, ce que les Américains nient à leur tour.



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