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crime d’EtatAu Mexique, neuf policiers arrêtés dans une grosse affaire de disparition

Mexique : Neuf policiers arrêtés dans l’affaire des 43 disparus d’Ayotzinapa

crime d’EtatLes 43 étudiants avaient disparu dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014 à Iguala, où ils s’étaient rendus pour « réquisitionner » des autobus afin d’aller manifester à Mexico
Les parents des 43 disparus ont manifesté le 26 janvier 2023 à Mexico, pour demander justice.
Les parents des 43 disparus ont manifesté le 26 janvier 2023 à Mexico, pour demander justice.  - Luis Barron/Eyepix Group/Shutter / SIPA
20 Minutes avec AFP

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Un vaste coup de filet. Neuf policiers ont été arrêtés dans l’Etat de Guerrero, dans le sud du Mexique, pour leur responsabilité présumée dans la disparition en 2014 de 43 étudiants de l’école normale d’Ayotzinapa, ont annoncé mercredi les autorités locales.

Il s’agit de sept policiers de l’Etat de Guerrero et de deux policiers municipaux de la ville d’Iguala, où avaient eu lieu les disparitions, a indiqué dans un communiqué le secrétariat à la Sécurité de Guerrero. Aucune précision n’a été fournie sur ce qui est reproché aux policiers arrêtés.

83 mandats d’arrêts émis en août 2022

Les 43 étudiants avaient disparu dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014 à Iguala, où ils s’étaient rendus pour « réquisitionner » des autobus afin d’aller manifester à Mexico. Selon la première enquête officielle menée sous l’ancien président Enrique Peña Nieto (2012-2018), les jeunes ont été arrêtés par la police locale de mèche avec le gang Guerreros Unidos, tués par balles et brûlés dans une décharge pour des raisons qui restent obscures. Seuls les restes de trois d’entre eux ont pu être identifiés.


Le rapport de la « Commission pour la vérité Ayotzinapa », mise en place par l’actuel président Andres Manuel Lopez Obrador, a conclu en août 2022 que les militaires mexicains avaient aussi une part de responsabilité dans ce crime. Un tribunal mexicain avait émis l’été dernier 83 mandats d’arrêt, et le Mexique a demandé à Israël l’extradition de Tomas Zeron, un ancien chef de l’Agence d’investigation criminelle, accusé d’avoir manipulé des preuves.

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