Vol AF447: retour sur la disparition d'un Airbus

CRASH Le vol reliant Rio à Paris s'est abîmé en mer avec 228 personnes à son bord...

O.R. avec agence
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Des débris de l'AF447 récupérés par l'armée brésilienne en 2009
  Des débris de l'AF447 récupérés par l'armée brésilienne en 2009 — H.NEW / REUTERS

Aucune nouvelle du vol AF447, le 1er juin dernier. L’avion, reliant Rio de Janeiro et Paris, était censé se poser à Roissy dans la matinée. Mais l’appareil, un Airbus A330, a disparu des écrans de contrôle. A son bord, 228 personnes, de 32 nationalités, dont 72 Français, 58 Brésiliens et 26 Allemands.

L’équipage, considéré comme «très expérimenté», aurait traversé une zone de fortes turbulences au-dessus de l’océan Atlantique peu avant de disparaître. Malgré les moyens mis en œuvre (navire de recherche, exploration sous-marine), aucune trace de l’avion n’est repérée pendant plusieurs jours. Le 6 juin, les premiers débris sont repêchés.

24 messages automatiques d’erreur

Une vingtaine de jour plus tard, ce sont 50 corps qui ont été retrouvés. Quant à l’enquête, elle avance doucement. Moins d’une semaine après le crash, on savait qu’en quatre minutes, l’avion avait envoyé 24 messages automatiques d’anomalies. Sans expliquer la catastrophe, ils révèlent «une incohérence des vitesses mesurées» par les sondes Pitot, ainsi qu’un arrêt du pilote automatique. Début juillet, le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA), considère que les sondes Pitot sont «un élément mais pas la cause» de l’accident.

La recherche des boîtes noires se poursuit. Au total, quelque 28 millions d’euros ont été investis pour retrouver l’épave et les enregistreurs de vol. Dix millions par le BEA, treize millions répartis entre Airbus et Air France et cinq à six millions d’euros de dépenses pour la Marine nationale.

Le 25 mars dernier débute une troisième phase des recherches des boîtes noires. Alors que celles-ci n’émettent plus, les enregistrements effectués juste après le crash permettent enfin de les localiser dans un secteur de 5km. «Mais cela ne signifie pas que l’on va les retrouver», prévient le ministère de la Défense. Les trouver permettrait pourtant d’apporter d’importants éclairages sur les causes du crash.