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menaceUn général américain met en garde contre une « armée » de Daesh en prison

Un général américain met en garde contre une « armée » de Daesh en détention

menace« S’il est libéré, ce groupe constituerait une grande menace pour la région et au-delà », a averti le général Michael Kurilla
Le général Michael Kurilla (à droite) visite un camp où sont détenus des proches de djihadistes.
Le général Michael Kurilla (à droite) visite un camp où sont détenus des proches de djihadistes. - US Central Command (CENTCOM) / AFP / US Central Command (CENTCOM)
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Un haut responsable militaire américain a mis en garde samedi contre la menace d’une « armée » de Daesh détenue en Irak et en Syrie, à l’issue d’une visite de prisons et camps où sont détenus les djihadistes présumés et leurs proches. « En visitant le centre de détention, j’ai vu la menace imminente posée par ce groupe de combattants détenus de l’Etat islamique », a déclaré dans un communiqué le patron du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), le général Michael Kurilla.

Il a visité cette semaine plusieurs centres de détention, notamment celui de Ghwayran à Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, où des centaines de personnes ont été tuées après que des djihadistes l’ont pris d’assaut début 2022, selon le communiqué. « Entre ceux qui sont détenus en Syrie et en Irak, c’est une véritable armée de l’EI en détention. S’il est libéré, ce groupe constituerait une grande menace pour la région et au-delà », a-t-il dit.

Très peu de rapatriements

Les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les combattants kurdes) et les administrateurs de la prison de Ghwayran ont décrit les détenus comme « impénitents, susceptibles de se radicaliser davantage […] et comme une bombe à retardement », selon Centcom. Les FDS soutenues par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis ont été le fer de lance de la lutte contre l’EI chassé de ses fiefs en Syrie en 2019, après une montée en puissance fulgurante en 2014 et la conquête de vastes territoires dans ce pays et dans l’Irak voisin.

Des dizaines de milliers de personnes, dont des proches de djihadistes, ont été détenues durant les années suivantes dans des camps gérés par les forces kurdes. Malgré les appels répétés de l’administration kurde, la plupart des pays occidentaux refusent de rapatrier leurs citoyens de ces camps, se contentant de rapatriements au compte-gouttes par crainte d’éventuels actes terroristes sur leur sol.

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