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MEMOIREDéportée à Auschwitz à 3 ans, elle raconte l’horreur des camps

Shoah : Déportée à Auschwitz à 3 ans, Lidia Maksymowicz raconte l’horreur des camps

MEMOIREBrut, partenaire de « 20 Minutes », rencontre une rescapée des camps de la mort
Brut
80 ans après, elle raconte sa déportation à Auschwitz
20 Minutes avec Brut

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«Je me souviens de ce moment… Nous sommes tous entassés dans un wagon à bétail, sans rien à manger ni à boire, et dans des conditions sanitaires inexistantes. C’est ainsi qu’on était transportés vers Auschwitz-Birkenau depuis toute l’Europe occupée ». Lidia Maksymowicz a été déportée vers ce tristement célèbre camp de concentration lorsqu’elle avait 3 ans. Elle raconte son histoire dans le livre La petite fille qui ne savait pas haïr.

« Nous ignorions que sous les cheminées, il y avait des fours crématoires »

Aujourd’hui âgée de 82 ans, la Biélorusse se souvient très bien de ses premiers moments dans le camp : « quand s’ouvrent les portes du train, nous sommes poussés dehors et devant nous se dresse un rang de SS, les armes pointées dans notre direction. On voit de la fumée s’évacuer des cheminées visibles non loin. À ce moment, nous ignorons que ce sont des fours crématoires ».

Comble de l’horreur : comme d’autres enfants, Lidia a été victime des expériences du professeur Mengele : « Là-bas se passe quelque chose de mauvais, et certains n’en reviennent pas, dit-on. "Là-bas", ce sont des laboratoires situés près des fours crématoires. L’objectif des expériences qui y sont pratiquées par Mengele était d’élaborer un homme aux capacités extraordinaires pour coloniser l’Europe ».


NOTRE DOSSIER « SHOAH »

« J’ai certainement un regard différent en ce qui concerne la mort, par rapport à ceux qui n’ont pas été aux camps, pense la vieille dame. C’est que je n’ai pas reçu ce qu’un enfant en bas âge devrait recevoir. Toute ma vie est marquée par ce temps passé dans le camp, car on ne peut pas rester à côté ou l’oublier. Je pense que, d’une certaine manière, c’est mon devoir et ma mission. Il faut parler de ceux qui n’ont pas survécu, et on ne doit pas les oublier ».

Cet article est réalisé par Brut et hébergé par 20 Minutes.

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