Haut-Karabakh : Emmanuel Macron s’engage auprès de l’Arménie sur le déblocage d’un accès

Impasse Le corridor de Latchine est bloqué par des militants azerbaïdjanais depuis le 12 décembre, causant de graves pénuries dans la région

20 Minutes avec AFP
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Des activistes azerbaïdjanais bloquent le corridor de Latchine.
Des activistes azerbaïdjanais bloquent le corridor de Latchine. — TOFIK BABAYEV / AFP

Depuis la mi-décembre, des Azerbaïdjanais se présentant comme des défenseurs de l’environnement manifestant contre des mines illégales bloquent une route cruciale reliant l’Arménie au Nagorny Karabakh, un territoire peuplé d’Arméniens que se disputent Bakou et Erevan. En raison de ce blocage, l’enclave séparatiste qui compte quelque 120.000 habitants est confrontée à des coupures de courant et d’Internet, ainsi qu’à des problèmes de chauffage et d’accès à la nourriture et aux médicaments.

La levée de ce blocage est une « priorité », a assuré Emmanuel Macron au Premier ministre arménien Nikol Pachinian lors d’un appel téléphonique. « Le chef de l’Etat a exprimé la pleine solidarité de la France envers les populations arméniennes qui font face à des besoins humanitaires croissants », a rapporté la présidence française. « Il a, en outre, dit la priorité que constitue pour lui le rétablissement de la libre circulation le long du corridor de Latchine bloqué depuis le 12 décembre dernier », a-t-elle ajouté.

« Engagement total pour la sécurité de l'Arménie »

Le président français se veut en première ligne diplomatique dans ce conflit, mais il était resté relativement discret publiquement depuis un appel du 23 décembre à son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev, auquel il avait demandé de permettre la « libre circulation » entre le Nagorny Karabakh et l’Arménie.

Lundi, il a « réitéré son engagement total pour la sécurité de l’Arménie, et sa détermination à œuvrer au dialogue pour qu’une solution politique durable soit trouvée dans la région », selon l’Elysée. Dans leur appel, Emmanuel Macron et Nikol Pachinian ont aussi « salué le déploiement » de la mission d’observation européenne instaurée en octobre le long de la frontière à la suite d’une médiation notamment française, « qui contribue à stabiliser la situation ».