Allemagne : La police déjoue plusieurs projets d’attentat d’extrême droite, dont un contre le Parlement

coup de filet Au total, 25 personnes appartenant au groupuscule « Citoyens du Reich » (Reichsbürger) ont été interpellées lors d’une vaste opération antiterroriste aux quatre coins du pays

20 Minutes avec AFP
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Les autorités allemandes ont interpelé plus d'une vingtaine de militants d'extrême droite, qui projetaient plusieurs attentats. (illustration)
Les autorités allemandes ont interpelé plus d'une vingtaine de militants d'extrême droite, qui projetaient plusieurs attentats. (illustration) — SYSPEO

3.000 membres des forces de l’ordre mobilisés et plus de 130 perquisitions menées. Une vaste opération antiterroriste en Allemagne a permis, ce mercredi matin, le démantèlement d’une cellule d’extrême droite et de complotistes projetant des attentats, dont un visant le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand.

Au total, 25 personnes appartenant au groupuscule « Citoyens du Reich » (Reichsbürger) ont été interpellées aux quatre coins du pays. Elles sont notamment soupçonnées « d’avoir fait des préparatifs concrets pour pénétrer violemment dans le Bundestag allemand avec un petit groupe armé », ont déclaré les procureurs dans un communiqué.

Le risque d’attentat d’extrême droite plus élevé que le risque djihadiste

« Nous soupçonnons qu’une attaque armée contre les organes constitutionnels était prévue », a commenté le ministre de la Justice Marco Buschmann, dans un message sur Twitter évoquant « une large opération antiterroriste ». 

Outre les 25 arrestations, 27 autres personnes sont visées par l’enquête et soupçonnées d’appartenance à la cellule criminelle, selon le parquet. « La poursuite de l’enquête permettra de déterminer s’il y a des éléments constitutifs du crime de préparation d’une entreprise de haute trahison contre l’Etat », ajoutent les procureurs.

Depuis quelques années, les autorités allemandes prennent très au sérieux les menaces de ces mouvances d’extrême droite et ont classé la violence d’extrême droite au premier rang des menaces à l’ordre public, avant le risque djihadiste.