Guerre en Ukraine : Bruxelles veut ajouter l'armée de Moscou et trois banques russes sur sa liste de sanctions

Conflit Suivez avec nous les informations sur le conflit en ce mercredi 7 décembre 2022

X., O.O, J.Bou, M.P. et C.d.S
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Des militaires du district militaire occidental de la Russie s'entraînent au combat.
Des militaires du district militaire occidental de la Russie s'entraînent au combat. — Russian Defence Ministry/TASS/Si

L’ESSENTIEL

  • Moscou dénonce depuis le début de la semaine des attaques ukrainiennes sur des aérodromes sur son territoire, dont deux lundi à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière entre les deux pays. La Russie a fait état de trois morts et deux avions endommagés lors d’une de ces attaques. Kiev n’a pas admis officiellement une quelconque responsabilité.
  • Washington a déclaré mardi soir « ne pas encourager » les attaques ukrainiennes de drones en Russie. Les Etats-Unis ne veulent pas fournir des missiles de longue portée à Kiev, redoutant une escalade qui pourrait les conduire à jouer un rôle plus direct contre la Russie.
  • Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu près du front, non loin de Bakhmout, le principal champ de bataille de l’est du pays où l’armée ukrainienne résiste depuis des mois à une offensive russe. Quant aux Ukrainiens, ils continuent de subir des coupures de courant, au lendemain d’une nouvelle série de bombardements sur les infrastructures énergétiques de leur pays.

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21h05 : Ce live est désormais terminé !

Merci à tous de l’avoir suivi, rendez-vous dès demain matin pour suivre l’actualité autour de la guerre en Ukraine.

20h59 : Poutine se montre « irresponsable » en parlant de l’arme nucléaire « à la légère », selon Washington

Les Etats-Unis ont qualifié d'« irresponsables » les propos « à la légère » du président russe Vladimir Poutine, qui a relativisé mercredi le risque d’un recours à l’arme nucléaire dans le conflit en Ukraine.

Refusant de répondre directement à Vladimir Poutine, le porte-parole du département d’Etat américain, Ned Price, a souligné que « tout discours à la légère sur les armes nucléaires est absolument irresponsable », après que le président russe a laissé entendre que la Russie n’utiliserait pas l’arme nucléaire en premier, mais uniquement « en réponse » à une éventuelle frappe ennemie de ce type sur son territoire.


20h54 : Plus de 1,3 million de personnes commencent à apprendre l’ukrainien

Le nombre de personnes qui ont commencé à apprendre la langue ukrainienne a augmenté de plus de 1,3 million depuis que la Russie a lancé son invasion à grande échelle de l’Ukraine le 24 février, a indiqué Duolingo, rapporte The Kyiv Independent.

20h45 : 1.888 colonies de peuplement en Ukraine ont déjà été libérées, selon Zelensky

« Cependant, presque le même nombre de villes et de villages ukrainiens sont occupés. Cela signifie qu’aujourd’hui le sort de millions de personnes se décide sur le champ de bataille en Ukraine », a déclaré Volodymyr Zelensky, cité par Nexta.


19h52 : Ce que pourrait contenir le 9e train de sanctions européennes

Ursula von der Leyen a proposé d’ajouter à la liste des individus et entités sanctionnés par l’UE dans le 9e paquet de sanctions « les forces armées russes, ainsi que des officiers, des entreprises de l’industrie de la défense » russes. S’y ajouteraient « des membres de la Douma et du conseil de la Fédération, des ministres, des gouverneurs et des partis politiques ». Il s’agit, selon la présidente de la Commission européenne, de personnes jouant un rôle clé dans les « frappes de missiles russes » contre les civils, « l’enlèvement d’enfants Ukrainiens emmenés en Russie » ou « les vols de produits agricoles ukrainiens ».


19h00 : Marioupol avant et après le 24 février en images




18h20 : Bruxelles veut ajouter l’armée russe et trois banques russes sur sa liste de sanctions

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé mercredi d’ajouter près de 200 individus et entités supplémentaires à la liste des sanctions de l’UE contre Moscou, dont les forces armées de Russie et trois banques du pays.

« Les huit paquets de sanctions adoptés jusqu’ici font déjà mal (à la Russie). Mais aujourd’hui, nous augmentons la pression » en réponse à la guerre en Ukraine, a-t-elle déclaré. Ce neuvième paquet de mesures doit encore être approuvé à l’unanimité des 27 pays membres de l’UE.


17h51 : Un fragment de missile Russe retiré du corps d’une jeune fille de 13 ans remis au Pape

Le maire de Lviv a remis au Pape une croix avec un fragment de missile Russe qui a été retiré du corps d’une jeune fille de 13 ans.




17h14 : Un fugitif arrêté et suspecté d’être un déserteur du groupe Wagner

Les forces de l’ordre russes ont arrêté mercredi un fugitif accusé d’avoir blessé par balles un policier et suspecté, selon des médias, d’être un déserteur du groupe paramilitaire Wagner qui combat en Ukraine.

Dans un communiqué, le Comité d’enquête russe, chargé des prinicipales investigations criminelles, a indiqué que le suspect, âgé de 38 ans, a été interpellé dans le village de Kisselevo, dans la région de Rostov-sur-le-Don, frontalière de l’Ukraine. Selon cette source, il est suspecté d’avoir ouvert le feu mardi avec un fusil-mitrailleur sur des fonctionnaires de police, en blessant un. S’en est suivi une courte chasse à l’homme qui a duré près de vingt-quatre heures jusqu’à son arrestation.

Le média Baza, proche des organes de sécurité russes, affirme que le suspect purgeait justement une peine pour « vol et cambriolage » dans une prison du pays, d’où il aurait été recruté par le groupe Wagner pour combattre en Ukraine. Mais il aurait ensuite fait désertion, selon Baza. Interrogé sur le sujet, le chef de Wagner, Evguéni Prigojine, n’a pas confirmé, ni infirmé l’appartenance du suspect à son groupe, tout en affirmant sur les réseaux sociaux que son équipe menait une « enquête ».

17h41 : Poutine assure qu’il n’utilisera l’arme nucléaire qu’en réplique à une frappe ennemie

Vladimir Poutine a laissé entendre mercredi que la Russie n’utiliserait pas l’arme nucléaire en premier, mais uniquement « en réponse » à une éventuelle frappe ennemie de ce type sur son territoire.

« Nous considérions les armes de destruction massive, l’arme nucléaire, comme un moyen de défense. (Y recourir) est construit autour de ce qu’on appelle la "frappe en représailles" : si on nous frappe, on frappe en réponse », a déclaré Poutine lors d’une réunion télévisée.

16h31 : Un « résultat significatif pour la Russie »

Vladimir Poutine a vanté ce mercredi des « résultats significatifs » en référence à l’annexion qu’il revendique de quatre régions ukrainiennes. Lors d’une réunion retransmise à la télévision avec son Conseil pour la société civile et les droits de l’Homme, une assemblée pro-Kremlin.

Répondant à l’un de ses interlocuteurs, Vladimir Poutine a noté que « l’apparition de nouveaux territoires » était un « résultat significatif pour la Russie ». « La mer d’Azov est devenue une mer intérieure, c’est une chose sérieuse », a-t-il proclamé, en référence à cette mer bordant la Russie et le sud-est de l’Ukraine dont Moscou contrôle désormais tout le rivage.

Le président Poutine faisait aussi référence aux quatre régions ukrainiennes dont il a revendiqué l’annexion fin septembre, bien que la Russie ne les contrôle qu’en partie et que les combats y fassent rage avec les forces de Kiev. Pour rappel, le Kremlin a toujours nié que son offensive contre l’Ukraine était destinée à conquérir de nouveaux territoires, affirmant vouloir défendre les populations russophones et mettre fin à l’alliance entre Kiev et l’Occident.



16h11 : Au moins six civils tués dans une frappe russe près de Donetsk

Au moins six civils ont été tués et cinq autres blessés dans une frappe russe mercredi sur la ville de Kourakhové, à 50 km à l’ouest de Donetsk dans l’est de l’Ukraine, a déploré le président Volodymyr Zelensky.

« Les terroristes ont attaqué la paisible ville de Kourakhové. Un marché, une gare routière, des stations-service et des immeubles d’habitation ont été les cibles de frappes. Au moins six civils ont été tués, cinq ont été blessés », a-t-il annoncé sur les réseaux sociaux, qualifiant « d'inhumaine » l’armée russe.

15h45 : Le conflit est « long », reconnaît Vladimir Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu mercredi que le conflit en Ukraine était « long ». « Bien sûr, c’est un long processus », a déclaré Vladimir Poutine lors d'une réunion retransmise à la télévision avec son Conseil pour la société civile et les droits de l'Homme, une assemblée pro-Kremlin. 

L'offensive lancé en février était censée se solder par une victoire russe éclair, mais l'armée ukrainienne, galvanisée par les armes occidentales, a forcé la Russie à renoncer au printemps à prendre Kiev, puis à l'automne à se replier dans plusieurs autres régions.

15h42 : Et le Nagorny Karabakh dans tout ça ?

Le Nagorny Karabakh, région séparatiste d’Azerbaïdjan à majorité arménienne que se disputent Bakou et Erevan, appelle la France à devenir le fer de lance du soutien international dans son combat pour une « République autodéterminée », a affirmé mercredi son président à l’AFP.

« Nous espérons que la France sera le chef de file des pays étrangers, des démocraties, pour défendre les intérêts » de cette région séparatiste, a déclaré Araïk Haroutiounian, président élu de la « République du Haut-Karabakh », en marge d’une série de rencontres avec la presse française.

Alors que l’attention internationale est focalisée sur la guerre en Ukraine, la question du Nagorny Karabakh est « un conflit oublié », regrette Araïk Haroutiounian, « déçu » du manque de soutien de la communauté internationale.

15h08 : Chien, guerre et street art




14h31 : La Russie a déployé 150.000 réservistes mobilisés en Ukraine

La Russie a déployé en Ukraine près de la moitié des hommes recrutés lors de la mobilisation partielle des réservistes, soit environ 150.000 soldats, a annoncé mercredi le président Vladimir Poutine.

«Sur 300.000 de nos combattants mobilisés, nos hommes, nos défenseurs de la Patrie, 150.000 se trouvent dans la zone d'opération», a déclaré Vladimir Poutine lors d'une réunion télévisée, précisant que 77.000 sont déployés directement au combat. Vladimir Poutine a précisé que les 150.000 autres sont toujours en formation en Russie et a une nouvelle fois promis qu'il n'y aurait pas de seconde vague de mobilisation.


Vladimir Poutine durant le Conseil de sécurité du 6 décembre 2022.
Vladimir Poutine durant le Conseil de sécurité du 6 décembre 2022. - Kremlin Pool/UPI//SIPA


13h59 : Pour « Time », la personnalité de l’année, c’est Zelensky

C’est donc Volodymyr Zelensky, mais aussi « l’esprit de l’Ukraine », qui sont distingués par le magazine américain.



13h39 : Un « gel » des combats voulu par Moscou en attendant le redoux ?

C’est le chef de l’Otan, Jens Stoltenberg, qui le dit : « Ce que nous voyons, c’est que la Russie tente d’imposer une sorte de gel de cette guerre, au moins pour une courte période, afin qu’elle puisse se regrouper, réparer, récupérer et ensuite essayer de lancer une plus grande offensive au printemps prochain ».

Sur le terrain, en Ukraine, la ligne de front s’est en effet stabilisée depuis la libération de Kherson, le mois dernier.

12h23 : Le Kremlin nie toute implication après les arrestations en Allemagne

Après l’ambassade de Russie à Berlin, c’est au tour de Moscou de nier tout lien avec les membres d’un groupuscule d’extrême droite et complotiste interpellés en Allemagne et accusé d’avoir voulu attaquer les institutions du pays.

« C’est un problème interne à la République fédérale d’Allemagne, ils constatent eux-mêmes qu’aucune ingérence de la Russie ne peut être évoquée ici », a réagi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Le Parquet allemand a annoncé mercredi l’interpellation de 25 personnes soupçonnées d’être membres d’un groupuscule qui projetait des attentats contre des institutions démocratiques, notamment contre le Parlement.


12h09 : Les dauphins, victimes collatérales du conflit

A cause de la guerre, des milliers de dauphins ont été tués en mer Noire. Attention, tout de même au chiffre avancé dans la légende de ce tweet. Ivan Roussev, directeur scientifique du parc national des lagunes de Touzly, qui intervient dans la vidéo ci-dessous, parlait plutôt de 5.000 dauphins tués dans un interview vidéo au Parisien cet été.



10h57 : L’ambassade russe « dément » tout lien avec des groupes « terroristes »

L’ambassade de Russie à Berlin a dit mercredi n’avoir aucun lien avec des organisations « terroristes » ou « illégales » en Allemagne, quelques heures après l’annonce du démantèlement d’un groupuscule complotiste qui projetait de s’en prendre aux institutions allemandes.

« Les établissements diplomatiques et consulaires russes en Allemagne n’entretiennent aucun contact avec les représentants de groupes terroristes ou de toute autre formation illégale », a indiqué l’ambassade, citée par les agences de presse d’Etat Ria Novosti et Tass.

10h49 : 16 morts dans un accident impliquant un camion de l’armée russe

Un camion de l’armée russe et un minibus civil sont entrés en collision dans une zone de l’Est de l’Ukraine sous contrôle de Moscou, faisant au moins 16 morts et quatre blessés, ont indiqué mercredi les autorités locales.

Dans un communiqué, le chef des séparatistes prorusses de Donetsk, Denis Pouchiline, a annoncé ce bilan et précisé que l’accident a eu lieu sur une route entre les localités de Torez et Chakhtiorsk.

Des images du lieu de l’accident, publiées par des médias locaux, montrent les deux véhicules très gravement endommagés : un minibus et un camion kaki de transport de troupes marqué d’un V, l’un des signes d’identification de l’armée russe en Ukraine.

En septembre, la Russie a revendiqué l’annexion de la région ukrainienne de Donetsk, qu’elle ne contrôle toutefois pas entièrement.

10h34 : Un chef ukrainien cuisine malgré les coupures de courant


Un cuisiner ukrainien en action, en dépit des coupures d'électricité qui touchent Kiev.
Un cuisiner ukrainien en action, en dépit des coupures d'électricité qui touchent Kiev. - AFP


09h59 : Le Russie étend ses positions défensives à proximité de la frontière

Le gouverneur russe de Belgorod, ville située à 35 kilomètres de la frontière ukrainienne, annonce mettre en place des « unités d’autodéfense » locales, comme le rapporte le ministre de la Défense britannique.




09h37 : Un déserteur du groupe Wagner arrêté et détenu à Rostov

Cet ancien braqueur a tiré à la mitraillette sur des policiers.



09h10 : Le système Patriot en Pologne

La Pologne s’apprête à déployer le système de défense aérienne allemand Patriot sur son territoire, après que Berlin a refusé de placer ce système en Ukraine, a déclaré sur Twitter le ministre de la Défense Mariusz Blaszczak.


Le mois dernier, l’Allemagne a offert à la Pologne le système Patriot pour l’aider à sécuriser son espace aérien après qu’un missile perdu s’est écrasé et a tué deux personnes en Pologne. Le ministre a ensuite demandé à l’Allemagne d’envoyer les unités de pompiers en Ukraine à la place, a rapporté Reuters.

08h57 : La fumée de Koursk


De la fumée s'élève de la zone de l'aéroport de Koursk à l'extérieur de Koursk, en Russie, mardi 6 décembre.
De la fumée s'élève de la zone de l'aéroport de Koursk à l'extérieur de Koursk, en Russie, mardi 6 décembre. - Administration of the Kursk regi


08h45 : L'encouragement de la présidente du Parlement européen

« Vous allez gagner », lance la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, aux Ukrainiens dans une vidéo partagée sur Twitter. 



08h27 : Washington approuve la vente de 116 chars Abrams supplémentaires à la Pologne

Les Etats-Unis ont approuvé la vente à la Pologne de 116 chars de combat américains Abrams supplémentaires et d’autres armements lourds pour un montant total de 3,75 milliards de dollars après en avoir déjà acheté 250 en avril, a annoncé mardi le département d’Etat américain.

La Pologne souhaite acquérir 116 chars Abrams dans leur version modernisée (M1A1), 12 véhicules de secours M88A2 Hercules, 8 ponts mobiles d’assaut M1110 capables de faire franchir des rivières aux chars, une cinquantaine de véhicules légers et des armes légères et leurs munitions, pour un montant total de 3,75 milliards de dollars, selon la diplomatie américaine.

Cette vente de matériel sensible devait auparavant être approuvée par le gouvernement américain, et le Congrès en a été informé, a précisé le département d’Etat dans un communiqué. « Ce projet de vente va renforcer les capacités de la Pologne à répondre aux menaces présentes et futures en lui apportant une force crédible capable de dissuader les adversaires et de participer aux opérations de l’Otan », a ajouté le communiqué.

08h14 : Coupures et inquiétudes

Face à la crise énergétique, provoquée par la guerre en Ukraine et aggravée par des problèmes de maintenance des réacteurs nucléaires, le gouvernement français tente à la fois de préparer les esprits à de possibles délestages en janvier, et de montrer que, le cas échéant, ce ne sera pas le chaos.

07h59 : Volodymyr Zelensky en visite sur le front


Un soldat ukrainien prend un selfie avec le président Volodymyr Zelensky, à gauche, lors de sa visite à Sloviansk, dans la région du Donbass, en Ukraine, le mardi 6 décembre 2022.
Un soldat ukrainien prend un selfie avec le président Volodymyr Zelensky, à gauche, lors de sa visite à Sloviansk, dans la région du Donbass, en Ukraine, le mardi 6 décembre 2022. - Ukrainian Presidential Press Off


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, à gauche, récompense un militaire lors de sa visite à Sloviansk, dans la région de Donbass, en Ukraine, le mardi 6 décembre 2022.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, à gauche, récompense un militaire lors de sa visite à Sloviansk, dans la région de Donbass, en Ukraine, le mardi 6 décembre 2022. - UPI/Newscom/SIPA


07h44 : La Scala de Milan choisit « Boris Godounov » pour sa « Prima »

Le choix était osé en pleine guerre entre la Russie et l’Ukraine, mais d’actualité avec une parabole sur la dictature des tsars : la Scala de Milan ouvre mercredi sa nouvelle saison avec « Boris Godounov », un opéra controversé et audacieux de Modeste Moussorgski. L’idée de cette « Prima » (Première) avait germé il y a trois ans, bien avant la guerre : après l’invasion russe en février, des doutes ont surgi, mais la Scala a maintenu son programme, malgré les protestations du consul ukrainien à Milan, Andrii Kartysh.

Si le diplomate craignait un coup de propagande pour Vladimir Poutine, le théâtre mythique est formel : « nous ne faisons l’apologie de personne, nous jouons un opéra qui est un chef-d’œuvre de l’histoire de l’art », a déclaré son directeur Dominique Meyer. Une production de cet opéra au théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg en 2012 avait frappé les esprits en dressant un parallèle entre le règne de Boris Godounov, tsar de 1598 à 1605, et Vladimir Poutine, qui faisait alors face à un mouvement de contestation sans précédent.

Dix ans plus tard, c’est le moment juste pour jouer « Boris Godounov », car « Moussorgski était lui-même un artiste qui combattait le système, ce serait totalement erroné de censurer son opéra qui démasque le pouvoir », estime le metteur en scène, Kasper Holten.

07h30 : Coup d'œil dans le rétro

Vous n'avez pas suivi l'actualité sur le front de l'Ukraine mardi ? Vous pouvez retrouver notre live avec toutes les infos en détail :

Ou un condensé avec notre récap' quotidien :


07h18 : L’Inde en proie à l’indécision

Trois mois après la visite de Vladimir Poutine à Delhi, qui a salué l’Inde comme « une grande puissance, une nation amie et un ami de longue date », ses forces envahissaient l’Ukraine. Pendant des mois, New Delhi a refusé de sanctionner Moscou et a multiplié par six ses achats de brut russe, portant son commerce bilatéral à un niveau record, selon les chiffres officiels.

« Des pays comme les Etats-Unis, certains pays d’Europe et d’autres pays de la région Asie Pacifique considèrent l’Inde comme un contrepoids géopolitique à la Chine, une alternative économique ou son contraire démocratique », rappelle Tanvi Madan. Mais « la grande question », ajoute-t-elle, est de savoir si l’Inde est en mesure « de profiter de cette opportunité à temps ».

07h07 : Les amants maudits

Dans une lettre écrite depuis sa prison à Moscou, Artiom a griffonné une nuée de coeurs et ce qui ressemble à une pomme de terre munie de quatre pattes. «Ceci est un chat.» Son amoureuse, Alexandra, relit le message et éclate de rire. Elle vient de faire tatouer le même dessin maladroit sur son bras, car elle voulait «avoir pour toujours un bout d'Artiom» sur son corps. A moins, dit-elle encore en riant, qu'on ne lui «découpe la peau».

En septembre, Artiom Kamardine, 32 ans, a été arrêté et, dit-il, violé par des policiers. Son crime ? Avoir récité un poème contre l'offensive en Ukraine. Depuis, Alexandra Popova, 28 ans, se raccroche à de petits symboles pour ne pas sombrer. Il y a quelques mois encore, ce couple pensait avoir l'avenir devant lui. Mais après l'intervention des troupes russes en Ukraine, ils ont été happés par la machine répressive qui s'est accélérée en Russie.

Pour Artiom et Alexandra, c'est leur opposition à Vladimir Poutine qui les a plongés en enfer. Le 26 septembre, des policiers cagoulés font irruption dans leur appartement : ils cherchent Artiom, qu'ils emmènent dans une chambre à part. A son avocat, il affirme avoir été tabassé et sodomisé avec la barre d'un haltère. Alexandra raconte, elle, que les policiers l'ont brutalisée, aspergé ses joues et sa bouche avec de la colle forte, et menacée de «viol collectif». Dans la foulée, Artiom est contraint de présenter des excuses filmées et diffusées sur Internet. Une punition courante dans plusieurs régimes autoritaires, mais rare à Moscou.

06h46 : Varsovie accepte les missiles Patriot allemands

Les autorités polonaises ont annoncé mardi qu’elles accepteraient finalement sur leur sol les batteries de missiles Patriot proposées par l’Allemagne. Varsovie avait initialement suggéré de les envoyer en Ukraine.

L’Allemagne avait offert de déployer à la frontière orientale de la Pologne ces systèmes modernes de défense antiaérienne de fabrication américaine, après la chute meurtrière dans cette région d’un missile ukrainien.

06h25 : Zelensky de retour du Donbass

Volodymyr Zelensky était dans le Donbass mardi. Le président ukrainien a diffusé trois vidéos de lui dans cette région dont Moscou a revendiqué l’annexion en septembre sans pour autant la contrôler. « L’est de l’Ukraine est l’axe [du front] le plus difficile », a-t-il déclaré à des militaires, à l’occasion de la journée des forces armées. « Merci pour votre résilience », a-t-il ajouté avant de remettre des décorations.



06h10 : Bienvenue sur ce nouveau Live

Bonjour à toutes et à tous. En ce mercredi 7 décembre, la rédaction de 20 Minutes est une nouvelle fois mobilisée pour vous donner toutes les informations sur le conflit. Hier soir, les actions militaires ukrainiennes ont contraint Washington à critiquer Kiev du bout des lèvres. Des attaques de drones, non revendiquées par l’Ukraine, touchent en effet le sol russe depuis lundi. Washington, craignant que le conflit s’envenime encore plus, a redit ne fournir à l’Ukraine uniquement que « ce dont elle a besoin pour que cela soit utilisé sur son territoire souverain ». Les Américains ont surtout affirmé « ne pas encourager » les attaques ukrainiennes en Russie.