Etats-Unis : Raphael Warnock vainqueur en Géorgie, les démocrates confortent leur majorité au Sénat

REMATCH Le démocrate a battu le républicain Herschel Walker, mardi soir, dans un second tour qui permet à Joe Biden de consolider sa majorité au Sénat, avec 51 voix

20 Minutes avec AFP
Des supporteurs du sénateur démocrate Raphael Warnock explosent de joie après sa victoire en Géorgie, le 6 décembre 2022.
Des supporteurs du sénateur démocrate Raphael Warnock explosent de joie après sa victoire en Géorgie, le 6 décembre 2022. — Getty Images via AFP

Ça sera finalement 51 démocrates au Sénat. Le parti de Joe Biden a conforté mardi sa majorité, avec la victoire du candidat Raphael Warnock à un scrutin en Géorgie. Le président américain, à qui l’on prédisait une sévère défaite aux élections de mi-mandat, ressort renforcé de cette séquence électorale.

Le candidat de son parti, le sénateur démocrate Raphael Warnock était opposé à un protégé de Donald Trump, le républicain Herschel Walker pour le dernier acte de ces « midterms ». Les deux hommes s’étaient déjà affrontés en novembre et un deuxième tour avait dû être organisé pour les départager. Le président américain s’était montré extrêmement confiant, quelques minutes avant l’annonce des résultats. « Nous allons l’emporter, nous allons gagner en Géorgie », avait-il déclaré à des journalistes.

Congrès divisé

Cette victoire ne change pas l’équilibre des pouvoirs au Congrès américain : les démocrates s’étaient déjà assurés de garder le contrôle du Sénat à l’issue du premier tour des législatives, en novembre. Les républicains ont quant à eux repris la Chambre, mais avec une majorité bien plus courte qu’espéré. Mais ce nouveau siège donne des coudées plus franches au parti de Joe Biden, qui a gouverné ces deux dernières années avec une majorité extrêmement ténue : 50 sièges sur 100.

Il leur permettra entre autres d’exercer une plus grande influence dans des commissions parlementaires essentielles. Et limitera significativement l’influence d’un sénateur démocrate modéré, Joe Manchin, fossoyeur de plusieurs grands chantiers de l’administration Biden.

Un scrutin à 400 millions de dollars

Avec ce siège, les républicains espéraient quant à eux s’offrir des pouvoirs de blocage plus larges aux politiques de Joe Biden. A 700 jours de la prochaine élection, l’opposition est soucieuse de casser la dynamique du président, renforcé par ces bons résultats aux « midterms ».

La défaite du candidat de Donald Trump est une nouvelle illustration que la « vague » républicaine promise par l’ancien président aux élections de mi-mandat ne s’est pas matérialisée. Cela n’a pas empêché le républicain, empêtré dans divers scandales et ennuis judiciaires, de se déclarer candidat à l’élection présidentielle.

Signe de l’importance et de l’intérêt pour ce dernier duel en Géorgie : près de 400 millions de dollars avaient été injectés dans le scrutin, le plus cher des élections de mi-mandat. Les rares sondages montraient les candidats au coude-à-coude.