Nouvelle-Zélande : Des parents refusent du « sang de vacciné » pour leur bébé gravement malade

ANTIVAX L’opération chirurgicale est vitale pour l’enfant

20 Minutes avec agences
Illustration d'un bébé.
Illustration d'un bébé. — Pixabay /Zozz_

Un bébé est, bien malgré lui, au cœur d’une bataille judiciaire en Nouvelle-Zélande. Les autorités sanitaires du pays ont demandé, ce mardi à la justice, de leur confier la garde de l’enfant car ses parents, craignant qu’il ne reçoive du sang provenant de donneurs vaccinés contre le Covid-19, s’opposent à une opération chirurgicale destinée à lui sauver la vie. La Haute Cour d’Auckland, principale ville de Nouvelle-Zélande, a été saisie.

Ils exigent un donneur non vacciné

Le nourrisson de quatre mois, dont l’identité est tenue secrète sur ordre de la Cour, souffre selon sa mère de sténose valvulaire pulmonaire, un problème cardiaque nécessitant une intervention chirurgicale. Mais cette intervention a été retardée car les parents exigent que le sang qui pourrait être transfusé à l’enfant au bloc opératoire provienne de donneurs n’ayant reçu aucun vaccin à ARN messager contre le Covid-19.

Leur demande a été rejetée, les hôpitaux de Nouvelle-Zélande ne séparant pas le sang donné par des personnes vaccinées de celui des non-vaccinés, aucune des deux catégories ne présentant plus de risques que l’autre.

150 manifestants anti-vaccination devant le tribunal

Les autorités ont demandé à la justice de leur confier la garde partielle du bébé. Si le tribunal donne droit à leur demande, les parents conserveront leur autorité sur l’enfant sauf pour ce qui a trait aux soins médicaux. Les services de santé ont affirmé qu’ils ont saisi la justice « en tenant compte du meilleur intérêt de l’enfant » et après de « longues conversations » avec la famille. Environ 150 manifestants anti-vaccination se sont rassemblés devant le tribunal d’Auckland mardi, pour exprimer leur soutien aux parents.



Les mesures énergiques prises par la Nouvelle-Zélande au début de la pandémie de coronavirus ont été largement considérées comme parmi les plus réussies au monde, le pays n’ayant connu qu’un faible taux de mortalité avant même l’apparition des vaccins. Mais les sévères restrictions imposées aux déplacements et les confinements ont été critiqués comme des atteintes aux libertés, et ont provoqué l’émergence de groupes anti-vaccins et anti-restrictions de petite taille mais très actifs.