Guerre en Ukraine : Washington « n'encourage pas » les frappes ukrainiennes en Russie

Conflit Retrouvez les infos du mardi 6 décembre 2022

X.M, C.d.S et O.O
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Ned Price, porte-parole de la diplomatie américaine.
Ned Price, porte-parole de la diplomatie américaine. — Susan Walsh/AP/SIPA

L’ESSENTIEL

  • L’Ukraine s’efforce de réparer ses installations énergétiques, endommagées par une nouvelle salve de missiles russes lundi, et de réapprovisionner les Ukrainiens privés de courant et d’eau au moment où des températures polaires frappent le pays.
  • « Un pic de froid » est attendu ce mardi et mercredi, selon Volodymyr Kydrytskiï, le patron d’Ukrenergo, l’opérateur électrique ukrainien. « Le moment que les Russes ont choisi pour cette attaque est lié à leur désir d’infliger (…) un maximum de dégâts à notre système énergétique », a-t-il estimé.
  • Quant à Vladimir Poutine, il s’est affiché lundi à la télévision au volant d’une voiture traversant le pont de Crimée, infrastructure clef qui relie la Russie à cette péninsule ukrainienne annexée en 2014 par Moscou.

A VOIR


A LIRE AUSSI



C’est la fin de ce Live

Le Live Ukraine, c’est fini pour ce mardi. Retrouvez-nous dès mercredi matin pour de nouvelles actualités sur le conflit. Bonne soirée à toutes et tous.

20h25 : Washington dit « ne pas encourager » les frappes ukrainiennes en Russie

Les Etats-Unis ont déclaré mardi « ne pas encourager » l’Ukraine à lancer des frappes en Russie après des attaques de drones sur deux bases aériennes russes considérées comme émanant de Kiev.

« Nous ne permettons pas à l’Ukraine d’organiser des frappes au-delà de ses frontières, nous n’encourageons pas l’Ukraine à lancer des frappes au-delà de ses frontières », a martelé à la presse le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price. « Tout ce que nous faisons, tout ce que le monde fait pour soutenir l’Ukraine, vient en soutien à l’indépendance de l’Ukraine ».

20h02 : On rembobine

Si vous n’avez pas suivi l’actualité du jour en Ukraine, il est temps de vous rattraper avec un résumé concocté par nos soins juste ici :


18h00 : La situation du jour en Ukraine résumée en vidéo



17h18 : Un tribunal russe ordonne l’arrestation de deux ministres ukrainiennes

Un tribunal russe a ordonné mardi l’arrestation par contumace de deux ministres ukrainiennes, à la demande des services de sécurité (FSB), les deux responsables étant accusées, selon des médias russes, d’avoir violé l’intégrité territoriale de la Russie. « La requête (émise par le FSB) a été approuvée », a indiqué à l’AFP Anastassia Romanova, une porte-parole du tribunal Lefortovo de Moscou.

Cette demande concerne la ministre de la Réintégration des territoires n’étant pas sous le contrôle de l’Ukraine, Irina Verechtchouk, et la vice-ministre des Affaires étrangères, Emine Djaparova. Le tribunal n’a pas voulu préciser le motif invoqué par le FSB, mais selon l’agence de presse d’Etat TASS, les deux ministres sont accusées de violation de l’intégrité territoriale de la Russie.

Moscou a annexé en 2014 la péninsule ukrainienne de Crimée, puis a revendiqué en septembre 2022 l’annexion de quatre autres régions d’Ukraine qu’elle ne contrôle pas entièrement.


16h42 : L’Ukraine fustige les achats accrus de pétrole russe par l’Inde

Le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a fustigé la hausse des achats de pétrole russe par l’Inde depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, jugeant l’augmentation de ces importations « moralement inacceptable », dans une interview à la chaîne indienne NDTV diffusée mardi.

La veille, un diplomate indien avait justifié ces achats à prix réduit de brut russe par New Delhi. Les volumes considérables de brut russe importé en Europe, malgré les efforts de cette dernière pour réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou, restent sans commune mesure avec les faibles volumes de brut russe fournis à l’Inde, avait fait valoir ce diplomate indien. Des propos réfutés par le chef de la diplomatie ukrainienne mardi : l’Inde a « tout à fait tort » de justifier ses achats de pétrole russe « en expliquant que les Européens en font autant ». C’est « moralement inacceptable », a-t-il souligné, en évoquant « la tragédie » du conflit en Ukraine et sa « souffrance » depuis l’invasion russe.

L’Inde achète six fois plus de brut russe à prix réduit depuis le début du conflit le 24 février, au point que Moscou est désormais son premier fournisseur de brut, selon des médias indiens. Mais elle fait valoir qu’elle n’a pas d’autre choix que d’opter pour le pétrole le moins cher sur le marché, alors que la hausse des cours mondiaux des matières premières frappe de plein fouet les millions de foyers indiens les plus pauvres.


16h25 : « Réduire le potentiel militaire de l’Ukraine »

Face à la multiplication de ces défaites, le Kremlin a décidé, depuis octobre, de concentrer les attaques sur les installations énergétiques ukrainiennes, privant la population d’électricité, voire d’eau et de chauffage, au moment où l’hiver arrive avec ses température négatives, sa neige et sa glace.

Mardi encore, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a expliqué ces « frappes massives » par la nécessité de « réduire le potentiel militaire de l’Ukraine ».

15h56 : Démantèlement d'un important monument soviétique à Vilnius

Sous occupation soviétique pendant cinquante ans, la Lituanie a proclamé son indépendance en 1991. L'invasion de l'Ukraine a été fermement dénoncée à Vilnius qui a décidé de se débarrasser de l'héritage de l'URSS. A donc commencé mardi le démantèlement d'un important monument soviétique à Vilnius. 



L'imposant monument en granit gris du cimetière d'Antakalnis est composé de six sculptures de soldats soviétiques. Les travaux devraient s'achever au début de la semaine prochaine, selon l'entreprise qui en est chargée.



15h46 : Un gros scud du ministère britannique de la Défense

Le journal russe Kommersant écrit que l'Ukraine avait utilisé des drones soviétiques TU-141 pour frapper notamment, lundi, la base d'Engels, abritant des bombardiers stratégiques et située à 500 km de la frontière ukrainienne la plus proche.

Le ministère britannique de la Défense a estimé mardi que si Kiev avait pu mener une telle opération, Moscou devait la considérer comme « l'échec stratégique le plus significatif de protection de ses forces depuis l'invasion de l'Ukraine ».

15h45 : Un nouvel échange de prisonnniers

Kiev et Moscou ont procédé à un nouvel échange de prisonniers, a annoncé le ministère russe de la Défense, notant dans un communiqué que « 60 militaires russes » avaient dans ce cadre été libérés mardi.


Des Ukrainiens capturés par la Russie avaient déjà été libérés le 1er décembre 2022.
Des Ukrainiens capturés par la Russie avaient déjà été libérés le 1er décembre 2022. - Security Service of Ukraine//Cover Images



15h36 : A Bakhmout, un succès pour les Russes ?

Le président ukrainien n'est ainsi ce mardi qu'à 45 kilomètres de Bakhmout, que les forces russes tentent de conquérir depuis l'été au prix de destructions considérables, sans y parvenir pour le moment.

Moscou y a déployé non seulement des soldats, mais aussi le groupe paramilitaire Wagner qui a recruté des repris de justice. La prise de Bakhmout constituerait enfin un succès pour les Russes, qui, depuis l'automne, essuient les revers, forcés à des retraites dans le nord-est et le sud.

15h32 : Zelensky fois trois

Volodymyr Zelensky a diffusé trois vidéos de lui dans le Donbass, une région dont Moscou a revendiqué l’annexion en septembre, sans pour autant la contrôler totalement. « L’est de l’Ukraine est l’axe (du front) le plus difficile, a déclaré le président ukrainien à des militaires, à l’occasion de la journée des forces armées. « Merci pour votre résilience », a-t-il ajouté, avant de remettre des décorations à certains de ces hommes.


Dans une autre vidéo réalisée devant l’entrée de la ville de Sloviansk, le chef de l’Etat ukrainien a salué « tous ceux qui ont donné leur vie à l’Ukraine ».

15h06 : Maria Pirogova, une députée du parlement de la République populaire de Donetsk, parmi les victimes du bombardement




14h40 : Une artiste russe incarcérée depuis avril pour avoir critiqué la guerre

Amnesty International se mobilise pour soutenir Alexandra Skotchilenko, une artiste russe de 32 ans, accusée d’avoir « diffusé de fausses informations sur l’armée russe » et emprisonnée depuis avril dernier.

En mars, elle avait remplacé le prix des produits d’un supermarché de Saint-Pétersbourg par de petites étiquettes en papier donnant des informations sur l’invasion russe en Ukraine.

Emprisonnée depuis avril, elle risque jusqu’à dix ans de prison, et est maintenue en détention « dans une totale insalubrité », dans une cellule collective avec 17 autres personnes. Alexandra Skotchilenko souffre d’une maladie la contraignant à un régime alimentaire strict, qui n’est pas respectée par les autorités. Sa compagne n’est pas autorisée à lui rendre visite.

Amnesty International a lancé une pétition pour demander sa libération immédiate et l’abandon de charges à l’encontre de l’artiste. Ce mardi, le texte avait rassemblé plus de 21.000 signatures.

14h03 : Des responsables ukrainiens et polonais dénoncent le manque de fermeté de Macron à l’égard de la Russie

Le président français a évoqué samedi le fait que « des garanties pour sa propre sécurité » devraient être données à la Russie le jour où elle reviendra à la table des négociations. Une déclaration qui a suscité de vives réactions.

« Quelqu’un veut fournir des garanties de sécurité à un Etat terroriste et meurtrier ? » a lancé le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense ukrainien, Oleksiï Danilov, sur Twitter, parlant de « diplomatie de la carpette ».

Pour le vice-ministre polonais des Affaires étrangères Marcin Przydacz, M. Macron « commet une erreur en disant ce qu’il dit » et l’Occident doit s’en tenir à une « politique d’isolement » de Moscou.

A son arrivée ce mardi à Tirana pour le sommet UE-Balkans, le président français a tenté d’apaiser la situation, appelant à ne pas « créer des polémiques là où il n’y en a pas. »

13h44 : Au moins six morts dans un bombardement à Donetsk

Au moins six personnes ont été tuées mardi dans un bombardement sur la ville de Donetsk dans l'est de l'Ukraine, a déclaré un responsable nommé par Moscou dans cette région que la Russie a annexée fin septembre.

«Selon des données préliminaires, six civils ont été tués aujourd'hui à la suite de bombardements à Donetsk», a indiqué sur Telegram le «maire» de la ville, Alexeï Koulemzine. «Le nombre de blessés est en cours d'évaluation», a-t-il ajouté.

13h38 : L’UE veut rassurer les Balkans et resserrer les liens face à Moscou

Emmanuel Macron et les autres dirigeants des pays de l’Union européenne ont affiché mardi à Tirana leur volonté de revigorer les liens avec les pays des Balkans occidentaux, jugés encore plus nécessaires en raison de la guerre en Ukraine. « L’avenir de nos enfants sera plus sûr et plus prospère avec les Balkans occidentaux à l’intérieur de l’UE, et nous travaillons dur à faire des progrès », a déclaré le président du Conseil européen Charles Michel en arrivant à ce sommet, le premier de ce type à se dérouler dans un pays de la région.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a souligné que les processus d’adhésion des Etats des Balkans occidentaux avaient récemment connu « un nouvel élan ». La guerre en Ukraine a souligné l’importance pour les Européens de stabiliser cette région fragile du sud-est de l’Europe, d’y contrer les influences de la Russie (et de la Chine), qui a investi dans les infrastructures de ces pays.


13h23 : La carte du conflit actualisée

Les services de renseignement britannique font un point de situation sur le conflit en Ukraine.



13h14 : Dans la ville de Bakhmout dévastée

Le maire de la ville, Oleksii Reva, bombardée et attaquée par les Russes depuis des semaines a diffusé des images des bâtiments en ruines.




12h48 : Quelque 443 enfants tués et 853 blessés depuis le 24 février

Le nombre d’enfants tués et blessés serait plus élevé car il n’inclut pas les victimes dans les territoires occupés par la Russie ou là où les hostilités sont en cours. Les attaques russes contre l’Ukraine auraient également endommagé 2.719 établissements scolaires et en auraient complètement détruit 332, précise le bureau du Procureur général. Les nouvelles frappes de la Russie à travers l’Ukraine lundi ont blessé une fillette d’un an dans l’Oblast de Zaporojie, rapporte The Kyiv Independent.


12h29 : Les explosions en Russie, « un échec » de Moscou

L’analyse du ministère de la Défense britannique sur les explosions à la base aérienne d’Engels, dans l’Oblast de Saratov en Russie, et à l’aérodrome de Dyagilyaevo près de Ryazan, au sud-est de Moscou : « Si la Russie estime que ces incidents sont des attaques délibérées, elle les considérera probablement comme l’un des échecs les plus importants sur le plan stratégique en matière de protection des forces depuis son invasion de l’Ukraine. » « La chaîne de commandement russe cherchera probablement à identifier et à imposer des sanctions sévères aux officiers russes jugés responsables d’avoir permis l’incident », estime encore les services britanniques.

12h15 : Les images de Zelensky dans le Donbass

« Aujourd’hui, l’est de l’Ukraine est dans la situation la plus difficile, et je suis honoré d’être ici maintenant avec nos défenseurs dans le Donbass, je crois que la prochaine fois nous nous rencontrerons à Donetsk, Luhansk, et je suis sûr en Crimée aussi », a-t-il déclaré.



11h59 : Emmanuel Macron refuse des « polémiques là où il n’y en a pas »

Le président français Emmanuel Macron a réfuté mardi toute polémique « là où il n’y en a pas » après ses propos sur les garanties de sécurité futures à apporter à la Russie, qui ont été mal reçus à Kiev et dans l’est de l’Europe. « Je pense qu’il ne faut pas faire de grands cas, essayer de voir des polémiques là où il n’y en a pas », a-t-il déclaré à son arrivée au sommet UE-Balkans à Tirana.


11h42 : Moscou est certain de trouver d’autres acheteurs pour son pétrole

La Russie a affirmé mardi n’avoir « aucun doute » pour trouver dans les prochains mois de nouveaux pays qui achèteront son pétrole, malgré la mise en place la veille par les Occidentaux d’un plafonnement du prix du brut russe. « Je n’ai aucun doute qu’il y aura des acheteurs pour nos produits » pétroliers, a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, cité par les agences de presse russes.

L’annonce vendredi par l’UE, le G7 et l’Australie d’un plafonnement du prix du pétrole russe à l’export à 60 dollars va « fragmenter » l’économie mondiale « dans de nombreux domaines », a-t-il estimé. L’objectif affiché de cette nouvelle sanction occidentale est d’assécher une partie des revenus colossaux que Moscou tire de la vente de ses hydrocarbures et ainsi diminuer sa capacité à financer son intervention militaire en Ukraine.


11h20 : Volodymyr Zelensky s’est rendu dans le Donbass, près du front

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu mardi à Sloviansk, dans le Donbass ukrainien, à une quarantaine de kilomètres de Bakhmout, principal champ de bataille de la région, a indiqué la présidence sur les réseaux sociaux.

Dans une vidéo de Zelensky filmée devant l’entrée de la ville de Sloviansk, le chef de l’Etat ukrainien a salué du « fond de (son) coeur » les militaires de son pays à l’occasion du Jour des forces armées, célébré ce mardi.

10h47 : Les pertes militaires russes selon Kiev




10h29 : L’ambassadeur de France en Ukraine rend hommage aux soldats ukrainiens tués au combat




10h10 : La télé russe Dojd juge « injuste et absurde » le retrait de sa licence en Lettonie

La télévision indépendante a dénoncé les accusations « injustes et absurdes » qui ont conduit au retrait de sa licence de diffusion par la Lettonie, où cette chaîne s’est exilée après avoir fui la Russie. « La chaîne cesse de diffuser sur le câble mais reste sur YouTube. Nous continuons de travailler et considérons comme injustes et absurdes ces accusations », a réagi sur Twitter la chaîne, qui était accusée d’avoir présenté la péninsule ukrainienne de Crimée comme russe, d’avoir manifesté son soutien à l’armée russe en Ukraine et d’avoir omis d’assurer des traductions en letton.


09h49 : Le point quotidien sur la situation sur le terrain à retrouver sur Mastodon




09h27 : Un homme de 68 ans aurait été tué dans l’Oblast de Kharkiv.

Les troupes russes ont bombardé les districts de Chuhuivskyi, Kharkivskyi et Kupianskyi de l’Oblast de Kharkiv, selon le gouverneur de la région, Oleh Syniehubov, ce mardi, rapporte The Kyiv Independent.


09h10 : Les métros, abris anti-bombes


Des personnes se reposent dans la station de métro, utilisée comme abri anti-bombes, lors de bombardements russes à Kiev, en Ukraine, le lundi 5 décembre 2022.
Des personnes se reposent dans la station de métro, utilisée comme abri anti-bombes, lors de bombardements russes à Kiev, en Ukraine, le lundi 5 décembre 2022. - Andrew Kravchenko/AP/SIPA


08h55 : Hamac bonnet




08h41 : La licence d’une télévision indépendante russe révoquée en Lettonie

La Lettonie a annoncé mardi la révocation de la licence de la télévision indépendante russe en exil Dojd, après une série de violations dont la diffusion d’une carte de la Crimée présentée comme faisant partie de la Russie.

La chaîne Dojd (« Pluie ») « cessera d’émettre le 8 décembre », a déclaré sur Twitter Ivars Abolins, à la tête du Conseil national des médias électroniques. « Les lois lettones doivent être respectées par tous », a-t-il insisté.

08h29 : Les forces ukrainiennes au front


Deux militaires ukrainiens se tiennent au sommet d'un bunker semi-achevé dans la région de Donetsk le 4 décembre 2022.
Deux militaires ukrainiens se tiennent au sommet d'un bunker semi-achevé dans la région de Donetsk le 4 décembre 2022. - Stringer/Sipa USA/SIPA


Un militaire ukrainien regarde par une embrasure d'une position de combat dans la région de Donetsk le 4 décembre 2022.
Un militaire ukrainien regarde par une embrasure d'une position de combat dans la région de Donetsk le 4 décembre 2022. - Stringer/Sipa USA/SIPA


Un militaire ukrainien déplace un arbre abattu afin de consolider les positions défensives des forces ukrainiennes dans la région de Donetsk, le 4 décembre 2022.
Un militaire ukrainien déplace un arbre abattu afin de consolider les positions défensives des forces ukrainiennes dans la région de Donetsk, le 4 décembre 2022. - Stringer/Sipa USA/SIPA


08h16 : Des images de l'aéroport de Koursk

Un drone a attaqué un aérodrome situé dans la région russe de Koursk, à la frontière avec l’Ukraine, a annoncé mardi son gouverneur, un jour après que Moscou a accusé Kiev d’avoir frappé avec des drones deux de ses bases aériennes. On vous partage ces images. 



08h02 : La peur d’un conflit nucléaire

L’éventualité longtemps occultée d’une guerre nucléaire est brutalement revenue au premier plan avec l’invasion russe de l’Ukraine, même si la délicate architecture de sécurité internationale bâtie après la Seconde Guerre mondiale avait commencé à se déliter depuis des années. Mêmes vagues et imprécises, les menaces du président russe Vladimir Poutine laissant entendre qu’il pourrait utiliser l’arme atomique si ses ambitions ukrainiennes étaient contrariées, ont rompu un pacte tacite fondé sur la retenue, et bouleversé le concept de dissuasion.

« C’est la première fois depuis le début de l’âge nucléaire qu’une puissance dotée utilise son statut et mène une guerre conventionnelle sous l’ombre portée du nucléaire », résume l’ancien secrétaire général adjoint de l’OTAN, le Français Camille Grand. « On imaginait qu’une telle attitude serait le fait d’Etats voyous. Or, tout à coup, c’est l’une des deux puissances nucléaires majeures, membre du Conseil de sécurité de l’ONU, qui se comporte en "pirate stratégique", c’est nouveau et préoccupant », ajoute-t-il, même si l’emploi de l’arme lui semble encore « improbable ».

Le « tabou nucléaire », concept à la fois moral et stratégique sur le non-emploi de l’arme atomique, forgé après les bombardements américains d’Hiroshima et Nagasaki en 1945, tient toujours, mais pas la rhétorique, désormais totalement désinhibée. En 2022, des télévisions russes peuvent ainsi évoquer les possibilités d’une frappe nucléaire sur Paris ou New York, et un ancien diplomate russe affirmer sans sourciller que si Poutine pense la Russie menacée de disparaître, « il appuiera sur le bouton ».

07h45 : Coup d’œil dans le rétro

Vous n’avez pas suivi l’actualité sur le front de l’Ukraine lundi ? Vous pouvez retrouver toutes les infos essentielles dans notre récap' quotidien :

Ou toutes les infos détaillées du front, heure par heure, dans notre live quotidien :


07h32 : L’Ukraine, transie de froid, tente de réparer ses installations énergétiques

L’Ukraine s’efforçait mardi de réparer ses installations énergétiques, endommagées par une nouvelle salve de missiles russes, et de réapprovisionner les Ukrainiens privés de courant et d’eau au moment où des températures polaires frappent le pays. « Un pic de froid » est attendu mardi et mercredi, a prévenu Volodymyr Kydrytskï à la télévision. « Le moment que les Russes ont choisi pour cette attaque est lié à leur désir d’infliger (…) un maximum de dégâts à notre système énergétique », a-t-il estimé.

Près de la moitié des installations énergétiques ont été endommagées après des mois d’attaques systématiques, plongeant les Ukrainiens dans le noir et le froid. Des réparations d’urgence sont en cours, a annoncé l’opérateur électrique, mais des coupures d’électricité devront être appliquées dans toute l’Ukraine.

« A cause des conséquences des bombardements (…), pour maintenir l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité, un système de coupures d’urgence va être mis en place dans toutes les régions d’Ukraine. L’électricité sera fournie prioritairement aux infrastructures essentielles », a souligné Ukrenergo sur Telegram.

07h20 : Guerre oblige, les touristes russes débarquent sur les plages paradisiaques du Venezuela

Il existe à présent une connexion directe de la compagnie aérienne russe Norwind entre Moscou et Margarita ; au Venezuela. La ligne a été réactivée le 2 octobre après une interruption de sept mois due à la guerre en Ukraine. Elle évite le survol de certains espaces aériens interdits aux Russes en raison des sanctions. Mais, à Margarita, un grand panneau « Bienvenue » écrit en russe accueille les nouveaux arrivants. Près de 3.000 touristes russes sont passés par l’aéroport international ces deux derniers mois.

Margarita était jadis une station balnéaire prisée des touristes européens et nord-américains, mais la crise économique et politique a fait disparaître le pays des destinations privilégiées des tour-opérateurs. Aujourd’hui, les Russes sont le principal contingent étranger. La majorité des touristes russes évitent de parler de la guerre. Les plus fervents partisans du président Vladimir Poutine assurent que « tout va bien », avant de refuser de s’exprimer sur le sujet.

Les touristes russes séjournent généralement dans des hôtels où tout est inclus. Nombre d’entre eux ont entrepris de « russifier » leurs services, avec des annonces en russe et au moins un interprète. Le président vénézuélien Nicolas Maduro a signé un accord avec la Russie, un allié solide, pour accueillir quelque 100.000 touristes jusqu’au 31 décembre.


07h08 : « Attaque » au drone sur un aérodrome d’une région russe frontalière de l’Ukraine

Un drone a attaqué un aérodrome situé dans la région russe de Koursk, à la frontière avec l’Ukraine, a annoncé mardi son gouverneur, un jour après que Moscou a accusé Kiev d’avoir frappé avec des drones deux de ses bases aériennes.

En raison d’une « attaque au drone dans la zone de l’aérodrome de Koursk, un réservoir de stockage de pétrole a pris feu. Il n’y a pas de victimes », a déclaré le gouverneur Roman Starovoyt sur les réseaux sociaux.

06h30 : Sommet UE-Balkans à Tirana

Les Vingt-Sept de l’UE vont se réunir ce mardi en sommet dans la capitale de l’Albanie avec les dirigeants de six pays des Balkans occidentaux afin de notamment parler élargissement de l’UE. La guerre en Ukraine a souligné l’importance pour les Européens de stabiliser cette région fragile du sud-est de l’Europe, d’y contrer l’influence de la Russie ainsi que celle de la Chine, qui a investi dans les infrastructures de ces pays.

En juillet, l’UE a ainsi ouvert des négociations d’adhésion avec la Macédoine du Nord et l’Albanie (candidates respectivement depuis 2005 et 2014). Ces pourparlers sont aussi en cours depuis plusieurs années avec le Monténégro et la Serbie. En octobre, la Commission a recommandé d’octroyer le statut de candidat à la Bosnie-Herzégovine, une décision qui reviendra au Conseil européen des 15-16 décembre.

Pour le Kosovo en revanche, les obstacles à une candidature sont nombreux. Cette ancienne province serbe majoritairement albanaise a proclamé en 2008 son indépendance que Belgrade ne reconnaît pas. Cinq pays de l’UE ne la reconnaissent pas non plus (Espagne, Grèce, Chypre, Roumanie, Slovaquie).




06h15 : Des coupures électriques annoncées

Avec les bombardements russes de lundi, « pour maintenir l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité, un système de coupures d’urgence va être mis en place dans toutes les régions d’Ukraine. L’électricité sera fournie prioritairement aux infrastructures essentielles », a souligné Ukrenergo sur Telegram.

Néanmoins, « certaines centrales électriques ne pourront pas fonctionner à pleine capacité pendant un certain temps », selon l’opérateur électrique. « Combiné avec des gelées qui vont s’intensifier dans les prochaines 24 heures, cela va mener à un déficit en électricité dans le système ».

06h05 : Bienvenue sur ce nouveau Live

Bonjour à toutes et à tous. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner les dernières informations sur le conflit. Selon le patron d’Ukrenergo, l’opérateur électrique ukrainien, les journées de mardi et de mercredi vont être particulièrement difficiles pour la population car un « pic de froid est attendu ». Près de la moitié des installations énergétiques ont été endommagées après des mois d’attaques systématiques, plongeant les Ukrainiens dans le noir et le froid. Des réparations d’urgence sont en cours, mais des coupures d’électricité devront être appliquées dans tout le pays.