Guerre en Ukraine : « Pas de solution diplomatique » au conflit, selon une responsable de Memorial

conflit Retrouvez ici toutes les informations sur la guerre en Ukraine de ce dimanche 4 décembre 2022

X.M., X.R.
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La guerre dure depuis 284 jours. (illustration)
La guerre dure depuis 284 jours. (illustration) — Stringer/Sipa USA/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Volodymyr Zelensky a jugé insuffisant samedi le plafonnement du prix du baril de pétrole russe à 60 dollars, décidé la veille par les pays de l’UE, du G7 et de l’Australie, estimant qu’il ne s’agissait pas d’une « décision sérieuse », Kiev suggérant un prix deux fois plus bas.
  • La Russie a de son côté affirmé qu’elle « n’accepterait pas » ce plafonnement qui doit être mis en place dans les prochains jours pour limiter les moyens financiers de Moscou. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que la Russie s’était « préparée » en amont « pour un tel plafond ».
  • Le Kremlin a annoncé que Vladimir Poutine irait « en temps voulu » dans le Donbass, cette zone dans l’est de l’Ukraine qu’il a annexée fin septembre, sans toutefois que son armée ne la contrôle entièrement.
  • Emmanuel Macron va parler « prochainement » avec Vladimir Poutine, sur les questions de sécurité autour du « nucléaire civil » en Ukraine, après un entretien prévu ce dimanche avec le directeur général de l’AIEA.

A VOIR

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22h53 : Ce live est terminé

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17h52 : « Pas de solution diplomatique » à la guerre en Ukraine, selon une responsable de Memorial

Il n’y a actuellement « pas de solution diplomatique » à la guerre en Ukraine, a estimé dimanche Irina Chtcherbakova, qui a co-fondé l’ONG russe de défense des droits de l’homme Memorial, dissoute par les autorités et lauréate du prix Nobel de la Paix 2022. « Je suis absolument convaincue qu’il n’y a pas de solution diplomatique avec le régime de Poutine, tant qu’il est encore là », a déclaré à Hambourg Irina Chtcherbakova, qui a quitté la Russie après l’invasion de l’Ukraine par les forces russes et réside actuellement en Allemagne.

« La solution qui se présente maintenant est une solution militaire », même si ultérieurement, la diplomatie peut jouer un rôle pour la résolution du conflit, a estimé Irina Chtcherbakova, qui a reçu à Hambourg le prix Marion Doenhoff pour ses années de militantisme en Russie au service de la cause des droits de l’homme. « Mais ces décisions, cette diplomatie ne pourront intervenir que lorsque l’Ukraine estimera avoir gagné la guerre et pouvoir y mettre fin », a-t-elle estimé.

16h32 : Un hélicoptère russe abattu




15h25 : La Russie veut interdire le plafonnement des prix du pétrole

Le vice-Premier ministre russe Alexander Novak a indiqué que la Russie souhaite interdire les achats de pétrole soumis à un plafond de prix imposé par l'Occident. « Nous travaillons sur des mécanismes pour interdire l'utilisation d'un instrument de plafonnement des prix, quel que soit le niveau fixé, car une telle interférence pourrait déstabiliser davantage le marché », explique-t-il. Moscou se dit prête à réduire sa production pour ne pas être soumise à ce plafond.

14h05 : 550 soldats russes « éliminés », selon Kiev

Selon les derniers chiffres du ministère ukrainien de la Défense, environ 91150 soldats russes ont été « éliminés » depuis le début de la guerre, soit 550 lors des dernières 24 heures.




13h37 : L’Opep + maintient ses quotas dans un contexte incertain

Les pays de l’Opep + ont décidé dimanche de maintenir leurs quotas de production dans un climat particulièrement instable, à la veille de l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions visant le brut russe, ont indiqué à l’AFP deux participants à la réunion.

Les représentants des treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) conduits par Ryad, et leurs dix alliés emmenés par Moscou, ont convenu de garder le cap décidé en octobre d’une réduction de deux millions de barils par jour jusqu’à fin 2023.

12h54 : Vers un statu quo de l’Opep +, la Russie au premier plan

Les producteurs de pétrole de l’Opep + ont débuté leur réunion dimanche avec en vue un probable statu quo, sur fond d’incertitude à la veille de l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions contre Moscou, pilier avec Ryad de l’alliance. Le climat est particulièrement troublé : la Russie est vent debout contre le plafonnement du prix de son pétrole que l’Union européenne, le G7 et l’Australie ont prévu de mettre en place lundi « ou très peu de temps après ».

Pour l’Opep +, la question est de savoir quel sera l’impact sur l’offre d’or noir russe. Les analystes de DNB évoquent « une grande incertitude ». Le cours du baril de brut de l’Oural évolue actuellement autour de 65 dollars, soit à peine plus que le plafond de 60 dollars, impliquant un effet limité à court terme. Mais le Kremlin a prévenu qu’il ne livrerait plus de pétrole aux pays qui adopteraient ce mécanisme.

De quoi placer certaines nations « dans une position très inconfortable : choisir entre perdre l’accès au brut russe bon marché ou s’exposer aux sanctions du G7 », explique Craig Erlam, analyste chez Oanda. Devant ces inconnues, l’alliance pourrait décider de « rester à l’écart des projecteurs et surveiller si les cours montent en flèche » après ce nouveau train de sanctions, souligne DNB, anticipant une réunion « discrète ».

12h19 : Plus de 500 localités toujours sans électricité

Plus de 500 localités ukrainiennes se trouvaient dimanche toujours sans électricité, à la suite de frappes russes ces dernières semaines qui ont largement endommagé le réseau électrique national, a indiqué un représentant du ministère de l’Intérieur.

« L’ennemi continue d’attaquer les infrastructures essentielles du pays. Actuellement, 507 localités dans huit régions de notre pays sont coupées de l’alimentation électrique », a déclaré à la télévision ukrainienne Yevgueniï Yénine, premier vice-ministre de l’Intérieur. Dans le détail, « la région de Kharkiv est la plus touchée, où 112 villages sont isolés ; dans les régions de Donetsk et de Kherson : plus de 90 ; la région de Mykolaïv : 82 ; la région de Zaporojie : 76 ; la région de Lougansk : 43 », a-t-il précisé.

11h48 : Pour Nicolas Dupont-Aignan, il faut « calmer Zelensky »

L’ancien candidat souverainiste à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan a estimé dimanche qu’il était temps de « faire la paix » entre l’Ukraine et la Russie et de « calmer Zelensky », le président ukrainien, dont l’objectif serait « d’être l’instrument de la destruction de la Russie » « Je pense qu’aujourd’hui le combat dérive », a déclaré le président du parti Debout la France sur le plateau du Grand rendez-vous (Europe 1/Les Echos/Cnews).

« La France gaullienne devrait prendre ses distances et avoir une position d’arbitre. Car l’objectif de Zelensky, ce n’est plus de défendre l’Ukraine, c’est, en sacrifiant son peuple, d’être l’instrument de la destruction de la Russie. Et c’est une très grave erreur », a plaidé Nicolas Dupont-Aignan. Assurant que dans ce conflit, débuté en février, « les torts sont beaucoup plus partagés qu’on ne le dit », le député de l’Essonne a affirmé que c’était « le moment d’éviter le suicide de l’Europe ». « C’est le moment de faire la paix, de trouver un compromis entre les deux, et de calmer Zelensky », a-t-il insisté.

11h02 : Formation généreuse

Les troupes ukrainiennes formées au Royaume-Uni s’apprêtent à repartir au combat bien équipé. En plus de l’équipement habituel, les soldats ont en effet reçu des vêtements chauds pour faire face à la chute des températures.




10h35 : L'Ukraine expédie du blé et « de l'espoir » en Afrique

Le premier cargo du programme humanitaire « Grain from Ukraine », qui vise à aider les personnes les plus touchées par « la crise alimentaire aiguë », est arrivé au port de Doraleh, apportant à l'Ethiopie 25.000 tonnes de blé. « Nous expédions de la nourriture. Nous expédions de l'espoir », s'est félicité Volodymyr Zelensky.




10h12 : Retour sur la journée d’hier

Si vous avez un trou dans les infos, il faut peut-être rattraper notre live d’hier.



09h24 : « Nous devons soutenir l'effort de guerre ukrainien »

Dans une longue interview au Parisien, le Président de la République est revenu sur le positionnement de la France dans cette guerre, insistant sur la nécessité de « soutenir l'effort de guerre ». Si les Ukrainiens « faiblissent sur le terrain, il n’y aura pas de négociations possibles, ou bien elles se feront sur de très mauvais termes pour eux », estime Emmanuel Macron. Il a également répondu aux accusations de Marine Le Pen d'armer l'Ukraine au détriment de la sécurité de la France. « Madame Le Pen a depuis le début un discours de capitulation parce qu’elle est l’amie du pouvoir russe, ce n’est pas une découverte. Elle est l’amie de la Russie et l’ennemie de l’Otan. » 

08h40 : Réunion de l’Opep+

Les représentants des treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), conduits par Riyad, et leurs dix alliés emmenés par Moscou, vont se retrouver, lors d’une réunion en visioconférence, ce dimanche à 11 heures (midi à Paris).

Pour l’Opep+, la question sera notamment de savoir quel sera l’impact du plafonnement du prix sur l’offre d’or noir russe. Le cours du baril de brut de l’Oural évolue actuellement autour de 65 dollars, soit à peine plus que le plafond de 60 dollars, impliquant un effet limité à court terme. Mais le Kremlin a prévenu qu’il ne livrerait plus de pétrole aux pays qui adopteraient ce mécanisme.

08h15 : Du mieux à Kherson

Dans le sud de l’Ukraine, à Kherson, « les réseaux électriques, qui étaient hors d’usage à cause des bombardements ennemis, sont de nouveau reliés » et « 75 % de Kherson a de nouveau de l’électricité », s’est félicité vendredi le chef de l’administration régionale Yaroslav Yanushevych.

08h10 : Calendrier sur le plafonnement du prix du pétrole

Selon le G7 et l’Australie, le mécanisme de plafonnement du prix du baril de pétrole russe entrera en vigueur lundi « ou très peu de temps après ». C’est aussi ce jour-là que débute l’embargo de l’UE sur le pétrole russe acheminé par voie maritime qui va déjà supprimer les deux tiers de ses achats de brut à la Russie.

07h50 : Bienvenue sur ce nouveau Live

Bonjour à toutes et à tous. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner les dernières informations sur le conflit. Ce week-end, les relations entre Volodymyr Zelensky et ses soutiens internationaux sont plutôt tendues. Le président ukrainien leur reproche en effet de ne pas en faire suffisamment sur le plafonnement du prix de baril de pétrole russe. Vendredi, les 27 pays de l’Union européenne, le G7 et l’Australie s’étaient mis d’accord sur « un prix maximum de 60 dollars américains pour le pétrole brut d’origine russe transporté par voie maritime ». « Ce n’est pas une décision sérieuse » a depuis critiqué Volodymyr Zelensky, Kiev suggérant un prix deux fois plus bas.