Covid-19 en Chine : Les restrictions sanitaires draconiennes assouplies dans de nombreuses villes

epidemie A Pékin, les autorités sanitaires ont appelé les hôpitaux à cesser de refuser des soins en l’absence de test PCR négatif datant de moins de quarante-huit heures

20 Minutes avec AFP
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Un agent de sécurité en tenue de protection surveille une porte d'entrée d'un quartier de Pékin, mercredi 23 novembre 2022.
Un agent de sécurité en tenue de protection surveille une porte d'entrée d'un quartier de Pékin, mercredi 23 novembre 2022. — ANDY WONG/AP/SIPA

Plusieurs villes chinoises ont encore allégé les règles draconiennes anti-Covid vendredi. Parmi ces dernières, l’abandon des tests quotidiens de masse, un des piliers fastidieux de la vie sous le règne du « zéro-Covid ». A partir de vendredi, la métropole de Chengdu (sud-ouest) n’exigera ainsi plus un résultat de test négatif récent pour entrer dans les lieux publics ou prendre le métro, mais seulement un pass sanitaire au vert, confirmant qu’ils n’ont pas traversé une zone « à haut risque ».

Dans la capitale, Pékin, les autorités sanitaires ont appelé les hôpitaux jeudi à cesser de refuser des soins en l’absence de test PCR négatif datant de moins de quarante-huit heures. Dans la ville d’Urumqi, capitale de la région du Xinjiang (nord-ouest), les autorités ont annoncé vendredi que les supermarchés, les hôtels, les restaurants et les stations de ski seraient progressivement rouverts.

Quarantaine à domicile

Cette ville de plus de quatre millions d’habitants a subi l’un des plus longs confinements de Chine, certains quartiers ayant été fermés début août. L’incendie d’un immeuble d’habitations, le 26 novembre, y avait fait dix morts, et les restrictions ont été accusées d’avoir retardé les secours.

Dans une analyse publiée vendredi par le Quotidien du Peuple, organe du Parti communiste au pouvoir, plusieurs experts de la santé soutiennent les mesures prises par certaines autorités locales pour permettre aux cas positifs de rester en quarantaine chez eux. Il s’agit d’un changement radical par rapport aux règles prévalant jusque-là et qui, dans encore une grande partie du pays, exigent que les personnes infectées soient confinées dans des installations gouvernementales.

La Chine vis-à-vis du virus « fait face à de nouvelles circonstances »

La ville industrielle de Dongguan (sud) a ainsi annoncé jeudi que les personnes remplissant des « conditions spécifiques » devaient être autorisées à rester en quarantaine à domicile, sans préciser quelles sont ces conditions. La mégalopole technologique de Shenzhen, également dans le Sud, a mis en place une politique similaire mercredi.



Au niveau national, des responsables du gouvernement ont aussi signalé qu’un assouplissement plus large de la politique pourrait être envisagé. S’exprimant mercredi devant la Commission nationale de la santé, la vice-Première ministre Sun Chunlan a reconnu la faible dangerosité du variant Omicron et l’amélioration du taux de vaccination, selon l’agence d’Etat Chine Nouvelle. C’est pourquoi l’approche de la Chine vis-à-vis du virus « fait face à de nouvelles circonstances », a-t-elle déclaré.

Figure centrale de la stratégie chinoise face à la pandémie, Sun Chunlan n’a fait aucune mention de la politique « zéro Covid », laissant espérer que cette stratégie, qui bouleverse depuis trois ans la vie des Chinois et l’économie de leur pays, serait bientôt assouplie.