Guerre en Ukraine : Poutine dit à Scholz que les frappes contre les infrastructures sont « inévitables »

LIVE Suivez avec nous toutes les infos du vendredi 2 décembre 2022

C.d.S, D.R.
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Le président russe Vladimir Poutine lors d'une réunion avec de jeunes chercheurs, le 1er décembre 2022.
Le président russe Vladimir Poutine lors d'une réunion avec de jeunes chercheurs, le 1er décembre 2022. — TASS

L’ESSENTIEL

  • Joe Biden et Emmanuel Macron ont manifesté jeudi à Washington leur volonté de chercher ensemble une issue en Ukraine, mais sans rien rogner de leur soutien à Kiev, à l'occasion d'une visite d'Etat du président français aux Etats-Unis. Emmanuel Macron a assuré jeudi qu'il ne «pousserait jamais les Ukrainiens à accepter un compromis qui serait inacceptable pour eux»
  • Les 27 pays de l'UE étaient proches de finaliser un accord jeudi soir pour imposer un plafond de 60 dollars par baril aux prix du pétrole russe vendu à des Etats tiers, en complément de leur embargo qui entre en vigueur lundi.
  • Plus de 1.300 prisonniers ukrainiens ont été libérés lors d'échanges avec la Russie depuis le début de la guerre en février, a annoncé jeudi le président Volodymyr Zelensky après un nouvel échange entre Kiev et Moscou.


A VOIR



A LIRE AUSSI




C’est la fin de ce Live

C’est la fin de ce direct consacré à la guerre en Ukraine. Merci à toutes et tous de nous avoir suivis tout au long de la journée. On se retrouve samedi matin.

20h53 : On rembobine

Si vous n'avez pas suivi l'actualité de la guerre en Ukraine ce vendredi, c'est l'heure du récap' : 


19h09 : Réserver des places d'hébergement d'urgence aux Ukrainiens ? La justice française va trancher

Face à l'hiver qui approche, des associations ont demandé vendredi devant la justice administrative que les places d'hébergement actuellement réservées aux réfugiés ukrainiens soient ouvertes à d'autres exilés, se heurtant à l'opposition de l'Etat, qui a invoqué l'hypothèse d'une nouvelle vague ukrainienne. Depuis fin août et la décélération de leur arrivée, les déplacés qui fuient la guerre en Ukraine sont pris en charge dans un centre d'hébergement du nord-est parisien, le Paris Event Center.

Or, le lieu, qui compte entre 200 et 250 lits, n'accueille en moyenne qu'entre 120 et 130 personnes par nuit, selon les chiffres fournis par la préfecture d'Ile-de-France au tribunal. Soit plusieurs dizaines de lits vides par nuit, dont deux associations, Utopia 56 et Médecins du monde (MdM), réclament l'ouverture à d'autres personnes sans-abri.

18h59 : Washington juge «bienvenu» le plafonnement des prix du pétrole russe par l'UE à 60 dollars par baril

«Nous continuons de penser qu'un plafonnement des prix aidera à limiter la capacité de Vladimir Poutine à profiter du marché du pétrole pour continuer à financer un appareil de guerre qui continue à tuer d'innocents Ukrainiens», a affirmé à des journalistes le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, John Kirby.

18h57 : Le Canada sanctionne une société iranienne accusée d'avoir livré des drones à la Russie

L'entreprise aérienne commerciale et de fret Safiran Airport Services a «coordonné des vols militaires russes entre l'Iran et la Russie» et est accusée d'avoir aidé à livrer des drones iraniens à Moscou pour qu'ils soient utilisés en Ukraine. Plus tôt ce mois-ci, le Canada avait déjà sanctionné deux entreprises iraniennes d'armement accusées d'envoi de drones et personnel à la Russie pour attaquer l'Ukraine.

18h29 : Washington ajoute Wagner à sa liste des à sa liste noire des atteintes à la liberté de religion

Les Etats-Unis ont ajouté Cuba, le Nicaragua, ainsi que le groupe russe de mercenaires Wagner à sa liste noire des pays «particulièrement préoccupants» en matière de liberté religieuse, a annoncé le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken.

Les deux pays et le groupe russe, supposé proche du Kremlin, rejoignent des Etats comme la Chine, l'Arabie saoudite, ou encore l'Iran sur cette liste des Etats-Unis, «pour avoir commis ou toléré des violations particulièrement graves de la liberté de religion», précise le communiqué du secrétaire d'Etat.

17h57 : Accord de l’UE sur plafonnement des prix du pétrole russe après aval de Varsovie

Les 27 pays de l’Union européenne ont trouvé un accord sur le plafonnement à 60 dollars par baril des prix du pétrole russe après le feu vert donné par Varsovie, a annoncé vendredi à Bruxelles le représentant de la Pologne.

La Pologne, qui réclamait un prix plus bas, a retiré ses objections et la mesure sera officialisée ce week-end, a indiqué à des journalistes Andrzej Sados, représentant permanent de la Pologne auprès de l’Union européenne.

17h48 : L’OSCE dans l’impasse face au blocage par la Russie

Bloquée par la Russie, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) s’est retrouvée dans l’impasse et s’interroge sur son avenir, à l’issue d’une conférence annuelle qui s’est achevée vendredi à Lodz dans le centre de la Pologne.

« Nous devons rechercher les solutions qui permettront de maintenir l’organisation en activité », a déclaré le chef de la Diplomatie polonaise Zbigniew Rau, dont le pays assure en 2022 la présidence tournante de l’OSCE, alors que la Russie bloque plusieurs décisions concernant le fonctionnement de cette organisation.

Zbigniew Rau se prononçait à l’issue d’une conférence ministérielle de cette organisation sécuritaire de 57 membres de trois continents, crée à l’apogée de la guerre froide pour favoriser les relations entre l’Ouest et l’Est. « L’idée fondamentale du fonctionnement de l’organisation a été violée par le fait même de l’agression russe contre l’Ukraine », a-t-il déclaré, estimant que l’année en cours était la « plus difficile dans l’histoire de cette organisation ».

17h40 : L’infanterie ukrainienne en route vers Bakhmout




17h19 : Kiev affirme que 90.000 soldats russes ont été tués

Le ministère de la Défense ukrainienne a posté un message affirmant que depuis le début de l'invasion en Ukraine, 90.000 soldats russes auraient été éliminés. « Dans la neige, la pluie ou la chaleur, les occupants russes poursuivent leur rampement obstiné vers l'Ukraine. N'est-il pas évident qu'il s'agit de leur dernier voyage ? », a commenté le compte officiel du ministère. 



17h05 : Une télévision indépendante russe réfugiée en Lettonie risque de perdre sa licence

La télévision russe indépendante Dojd, exilée à Riga, en Lettonie, depuis le début de la guerre en Ukraine pourrait perdre sa licence de diffusion dans ce pays balte à la suite de « violations répétées », a indiqué vendredi le régulateur letton des médias électroniques.

La chaîne Dojd (« la pluie » en russe) a été condamnée vendredi à une amende de 10.000 euros pour avoir diffusé une carte montrant la Crimée, annexée par Moscou, comme faisant partie de la Russie, a précisé le Conseil national des médias électroniques.

Le régulateur a également ouvert une enquête sur un appel de la chaîne à ses téléspectateurs à fournir « des équipements à ces Russes qui sont sur le front ». Dans cet appel, selon le régulateur, la chaîne a exprimé « l’espoir que nous pourrons aider avec des équipements de base sur le front ».

16h49 : « Se battre jusqu’à la fin »

Malgré le peu d’équipements et de munitions à disposition, Volodymyr Reguecha, qui gère une milice de combattants bénévoles dans l’est de l’Ukraine, se dit prêt à « se battre jusqu’à la fin » face à l’armée russe, n’envisageant à aucun moment de « capituler ». Depuis 2014, le leader de « l’unité Santa » se bat dans le Donbass ukrainien. Dans un premier temps face à des séparatistes armés par Moscou, et depuis fin février contre l’armée russe.

« La motivation est simple. Un ennemi est venu sur nos terres. Pas besoin de plus de motivation » pour combattre, affirme à l’AFP ce personnage à la barbe grisonnante. « Pour nous, le succès se voit par le fait que nous ne sommes pas forcés à reculer. Nous défendons nos positions avec nos dents », lance-t-il, tirant sur une cigarette, alors que des bruits d’explosion se font entendre au loin.

Ce soldat volontaire de 48 ans combat dans le Donbass depuis huit ans, quand des milices de civils se sont formées pour résister à la rébellion armée pro Moscou dans l’est du pays. « L’émergence de ces bataillons de volontaires a eu un rôle positif » pour Kiev, explique Serguiï Zgourets, un analyste basé dans la capitale ukrainienne. « C’était la réponse de la société à la menace qui a surgi », poursuit-il. Pour de nombreux hommes comme Reguecha, ces milices ont constitué le moyen le plus rapide pour combattre sur la ligne de front, armes à la main, sans attendre d’être enrôlé officiellement par l’armée régulière.

16h32 : « Contre la propagande et la désinformation, il y a les faits »

Reporter sans frontières (RSF) a dévoilé ce jeudi sa nouvelle campagne de communication et, prenant en exemple les propos de Vladilir Poutine, démontre « l’importance du journalisme contre la propagande ».



Dans un communiqué qui accompagne la nouvelle campagne RSF explique que « depuis des mois, les journalistes indépendants et d’opposition ne peuvent plus publier en Russie sur les forces armées sous peine de quinze ans de prison ». Et d’ajouter en dénonçant un retour « aux méthodes soviétiques » et en appelant « à l’abandon de ces mesures » : « La loi du 4 mars 2022 n’est que la première d’une série de textes anti-presse, ajoutant à l’arsenal législatif du Kremlin que Reporters sans frontières (RSF) a analysé en détail. Face à l’exode massif de journalistes qui s’est ensuivi, RSF demande aux députés russes de cesser leur production frénétique de lois liberticides ».



16h28 : Le point Cédric Mas du jour

Cédric Mas est historien militaire et documente chaque jour l'avancée des troupes ukrainiennes et russes sur le terrain : 




16h24 : « Une arme de destruction massive, les fausses informations »

Le dimanche 11 décembre à 20h55, France 5 propose une soirée événement La fabrique du mensonge présentée par Karim Rissouli avec la diffusion d'un film inédit de 80 minutes au cœur de la propagande russe, suivie d'un plateau de trente minutes qui prolongera le débat autour de cette thématique.

« Pendant que les bombardements russes transforment les villes ukrainiennes en champs de ruines, de l'autre côté de la frontière, le Kremlin mène une autre guerre : une guerre informationnelle qui utilise une arme de destruction massive, les fausses informations », explique France 5 qui pose alors la question : « Comment le Kremlin a-t-il réussi en à peine dix ans à faire vaciller les démocraties occidentales et à influencer les opinions politiques en diffusant propagandes et fausses informations jusqu'à atteindre des personnalités de premier plan ? »




16h15 : Le groupe Wagner étend son emprise sur le secteur du diamant




15h58 : Aleksandar Vulin, un pro-russe nommé à la tête du renseignement serbe

Le gouvernement serbe a nommé jeudi Aleksandar Vulin, un pro-russe proche du président Aleksandar Vucic, à la tête des services de renseignement serbes (BIA), a annoncé la télévision d’Etat (RTS).

Aleksandar Vulin, 50 ans, ancien ministre de la Défense et de l’Intérieur est connu pour ses déclarations nationalistes qui ont souvent causé des froissements diplomatiques avec les pays voisins de la Serbie. Il est aussi un des rares responsables étrangers européens à s’être rendu à Moscou après le début de l’invasion russe de l’Ukraine.


Aleksandar Vulin, 50 ans,  est le nouveau chef du renseignement serbe.
Aleksandar Vulin, 50 ans, est le nouveau chef du renseignement serbe. - Darko Vojinovic/AP/SIPA

Il avait rencontré en août dernier le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et lui avait répété que Belgrade n’introduirait pas de sanctions contre la Russie. Avant son déplacement à Moscou, il avait déclaré que la Serbie « ne ferait pas partie de l’hystérie anti-russe ».

15h33 : L’Italie va continuer de fournir des armes à l’Ukraine en 2023

Depuis qu’elle a pris ses fonctions en octobre, la Première ministre Giorgia Meloni, dirigeante du parti post-fasciste Fratelli d’Italia, a réitéré son soutien à Kiev et l’importance de l’Alliance atlantique.


La Première ministre Giorgia Meloni, lors d'une conférence de presse à Rome, le 22 novembre 2022.
La Première ministre Giorgia Meloni, lors d'une conférence de presse à Rome, le 22 novembre 2022. - Massimo Di Vita/Mondadori Portfo

Le nouveau gouvernement italien d’extrême droite a émis jeudi un décret qui entérine la poursuite de la fourniture d’armes à l’Ukraine en 2023, dans la continuité de la politique de la précédente administration. Le décret prolonge jusqu’au 31 décembre 2023 l’autorisation de « transfert de moyens, matériels et équipements militaires aux autorités gouvernementales de l’Ukraine », selon un communiqué.

15h05 : Washington approuve la vente à la Finlande de missiles antiaériens

Le gouvernement américain a approuvé la vente à la Finlande de missiles antiaériens portables Stinger, pour une valeur évaluée à 380 millions de dollars, au moment où ce pays traditionnellement non-aligné se prépare à rejoindre l’Otan.

Le gouvernement finlandais souhaite acquérir 350 missiles Stinger, portés à l’épaule, et leur équipement. Cette vente de matériel sensible devait auparavant être approuvée par le gouvernement américain, a précisé l’agence de coopération du ministère américain de la Défense. Si elle est confirmée, cette vente « va améliorer les capacités de défense et de dissuasion de la Finlande », précise le communiqué. Washington a déjà approuvé lundi la vente de plus de 80 missiles de précision à Helsinki pour un montant total de 323 millions de dollars.

14h46 : L’UE propose des amendes et des peines de prison pour ceux qui ne respectent pas les sanctions

Les entreprises qui enfreignent les sanctions de l’UE contre la Russie s’exposent à des amendes d’au moins 5 % de leur chiffre d’affaires mondial, propose la Commission européenne.

Le plan, qui doit être approuvé par le Parlement européen et les 27 États membres de l’UE avant de pouvoir entrer en vigueur propose également des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison pour les personnes qui enfreignent les sanctions de l’UE, rapporte Reuters.

14h27 : Des colis contenant des yeux d’animaux

Plusieurs ambassades ukrainiennes à l’étranger ont reçu des « colis sanglants » contenant des yeux d’animaux, a déclaré le ministère ukrainien des Affaires étrangères, après l’envoi d’une série de lettres piégées sur des sites en Espagne, dont l’ambassade d’Ukraine à Madrid.

Les colis, trempés dans un liquide à la couleur et à l’odeur distinctives, ont été envoyés aux ambassades de Kiev en Hongrie, aux Pays-Bas, en Pologne, en Croatie et en Italie, aux consulats généraux de Naples et de Cracovie, et au consulat de Brno en République tchèque, a écrit le porte-parole Oleg Nikolenko sur Facebook.

14h09 : Un concert à la bougie à Kiev

A Kiev, la population essaye néanmoins de vivre avec un soupçon de normalité, comme lors de ce concert de musique classique jeudi, où 600 bougies LED artificielles illuminent la scène.

A Kiev, la population tente de se divertir malgré la guerre. (Photo by Dimitar DILKOFF / AFP)
A Kiev, la population tente de se divertir malgré la guerre. (Photo by Dimitar DILKOFF / AFP) - AFP


13h52 : « 40 % du système énergétique », détruit selon un opérateur privé ukrainien

Dans un bilan dressé jeudi, une semaine après les attaques, l’opérateur privé ukrainien DTEK a estimé que la Russie avait « détruit 40 % du système énergétique ukrainien ».

La majorité des foyers ukrainiens n’ont que quelques heures d’électricité par jour.

13h45 : Une pétition pour couper eau et électricité à l'ambassade russe de Prague

Le ministre de la Défense ukrainienne Oleksii Reznikov a relayé vendredi une pétition d'un groupe tchèque qui soutient Kiev. Le but ? Couper l'eau et l'életricité à l'ambassade de Russie à Prague. « Il est temps pour l'Etat terroriste de goûter à son propre poison », a tweeté le ministre ukrainien, alors que les civils continuent à être privés d'électricité dans tout le pays après des frappes russes. 




13h22 : Les soldats ukrainiens en bonne compagnie




13h10 : Poutine incite Schloz à « revoir son approche »

Après avoir indiqué ce vendredi au chancelier allemand que les frappes de la Russie étaient « nécessaires et inévitables », le chef d’Etat russe a appelé Olaf Scholz « à revoir son approche dans le contexte des évènements ukrainiens ».

13h01 : Trois personnes tuées dans un bombardement dans la région de Kherson

Trois personnes ont été tuées et sept blessées dans le bombardement russe de la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, au cours des dernières 24 heures, a déclaré le gouverneur régional ce vendredi.

Le gouverneur Yaroslav Yanushevych a aussi affirmé via l’application de messagerie Telegram que les troupes russes avaient bombardé la ville de Kherson et d’autres parties de la région 42 fois au cours de la même période.

12h48 : Scholz demande à Poutine le retrait de ses troupes pour permettre une « solution diplomatique »

Le chancelier allemand Olaf Scholz a demandé vendredi au président russe Vladimir Poutine le retrait de ses troupes d’Ukraine pour parvenir à une « solution diplomatique ».

Lors d’un entretien téléphonique d’une heure entre les deux dirigeants, Olaf Scholz « a insisté auprès du président russe pour qu’une solution diplomatique soit trouvée le plus rapidement possible, ce qui implique le retrait des troupes russes », a indiqué dans un communiqué le porte-parole du gouvernement, Steffen Hebestreit.

12h36 : Reporters sans frontière frappe fort avec une vidéo sur la propagande et la guerre en Ukraine




12h24 : Poutine dit à Scholz que les frappes contre les infrastructures de l’Ukraine sont « inévitables »

Le président russe Vladimir Poutine a signifié vendredi au chancelier allemand Olaf Scholz que les frappes massives de la Russie contre l’infrastructure énergétique de l’Ukraine étaient « nécessaires et inévitables », dénonçant en outre la position « destructrice » de l’Occident qui soutient Kiev.

« Il a été souligné que les forces armées russes ont longtemps évité les frappes de missiles de haute précision sur certaines cibles en Ukraine, mais de telles mesures sont devenues nécessaires et inévitables face aux attaques provocatrices de Kiev », a indiqué le Kremlin dans un communiqué, résumant les propos de Vladimir Poutine à Olaf Scholz lors de leur premier entretien depuis la mi-septembre.

12h15 : Poutine dénonce auprès de Scholz la « ligne destructrice » de l’Occident sur l’Ukraine
12h01 : Ce que contenait exactement la proposition de Joe Biden à Vladimir Poutine

Jeudi, Joe Biden s’est dit « prêt » à parler avec Vladimir Poutine si ce dernier « cherche un moyen de mettre fin à la guerre » en Ukraine. Il a fixé comme première condition un retrait des troupes russes. « Si tel était le cas, alors en consultation avec mes amis français et l’Otan, je serais heureux de m’asseoir avec Poutine pour voir ce qu’il a en tête. Il ne l’a pas encore fait », a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse commune avec le président français Emmanuel Macron.

Tout en rejetant les conditions de Joe Biden, Vladimir Poutine « est et reste ouvert à des contacts, à des négociations, ce qui est très important », a affirmé le porte-parole du Kremlin.

11h45 : Drôle de mème

La guerre en Ukraine entraîne une bataille de communication sur les réseaux sociaux. Parfois, les internautes en profitent pour faire de l’humour comme avec ce mème qui dit : « J’ai brûlé ta maison pour qu’on vive ensemble ».



11h24 : Pour Sanna Marin, l’UE aurait dû écouter ses « amis baltes et Polonais »

Concernant les relations avec Vladimir Poutine, la cheffe du gouvernement finlandais a affirmé que l’Union européenne aurait dû écouter les Etats membres qui faisaient partie de l’Union soviétique jusqu’à son effondrement.

Depuis leur adhésion à l’Union européenne en 2004, des nations comme l’Estonie et la Pologne ont exhorté les autres membres de l’UE à adopter une ligne plus dure à l’égard de Vladimir Poutine, une position tempérée par la France, l’Allemagne, l’Italie et la Grèce, qui sont favorables à des liens économiques plus étroits avec Moscou. « Nous aurions dû écouter nos amis baltes et polonais beaucoup plus tôt », a estimé Sanna Marin.

« Pendant longtemps, l’Europe a construit une stratégie vis-à-vis de la Russie pour resserrer nos liens économiques, pour acheter de l’énergie à la Russie… Nous pensions que cela empêcherait une guerre », mais cette approche s’est révélée « totalement mauvaise », a-t-elle critiqué. « Ils ne se soucient pas des liens économiques, ils ne se soucient pas des sanctions. Ils ne se soucient de rien de tout cela ».

11h10 : Le plafonnement des prix du pétrole russe attend un feu vert de la Pologne

Le projet de plafonnement des prix du pétrole russe conçu par les Occidentaux pour priver Moscou des moyens de financer sa guerre en Ukraine attendait encore vendredi un feu vert de la Pologne qui juge l’instrument trop limité. Un accord a été quasiment ficelé jeudi soir par les ambassadeurs des pays membres de l’UE à Bruxelles, coordonnés sur ce dossier avec leurs alliés du G7, notamment les Américains et les Britanniques, ainsi que l’Australie.

Le mécanisme envisagé prévoit d’imposer un plafond de 60 dollars par baril aux prix du pétrole russe vendu à des Etats tiers, en complément de l’embargo de l’UE qui entre en vigueur lundi, selon des sources diplomatiques. Seule la Pologne manquait encore à l’appel vendredi matin, alors que l’unanimité des 27 est requise sur ce dossier. « Le silence de Varsovie est assourdissant », raillait un diplomate.

La Russie a tiré 67 milliards d’euros de ses ventes de pétrole à l’UE depuis le début de la guerre en Ukraine alors que son budget militaire annuel s’élève à environ 60 milliards par an, rappelle Phuc-Vinh Nguyen, expert des questions énergétiques à l’Institut Jacques Delors.

10h52 : Le Kremlin rejette les conditions de Biden pour des discussions avec Poutine

Le Kremlin a rejeté vendredi les conditions évoquées la veille par le président américain Joe Biden qui s’était dit prêt à discuter avec Vladimir Poutine si ce dernier retirait ses troupes d’Ukraine pour mettre fin au conflit.

« Biden a dit de facto que des négociations seraient possibles uniquement après que Poutine sera parti d’Ukraine », ce que Moscou rejette « bien évidemment », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « L’opération militaire continue », a-t-il ajouté.

10h34 : 30 chars Gepard de Berlin

L’Allemagne veut livrer sept chars Flakpanzer Gepard qui étaient destinés à la décharge à l’Ukraine au cours du printemps. Ces sept chars rejoindraient les 30 des chars de défense aérienne déjà utilisés pour lutter contre l’armée russe, a rapporté ce vendredi le magazine allemand Spiegel.

Ils sont actuellement réparés par le fabricant d’armes basé à Munich Krauss-Maffei Wegmann (KMW) et destinés à aider l’Ukraine à protéger ses villes et ses infrastructures contre les bombardements russes, a rapporté le journal.

10h15 : Recherches dans des monastères orthodoxes

Le Service de sécurité d’Ukraine (SBU) fait des perquisitions dans des monastères orthodoxes ukrainiens dans le cadre de ses activités de contre-espionnage, rapporte le média d’opposition biélorusse Nexta.



09h56 : Ouverture en baisse des Bourses européennes

Les marchés boursiers européens étaient en baisse vendredi à l’ouverture, avant la publication des chiffres de l’emploi aux États-Unis qui permettront de dresser un état des lieux par rapport à la hausse des taux d’intérêt et à l’inflation élevée. A l’ouverture, Paris a reculé de 0,37 %, Londres de 0,33 % et Francfort de 0,16 %.

09h39 : Le costume d'un chef de guerre

Chaque armée a son identité vestimentaire et cette dernière glisse souvent du front jusqu'à la sphère politique. Depuis le début de la guerre, Volodymyr Zelensky s'habille de vert kaki, dans un style fondamentalement différent de celui qu'il mettait en lumière avant l'invasion russe. Retour sur ces choix qui en disent beaucoup sur « l’identité politique d’un pays en résistance ». 


09h24 : Bye-bye l'Ermitage

Le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg avait depuis 2004 une antenne aux Pays-Bas, qui montait deux expositions par an avec des objets de la collection de l'institution russe. Mais l'Ermitage d'Amsterdam a annoncé en mars dernier rompre ses liens avec la Russie en raison de l'invasion de l'Ukraine.

09h06 : L’Opep + dans l’incertitude, entre prix en berne et sanctions

Nouvelle coupe des quotas de production ou statu quo ? L’Opep + se réunit dimanche dans un contexte délicat, marqué par la chute des cours du pétrole et l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions contre la Russie. Les représentants des treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), conduits par Ryad, et leurs dix alliés emmenés par Moscou, partenaires de l’accord Opep +, se retrouvent par visioconférence pour décider de leur prochain objectif de production.

Ils ont finalement opté pour un format de réunion virtuel, un jour avant le début de l’embargo de l’Union européenne sur les importations de brut russe, qui doit être assorti d’un plafonnement des prix. L’alliance devrait se prononcer pour une « reconduction de la décision précédente » portant sur une baisse de 2 millions de barils par jour, a déclaré une source iranienne, le marché étant « très incertain » avec l’arrivée imminente d’un nouveau train de sanctions contre la Russie.

08h42 : La Russie n’a pas assez de munitions pour lancer des opérations offensives terrestres

« La pénurie de munitions de la Russie (exacerbée par ces défis logistiques) est probablement l’un des principaux facteurs limitant actuellement le potentiel de la Russie à relancer des opérations offensives terrestres efficaces à grande échelle », note le ministère de la Défense britannique dans son dernier point de situation.




08h31 : Nouvelles frappes sur Zaporojie dans la nuit

« Ce soir, l’ennemi a de nouveau frappé Zaporojie avec un tir de missile. Son but était de détruire l’infrastructure industrielle et énergétique du centre régional », a déclaré l’administration militaire locale.




08h09 : L’Ukraine va limiter les activités des organisations religieuses affiliées à Moscou

L’Ukraine va limiter les activités sur son territoire des organisations religieuses affiliées à la Russie et remettre en question le statut de l’Eglise orthodoxe dépendante du patriarcat de Moscou, a annoncé jeudi le président Volodymyr Zelensky.

« Le Conseil de sécurité nationale et de défense a chargé le gouvernement de proposer à la Verkhovna Rada (le Parlement) un projet de loi pour rendre impossible les activités en Ukraine des organisations religieuses affiliées aux centres d’influence en Russie », a déclaré Volodymyr Zelensky dans son discours vidéo du soir. Selon lui, l’Etat ukrainien devra également « s’assurer de l’expertise religieuse du statut de l’Eglise orthodoxe ukrainienne sur la présence d’un lien canonique avec le patriarcat de Moscou et, si nécessaire, prendre les mesures prévues par la loi ».


07h55 : On rembobine !

Si vous n’avez rien suivi de la journée d’hier, 20 Minutes vous a fait un récap' des informations majeures à connaître sur le conflit en Ukraine :



Et pour ceux qui voudraient en savoir plus sur la journée d’hier et dans le détail, retrouvez notre live :



07h40 : La guerre en Ukraine montre que l’Europe n’est « pas assez forte », selon la Première ministre finlandais

La Première ministre finlandaise Sanna Marin a dressé vendredi un bilan « très honnête » des capacités de l’Europe à l’aune de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, déclarant sans ambages qu’elle n’est « pas assez forte » pour tenir seule tête à Moscou.

En visite en Australie, la dirigeante du pays candidat à l’adhésion à l’Otan a souligné que l’invasion et l’occupation de l’Ukraine voisine par la Russie ont révélé les faiblesses et les erreurs stratégiques de l’Europe face Moscou.

« Je dois être très honnête (….) avec vous, l’Europe n’est pas assez forte en ce moment, nous serions en difficulté sans les Etats-Unis », a-t-elle pointé auprès du Lowy Institute, un groupe de réflexion basé à Sydney.


07h27 : Jusqu’à 13.000 militaires ukrainiens tués depuis l’invasion russe

Un maximum de 13.000 militaires ukrainiens ont été tués depuis l’invasion de leur pays par la Russie en février, a affirmé jeudi un conseiller du président ukrainien. « Nous avons des estimations officielles de la part de l’état-major (…) Elles vont de 10.000 (…) à 13.000 morts », a précisé Mykhailo Podolyak, l’un des conseillers de Volodymyr Zelensky, sur la chaîne ukrainienne Channel 24. Selon lui, le chef de l’Etat rendra publiques les données officielles « lorsque le temps sera venu ».


07h16 : Biden « prêt à parler » avec Poutine s’il cherche « à mettre fin à la guerre »

Le président américain Joe Biden s’est dit « prêt » jeudi à parler avec son homologue russe si ce dernier « cherche un moyen de mettre fin à la guerre » en Ukraine.

« Je suis prêt à parler à Poutine s’il cherche un moyen de mettre fin à la guerre. Il ne l’a pas encore fait », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec Emmanuel Macron. « Si tel était le cas, alors en consultation avec mes amis français et de l’Otan, je serais heureux de m’asseoir avec Poutine pour voir ce qu’il a en tête. Il ne l’a pas encore fait », a poursuivi le président américain.


07h05 : Biden et Macron s’engagent à soutenir l’Ukraine « aussi longtemps qu’il le faudra »

Les Etats-Unis et la France continueront à soutenir l’Ukraine « aussi longtemps qu’il le faudra », ont déclaré jeudi Joe Biden et Emmanuel Macron dans un communiqué commun. Les présidents américain et français « réaffirment le soutien continu de leurs pays à l’Ukraine » et s’engagent notamment à lui fournir « une aide politique, sécuritaire, humanitaire et économique aussi longtemps qu’il le faudra », selon ce document.


07h00 : Bienvenue sur ce nouveau Live

Bonjour à toutes et à tous. En ce 2 décembre, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner les dernières informations sur le conflit. Lors de sa visite aux Etats-Unis, Emmanuel Macron a réitéré son soutien à l’Ukraine dans le conflit qui l’oppose à la Russie. Le président américain était sur la même longueur d’onde.