Guerre en Ukraine : Macron et Biden s'engagent à soutenir l'Ukraine « aussi longtemps qu'il le faudra »

conflit Toutes les infos du jeudi 1er décembre 2022 sont par ici

X.M, D.R et O.O
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Emmanuel Macron et Joe Biden, avant la réception à la Maison Blanche, le 1er décembre 2022.
Emmanuel Macron et Joe Biden, avant la réception à la Maison Blanche, le 1er décembre 2022. — Andrew Harnik/AP/SIPA

L’ESSENTIEL

  • La Commission européenne a proposé mercredi de travailler à la création d’un tribunal spécial pour juger les « crimes de la Russie » en Ukraine et à des solutions pour mobiliser les avoirs russes gelés afin de reconstruire ce pays.
  • Sur le terrain des opérations militaires, les forces russes maintiennent la pression en vue de tenter de s’emparer de Bakhmout, une ville de l’est du territoire ukrainien dans les environs de laquelle des combats font rage depuis l’été.
  • En France, l’Assemblée nationale a affirmé son « soutien le plus total » à Kiev et condamné « le crime d’agression » de la Russie envers l’Ukraine, dans une résolution adoptée à une forte majorite alors qu'un employé de l’ambassade d’Ukraine à Madrid a été légèrement blessé mercredi par l’explosion d’une lettre piégée destinée à l’ambassadeur.

A VOIR

A LIRE AUSSI




22h07 : Ce live est désormais terminé, merci de nous avoir suivis et à très vite !
20h00 : La conférence de presse entre Biden et Macron est terminée
19h57 : «Le président Zélensky a toujours voulu discuter avec la Russie », dit Macron

« Au moment même où l'Ukraine résiste, subit des crimes de guerre et des attaques sur ses infrastructures, le président Zélensky a proposé un plan de paix en 10 points. Depuis son élection jusqu'en février dernier, le président Zélensky a toujours voulu discuter. J'en ai été le témoin. »

19h55 : « Je ne vais pas prendre contact avec Monsieur Poutine. Je serai prêt à lui parler lorsqu'il aura décidé de mettre fin à la guerre », affirme Biden

Nous devons soutenir le peuple ukrainien. c'est inimaginable d'occuper l'Ukraine. Poutine a fait une grave erreur d'appréciation. Il pensait être accueilli  bras ouverts par les Russophones. 

19h55 : « Il faut que la Russie se retire de l'Ukraine » dit Joe Biden
19h53 : « Nous n'encouragerons jamais les Ukrainiens à accepter une solution qui leur ne leur convient pas »

« Il faut respecter le droit des Ukrainiens à choisir le moment pour négocier une issue à la guerre »

19h52 : « Ce sont nos valeurs qui sont en jeu en Ukraine », affirme Macron

« Le soutien octroyé par les Etats-Unis en Ukraine est essentiel pour les Ukrainiens, mais pour nous aussi. »

19h30 : Macron condamne une fois de plus les « crimes de guerre russes » en Ukraine

« Nous condamnons cette guerre et les crimes de guerre commis par l'armée russe. Nous soutenons l'armée ukrainienne et la population dans leur résistance. »

19h22 : « Nous continuerons à travailler ensemble pour rendre la Russie responsable de ses actes », dit Joe Biden

La conférence de presse commune entre Emmanuel Macron et Joe Biden s’est ouverte sur la guerre en Ukraine. « Nous nous réengageons avec nos alliés de l’OTAN à soutenir le peuple ukrainien face à ces agressions violentes. Nous continuerons de soutenir le peuple ukrainien, alors qu’il continue de se défendre avec acharnement contre l’agresseur russe. Poutine pense qu’il peut détruite la volonté du peuple ukrainien en s’en prenant à l’infrastructure civile, en faisant monte les prix de l’énergie et des denrées alimentaires. Mais il n’y parviendra pas. Nous continuerons à travailler ensemble pour rendre la Russie responsable de ses actes », a affirmé Joe Biden

19h08 : Biden et Macron s'engagent à soutenir l'Ukraine «aussi longtemps qu'il le faudra»

Les présidents américain et français ont publié un communiqué commun qui réaffirme leur soutien indéfectible à l'Ukraine. ils s'engagent notamment à lui fournir «une aide politique, sécuritaire, humanitaire et économique aussi longtemps qu'il le faudra».

18h42 : L'UE proche d'une décision pour plafonner les prix du pétrole russe

Les 27 pays de l'UE étaient proches de finaliser un accord jeudi soir pour imposer un plafond de 60 dollars par baril aux prix du pétrole russe vendu à des Etats tiers, en complément de leur embargo qui entre en vigueur lundi, selon des sources diplomatiques.

Le mécanisme prévoit d'interdire les services de transport maritime (fret, assurance...) pour le pétrole russe au delà du plafond, afin de limiter les recettes tirées par Moscou de ses livraisons aux pays qui n'imposent pas d'embargo, comme la Chine ou l'Inde.

17h51 : Patience pour les missiles air-sol de l’Allemagne

Le chef de l’Otan, Jens Stoltenberg, a déclaré qu’il était trop tôt pour se prononcer sur les pourparlers entre la Pologne et l’Allemagne concernant l’envoi de systèmes de défense antiaérienne Patriot d’Allemagne en Ukraine.

« Nous sommes tous d’accord sur le besoin urgent d’aider l’Ukraine, y compris avec des systèmes de défense antiaérienne », a déclaré Jens Stoltenberg lors d’une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Olaf Scholz. Cependant, a-t-il ajouté, « il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas seulement de livrer de nouveaux systèmes, mais de s’assurer que les systèmes qui sont livrés peuvent fonctionner », rapporte Reuters, et notamment avoir suffisamment de munitions et de pièces de rechange.

17h39 : Plus de 1.300 prisonniers libérés depuis le début de la guerre

Plus de 1.300 prisonniers ukrainiens ont été libérés lors d’échanges avec la Russie depuis le début de la guerre en février, a annoncé jeudi le président Volodymyr Zelensky après un nouvel échange entre Kiev et Moscou. « Nous ne nous arrêterons pas tant que nous ne [les] aurons pas tous récupérés. Après l’échange d’aujourd’hui, ce sont déjà 1.319 héros qui sont rentrés chez eux », s’est félicité le président ukrainien sur Telegram.

Selon son chef de cabinet, Andriï Iermak, « 50 défenseurs de l’Ukraine ont été libérés » jeudi, dont des « défenseurs de Marioupol et d’Azovstal », l’aciérie de cette ville portuaire du sud de l’Ukraine pilonnée au printemps par l’armée russe avant de tomber. Andrïï Iermak a précisé que « des prisonniers qui se trouvaient à Olenivka », une prison contrôlée par la Russie dans l’est de l’Ukraine, avaient été également libérés.

17h24 : Des vêtements chauds pour l'Ukraine

La Lituanie a acheté des vêtements pour protéger 25.000 militaires ukrainiens de l'hiver, rapporte l'ancienne porte-parole du président Volodymyr Zelensky Iuliaa Mendel sur Twitter


17h12 : Aleksandar Vulin, un prorusse nommé à la tête du renseignement serbe

Le gouvernement serbe a nommé jeudi Aleksandar Vulin, un prorusse proche du président Aleksandar Vucic, à la tête des services de renseignement serbes (BIA), a annoncé la télévision d’Etat (RTS). Aleksandar Vulin, 50 ans, ancien ministre de la Défense et de l’Intérieur est connu pour ses déclarations nationalistes qui ont souvent causé des froissements diplomatiques avec les pays voisins de la Serbie.

Il est aussi un des rares responsables étrangers européens à s’être rendu à Moscou après le début de l’invasion russe de l’Ukraine. Il avait rencontré en août dernier le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et lui avait répété que Belgrade n’introduirait pas de sanctions contre la Russie.

Avant son déplacement à Moscou, il avait déclaré que la Serbie « ne ferait pas partie de l’hystérie anti-russe ». La Serbie a condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie aux Nations Unies mais refuse de se joindre aux sanctions imposées à Moscou par l’Occident.

16h57 : Nouvel échange de prisonniers

Un nouvel échange de prisonniers est prévu ce jeudi entre Kiev et Moscou. Cinquante prisonniers de guerre doivent être échangé, d'après le responsable installé par la Russie à la tête de la région occupée de Donetsk, Denis Pushilin, sur Telegram.

16h39 : L’ambassade de Russie en Espagne condamne l’envoi de lettres piégées

L’ambassade de Russie en Espagne a condamné l’envoi de lettres piégées au gouvernement espagnol et à l’ambassade d’Ukraine. Dans un communiqué sur Twitter, en espagnol, il a déclaré : « Toute menace ou acte terroriste, encore plus dirigé contre une mission diplomatique, est totalement répréhensible ».



16h19 : Quelques photos AFP de l'année

On vous partage quelques photographies de l'année de l'agence de presse française (AFP) sur la guerre en Ukraine. 


Un homme marche dans un cimetière d'Irpin le 19 avril 2022, où au moins trois rangées de nouvelles tombes ont été creusées pour accueillir les personnes tuées lors de l'invasion russe de l'Ukraine.
Un homme marche dans un cimetière d'Irpin le 19 avril 2022, où au moins trois rangées de nouvelles tombes ont été creusées pour accueillir les personnes tuées lors de l'invasion russe de l'Ukraine. - Sergei SUPINSKY/AFP


Un militaire ukrainien se met à couvert alors que les gens évacuent la ville d'Irpin le 13 mars 2022.
Un militaire ukrainien se met à couvert alors que les gens évacuent la ville d'Irpin le 13 mars 2022. - Aris Messinis/AFP


Les évacués traversent un pont détruit alors qu'ils fuient la ville d'Irpin, au nord-ouest de Kiev, le 7 mars 2022.
Les évacués traversent un pont détruit alors qu'ils fuient la ville d'Irpin, au nord-ouest de Kiev, le 7 mars 2022. - Dimitar DILKOFF/AFP


Un sauveteur pousse un chariot avec une femme âgée lors de l'évacuation par des civils de la ville d'Irpin, au nord-ouest de Kiev, le 8 mars 2022.
Un sauveteur pousse un chariot avec une femme âgée lors de l'évacuation par des civils de la ville d'Irpin, au nord-ouest de Kiev, le 8 mars 2022. - Sergei SUPINSKY/AFP


15h58 : Le PDG de Dassault confirme un accord avec Airbus sur l’avion de combat européen

Le PDG de Dassault Aviation a confirmé jeudi qu’un accord avait été trouvé avec Airbus pour débloquer l’ambitieux projet d’avion de combat européen, deux semaines après des annonces en ce sens de responsables politiques allemands et français. « Oui, aujourd’hui c’est fait. Nous avons un accord avec Airbus. Tous les blocages ont été levés », a déclaré Eric Trappier au Figaro, précisant qu'« il ne reste plus que la signature formelle des contrats d’ici à quelques jours ».

15h43 : La diplomatie française teste la « cryptographie post-quantique »

En ces temps de lourds soupçons d’espionnage, c’est un enjeu essentiel. La diplomatie française a utilisé pour la première fois la cryptographie « post-quantique » entre Washington et Paris, une technologie capable de résister aux tentatives de décryptage les plus sophistiquées, a indiqué jeudi le président Emmanuel Macron.

« Cent ans après le premier télégramme diplomatique entre l’ambassade de France aux États-Unis et Paris, la France a transmis son premier télégramme diplomatique en cryptographie post-quantique ! », a indiqué le chef de l’État sur son compte Twitter. « Demain, un ordinateur quantique suffisamment puissant sera capable de casser tous les algorithmes de cryptographie et déchiffrer nos messages. Pour contrer cette menace, développer des technologies de cryptage post-quantique est un enjeu stratégique. Et nous y sommes ! ».


Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a relevé qu’il était devenu « indispensable de développer et maîtriser les technologies de cryptage permettant de protéger, à l’avenir, les communications sensibles ».

15h26 : Macron confirme qu’il parlera dans les prochains jours avec Poutine

Le président français Emmanuel Macron, en visite d’Etat à Washington, a confirmé jeudi qu’il s’entretiendrait dans les prochains jours avec son homologue russe Vladimir Poutine, dans une interview à la télévision américaine. « Je voulais d’abord faire la visite d’Etat et avoir une discussion poussée avec le président Biden et nos équipes ensemble », a expliqué Emmanuel Macron sur la chaîne ABC, indiquant qu’il parlerait au président russe « dans les prochains jours ».

Parmi les nombreux sujets évoqués lors de cette visite d’Etat à Washington qui a débuté mercredi, Joe Biden et Emmanuel Macron voudront certainement afficher leur entente sur la réponse à apporter à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le chef d’Etat français a appelé jeudi à « une paix durable » pour mettre fin à ce conflit.

15h15 : L’UE réclame la libération immédiate de l’opposante biélorusse hospitalisée

L’Union européenne appelle Minsk à « assurer le bien-être » et à « libérer immédiatement » l’opposante biélorusse Maria Kolesnikova, qui purge une peine de onze ans de prison et est actuellement hospitalisée, a déclaré jeudi le porte-parole du chef de la diplomatie de l’UE. « Les informations sur sa santé sont très, très inquiétantes », a commenté Peter Stano, porte-parole de Josep Borrell, lors d’un point de presse.

« Il est extrêmement important qu’elle reçoive l’attention et les soins médicaux d’urgence que son état de santé requiert et nous appelons les autorités biélorusses à assurer sa sécurité et son bien-être, car elles en portent la responsabilité, tant qu’elle est illégalement détenue », a poursuivi le porte-parole.

15h00 : Une pièce d’euro en hommage à l’Ukraine




14h45 : « Merci à la Norvège »




14h26 : Kiev limoge le nouveau directeur ukrainien de la centrale de Zaporojie, nommé la veille par Moscou

L’opérateur nucléaire ukrainien Energoatom a annoncé jeudi limoger le nouveau directeur ukrainien de la centrale de Zaporojie (sud), nommé la veille par la Russie qui s’est approprié le site, tout en appelant une nouvelle fois les employés à ne pas collaborer avec Moscou. Mercredi, Iouriï Tchernitchouk, qui travaillait déjà dans la centrale, avait annoncé dans un communiqué « accepter » la proposition russe de diriger ce site nucléaire.

« Iouriï Tchernitchouk, [jusque-là] ingénieur en chef adjoint de la centrale, qui a exercé ses fonctions pendant la guerre, a trahi l’Ukraine et est passé du côté de l’ennemi », a déploré jeudi le chef d’Energoatom Petro Kotine dans un communiqué, sa première réaction sur le sujet. « Au lieu de tout mettre en œuvre pour libérer la centrale au plus vite, il a décidé d’aider les occupants russes à légaliser leur appropriation criminelle [du site] et incite désormais d’autres employés à le faire », a-t-il encore fustigé.

14h10 : Londres confrontée à l’explosion des prix

La sortie britannique de l’Union européenne, il y a quasiment deux ans, s’est traduite par une inflation des factures alimentaires de près de 6 milliards de livres pour les consommateurs britanniques, frappant particulièrement les plus pauvres, d’après une étude de la LSE.

« Beaucoup de facteurs entrent en jeu », comme la flambée des prix énergétiques depuis l’invasion russe de l’Ukraine, mais « l’augmentation des barrières » réglementaires et administratives avec l’UE contribue à l’envolée des prix, remarque Richard Davies, professeur à l’université de Bristol et coauteur de l’étude.


13h50 : « Une guerre totale contre l’Ukraine signifie un soutien total à l’Ukraine »

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a prononcé ces mots à l’issue d’un entretien avec Josep Borrell, le haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères. Les deux hommes se sont rencontrés lors d’une réunion de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, à Lodz (Pologne).

Kouleba a demandé à l’UE de sanctionner l’industrie russe de production de missiles. Actuellement, l’UE interdit les exportations vers la Russie de « biens à double usage et de produits technologiques qui pourraient contribuer aux capacités de défense et de sécurité de la Russie » et proscrit « le commerce des armes et des armes à feu à usage civil » et « le commerce de munitions, de véhicules militaires et d’équipements paramilitaires ».

13h35 : Kiev appelle l’UE à sanctionner l’industrie russe de production de missiles

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a appelé jeudi les Occidentaux à sanctionner l’industrie russe de production de missiles, à la suite des frappes massives qui ont infligé de lourds dommages aux infrastructures énergétiques en Ukraine.

« J’ai remercié l’UE pour son aide continue en matière de défense et souligné que les prochaines sanctions de l’UE devraient inclure (…) l’industrie russe de production de missiles : il faut mettre un terme » à cette production, précisé Dmytro Kouleba.

13h25 : Les négociations pour l'adhésion de l'Ukraine à l'UE bientôt d'actualité ?

Selon le média Nexta, Anna Lührmann, ministre déléguée aux Affaires étrangères, a déclaré que les négociations sur l'adhésion de l'Ukraine à l'Union Européenne vont bientôt pouvoir commencer. 




13h10 : « L’heure de la victoire ukrainienne viendra ! »

« Ni le gel hivernal, ni l’obscurité, ni aucune autre manifestation de terreur n’aideront l’agresseur à conquérir les Ukrainiens. L’heure de la victoire ukrainienne viendra ! », a déclaré Volodymyr Zelensky, d’après un post Twitter du ministère de la Défense ukrainien ce jeudi.



12h37 : Moscou accuse Berlin de « diaboliser » la Russie

La Russie a accusé jeudi Berlin de chercher à la « diaboliser » après que les députés allemands ont voté une résolution qualifiant de « génocide » la famine orchestrée par Staline qui a fait des millions de morts en Ukraine dans les années 1930.

En 1932 et 1933, environ 3,5 millions d’Ukrainiens ont péri du fait de l'« Holodomor », un terme qui signifie, en ukrainien, l’extermination par la faim. Les récoltes étaient alors confisquées par le régime stalinien au nom de la collectivisation des terres.

L’Ukraine et de nombreux historiens estiment que cette famine massive, qui a aussi fait de nombreuses victimes au Kazakhstan, une autre ancienne république soviétique, est un « génocide ». Mais la Russie, où le président Vladimir Poutine s’efforce de réhabiliter le passé stalinien, réfute toute volonté d’extermination du peuple ukrainien.

12h22 : Un chien, terrifié par les bombardements, se réfugie dans les tranchées ukrainiennes




12h08 : La Russie doit payer pour la reconstruction de l’Ukraine, estime Borrell

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a annoncé jeudi qu’il allait étudier avec ses partenaires de l’OSCE, dont la réunion s’est ouverte à Lodz en Pologne, « toutes les possibilités légales » destinées à contraindre la Russie à payer pour la destruction de l'Ukraine.

« Nous avons saisi près de 20 milliards d’euros auprès d’oligarques et de personnes soutenant la Russie, et nous contrôlons environ 300 milliards de ressources financières de la banque centrale russe », a-t-il indiqué.

« Cet argent doit être utilisé pour la reconstruction de l’Ukraine », a-t-il insisté lors de la réunion ministérielle de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) qui se tient à Lodz (centre). L’Organisation réunit 57 membres, dont la Russie et l’Ukraine.

11h50 : 7,5 milliards d’avoirs russes gelés en Suisse

Le montant des avoirs russes gelés en Suisse suite aux sanctions prises contre Moscou après son invasion de l’Ukraine s’élevait à 7,5 milliards de francs suisses (7,6 milliards d’euros) au 25 novembre, a indiqué jeudi le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco). C’est presque un milliard de francs suisses de plus que le montant qui avait été rendu public par le Seco en juillet.

La Suisse est une destination prisée pour les Russes argentés ou des entreprises du pays, notamment parce que c’est une plaque tournante du négoce de matière première. Aux 7,5 milliards s’ajoutent aussi 15 biens immobiliers dans six cantons suisses, a indiqué le Seco mais sans donner d’autres précisions sur la nature de ces biens.

Erwin Bollinger, qui est responsable des relations économiques bilatérales au Secrétariat d’Etat, a néanmoins expliqué que le montant « ne reflète pas l’efficacité des sanctions », lors d’un point de presse. En effet, les autorités suisses sont parfois amenées à bloquer des fonds à titre préventif, le temps de faire les vérifications nécessaires et évaluer s’ils tombent sous le coup des nombreuses sanctions infligées à la Russie depuis son invasion de l’Ukraine le 24 février. Si les fonds s’avèrent exempts des sanctions, après un examen qui peut s’avérer compliqué et chronophage, ils sont alors débloqués.

11h38 : Un tribunal sur l’intervention russe en Ukraine n’aurait « aucune légitimité », estime le Kremlin

Le Kremlin a affirmé jeudi que la création d’un tribunal pour juger les actions de Moscou en Ukraine, notamment de possibles crimes de guerre, n’aurait « aucune légitimité », Bruxelles s’étant déclaré la veille favorable à un tel projet.

« En ce qui concerne ces tentatives de créer des tribunaux, elles n’auront aucune légitimité, nous ne les accepterons pas et nous les condamnerons », a indiqué à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

11h31 : Une autre lettre piégée adressée la semaine dernière au Premier ministre espagnol

Les autorités espagnoles ont révélé jeudi qu’une lettre piégée, aux caractéristiques « similaires » à celle ayant explosé mercredi à l’ambassade d’Ukraine à Madrid, avait été adressée la semaine dernière au Premier ministre Pedro Sanchez.

Le ministère de l’Intérieur a indiqué dans un communiqué qu’une « enveloppe contenant du matériel pyrotechnique » et adressée « au président du gouvernement Pedro Sanchez » avait été « détectée et neutralisée par les services de sécurité de la Présidence du gouvernement » le « 24 novembre ».

11h18 : Lavrov dénonce les propos « pas chrétiens » du pape sur les minorités ethniques en Russie

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a dénoncé jeudi des propos « pas chrétiens » du pape François, après que ce dernier eut qualifié de « cruels » les soldats russes issus de certaines minorités ethniques et combattant en Ukraine.

« Le pape François a fait il y a peu des déclarations pas du tout compréhensibles, absolument pas chrétiennes, désignant deux peuples de Russie, pour dire qu’on doit s’attendre de leur part à des atrocités lors de combats militaires », a estimé le ministre russe lors d’une conférence de presse.

11h03 : 40 % du réseau électrique ukrainien toujours hors d’usage

Près de la moitié du réseau électrique ukrainien restait jeudi hors d’usage, une semaine après les dernières frappes russes sur les infrastructures énergétiques, a indiqué l’opérateur privé DTEK, tout en soulignant les efforts « de jour comme de nuit » des électriciens pour les réparer.

« La Russie a détruit 40 % du système énergétique ukrainien avec des attaques terroristes aux missiles. Des dizaines de travailleurs de l’énergie ont été tués et blessés », a affirmé DTEK dans un communiqué publié sur Telegram.

Après avoir essuyé des défaites militaires humiliantes sur le terrain, la Russie a commencé en octobre à viser des installations énergétiques ukrainiennes, provoquant de graves dégâts et entraînant des graves pénuries d’électricité qui affectent des millions d’Ukrainiens chaque jour.

10h46 : Nouvelle lettre « suspecte » interceptée dans une base militaire espagnole

Une nouvelle lettre « suspecte » a été interceptée jeudi dans une importante base militaire près de Madrid, au lendemain de l’explosion d’une lettre piégée dans l’ambassade d’Ukraine en Espagne, a-t-on appris auprès du ministère de l’Intérieur. « Entre trois et quatre heures du matin, les systèmes de sécurité de la base aérienne de Torrejón de Ardoz ont détecté une enveloppe suspecte qui pourrait contenir un certain type de mécanisme », a indiqué le ministère.

« Des effectifs de la Police nationale et de la Garde civile se sont rendus sur la base pour sécuriser la zone et les enquêteurs de la police analysent cette enveloppe qui était adressée au Centre des satellites », a-t-il ajouté. Cette base, située non loin de Madrid, est utilisée notamment pour les déplacements en avions officiels des membres du gouvernement espagnol.

Mercredi, le chargé de sécurité de l’ambassade d’Ukraine à Madrid avait été légèrement blessé par l’explosion d’une lettre piégée destinée à l’ambassadeur, amenant Kiev à ordonner un renforcement de la sécurité dans toutes ses représentations diplomatiques.

10h35 : L’Assemblée condamne le « crime d’agression » de la Russie

L’Assemblée nationale a affirmé mercredi son « soutien le plus total » à Kiev et condamné « le crime d’agression » de la Russie envers l’Ukraine, dans une résolution adoptée à une forte majorité.

Déposé par les groupes de la majorité présidentielle, à l’initiative de Pieyre-Alexandre Anglade (Renaissance), le texte appelle à « une zone de protection autour de la centrale nucléaire de Zaporojie », la plus grande d’Europe, et affirme le « soutien le plus total » de l’Assemblée « à l’Ukraine, son peuple, sa souveraineté et son intégrité territoriale ».

La résolution, qui n’a pas de valeur législative, a été adoptée avec 303 voix pour. Les groupes LFI et RN se sont largement abstenus, un député LFI a voté contre. Une large partie de l’Assemblée a applaudi son adoption, se tournant vers l’ambassadeur d’Ukraine en France Vadym Omelchenko, présent dans l’hémicycle.

10h16 : Coup d’œil dans le rétro

Vous n’avez pas suivi l’actualité sur le front de l’Ukraine mercredi ? Vous pouvez retrouver toutes les informations heure par heure dans notre live d’hier :

Ou un résumé condensé des infos essentielles dans notre récap' quotidien :


09h57 : Le « vert Zelensky », « l’identité politique d’un pays en résistance »

En Ukraine, envahie par la Russie depuis neuf mois, le vêtement se décline en kaki sur le front, dans les rues et même sur les épaules du dirigeant du pays. Pourquoi les vêtements sont-ils un symbole essentiel de la guerre ? En quoi la façon dont Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, s’habille est une information cruciale ? On vous raconte tout dans ce papier :



09h42 : Moscou et Saint-Pétersbourg de plus en plus chères

L’hebdomadaire The Economist a sorti son classement des villes les plus chères du monde. Moscou et Saint-Pétersbourg ont vu leurs prix s’envoler et bondissent au classement - la capitale russe gagne 88 places à la 37e position - sous l’effet des sanctions occidentales et d’un marché de l’énergie dynamique qui soutient le rouble, relève le journal.

08h56 : L’ONU lance un appel record pour l’aide humanitaire, dopé par l’Ukraine

L’ONU a lancé jeudi un appel de fonds record pour 2023 face aux besoins humanitaires qui s’envolent, portés par le conflit en Ukraine et les effets du changement climatique, tels que les risques de famine en Afrique.

Les agences humanitaires des Nations unies nécessiteront 51,5 milliards de dollars US (49,6 milliards d’euros) l’an prochain, des besoins en hausse de 25 %. Ces fonds leur permettront de financer leurs programmes pour venir en aide à 230 millions de personnes parmi les plus vulnérables dans 68 pays.

06h52 : Le ministre français des Armées au Pentagone

Alors qu’Emmanuel Macron est aux Etats-Unis pour une visite d’Etat, le ministre des Armées Sébastien Lecornu a rencontré son homologue américain Lloyd Austin mercredi au Pentagone. Ils « ont insisté sur l’importance d’entretenir la forte coopération bilatérale entre nos deux pays, et ont signé une déclaration d’intention qui codifie nos principes partagés », a déclaré le Pentagone.

Pour le chef du Pentagone, le texte fait respecter « nos engagements dans le domaine du contre-terrorisme à travers le monde, de l’Afrique, à l’Indo-Pacifique », et renforce « notre coopération dans les domaines spatiaux et cyber ». Les deux ministres ont également évoqué le « soutien à l’Ukraine, et la force de l’Alliance de l’OTAN ».

06h40 : Le coût de la guerre pour l’Ukraine

Selon la Commission européenne, plus de 20.000 civils et plus de 100.000 militaires ukrainiens ont été tués ou blessés depuis le début de l’invasion en février. Les dommages subis par l’Ukraine sont évalués à 600 milliards d’euros.

06h30 : Bienvenue sur ce nouveau Live

Bonjour à toutes et à tous. En ce premier jour du mois de décembre, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner les dernières informations sur le conflit. Hier, Bruxelles a encore fait monter d’un cran la pression sur Moscou. La Commission européenne a en effet proposé de créer un tribunal spécial pour juger les « crimes de la Russie » en Ukraine. Elle a également souhaité travailler à des solutions pour mobiliser les avoirs russes gelés afin d’aider Kiev à reconstruire le pays. 

Sur le terrain militaire, les Russes font tout pour s’emparer de Bakhmout, une ville de l’est de l’Ukraine. Cette bataille a pris une importance d’autant plus symbolique pour le Kremlin que la conquête de cette ville, avec l’appui du groupe paramilitaire Wagner, arriverait après une série d’humiliantes défaites, avec les retraites de Kharkiv en septembre et de Kherson en novembre.