Etats-Unis : Hakeem Jeffries succède à Nancy Pelosi et devient le premier homme noir chef d’un parti au Congrès

passation L’élu new-yorkais a 52 ans, soit trente moins que Nancy Pelosi

20 Minutes avec AFP
U.S. Representative Hakeem Jeffries (D-NY) speaking at a press conference of the House Democratic Leadership for the 118th Congress. (Photo by Michael Brochstein/Sipa USA)/43087654//2212010033
U.S. Representative Hakeem Jeffries (D-NY) speaking at a press conference of the House Democratic Leadership for the 118th Congress. (Photo by Michael Brochstein/Sipa USA)/43087654//2212010033 — Michael Brochstein/Sipa USA/SIPA

Une pagee se tourne. L’élu démocrate Hakeem Jeffries a été désigné mercredi par ses pairs pour succéder à Nancy Pelosi et diriger son parti à la Chambre américaine des représentants. Il devient le premier Afro-Américain à occuper de telles responsabilités au Congrès américain.

L’élu de 52 ans, qui occupe des postes à responsabilités dans l’état-major démocrate depuis 2019, a exprimé son « immense fierté » d’avoir été nommé à ce poste, à l’issue d’un vote à huis clos.

L’élection de Hakeem Jeffries marque un changement générationnel significatif au Congrès américain : l’élu new-yorkais est de trente ans le cadet de Nancy Pelosi, la présidente ( « Speaker ») de la Chambre. « Cette nouvelle génération de leaders reflète le dynamisme et la diversité de notre grande nation », a applaudi cette dernière.

Paralysie en vue

Nancy Pelosi avait annoncé mi-novembre renoncer au poste de cheffe des démocrates dans la future Chambre des représentants après deux décennies. Elle continuera à siéger à la chambre basse, comme simple élue de Californie.

En tant que chef des démocrates, Hakeem Jeffries naviguera dès janvier dans une Chambre où son parti ne sera plus majoritaire. Les républicains ont remporté le contrôle de cette chambre à l’issue des élections de mi-mandat de novembre.

Même si leur majorité sera plus mince que prévu, les républicains disposeront d’un pouvoir conséquent en matière d’inspection, qu’ils ont promis d’utiliser pour une kyrielle d’investigations sur la gestion par le président Biden de la pandémie ou du retrait d’Afghanistan.

Le camp de Joe Biden s’est toutefois assuré de garder le contrôle du Sénat. Désormais privé d’un Congrès qui lui était entièrement acquis depuis deux ans, le parti du président démocrate ne pourra plus faire voter de grands projets. Mais l’autre camp non plus.