Pérou : Près de 14.000 oiseaux de mer, dont des pélicans, morts de la grippe aviaire

EPIDEMIE Une alerte sanitaire relative au virus H5N1 avait déjà été émise dans le pays une semaine plus tôt

20 Minutes avec agences
Une majorité d’entre eux étaient des pélicans. Photo d'illustration
Une majorité d’entre eux étaient des pélicans. Photo d'illustration — CAPMAN VINCENT/SIPA

Près de 14.000 oiseaux de mer sont morts de la grippe aviaire H5N1 au Pérou. Une majorité d’entre eux étaient des pélicans, selon un communiqué du Service national des forêts et de la faune (Serfor) publié ce mardi.

Le dernier décompte recense exactement 13.869 oiseaux morts de la grippe aviaire, dont plus de 10.200 pélicans. Selon la spécialiste de la faune marine du Serfor, Lady Amaro, ce décompte a été effectué par des experts dans les régions de Piura (à la frontière de l’Equateur), Lambayeque, La Libertad, Ancash, Ica, Moquegua, Tacna et Lima.



Une progression du virus partout en Amérique

Le Service national de santé agricole (Senasa) a précisé qu’un cordon sanitaire a été mis en place dans le village de Gallito (région de Lambayeque) afin de contrôler le premier foyer de grippe aviaire détecté dans une exploitation avicole. L’organisme avait déjà émis une alerte sanitaire de 180 jours la semaine dernière après avoir confirmé trois cas de H5N1 hautement contagieuse chez des pélicans.

Des dizaines de pélicans ont été retrouvés morts sur les rivages de plusieurs plages au sud de Lima entre lundi et mardi. Selon le Senasa, l’alerte sanitaire a été décrétée à titre de précaution car le virus, importé par des oiseaux migrateurs d’Amérique du Nord, pourrait se propager aux « volailles de basse-cour » et dans les exploitations commerciales.



Le premier foyer de grippe aviaire sur le continent américain a été déclaré au Canada en 2021. En janvier, le virus a été détecté aux Etats-Unis, affectant la production de volailles. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a exprimé son inquiétude en raison de la migration saisonnière des oiseaux, permettant à la maladie pourrait atteindre l’Amérique centrale et du Sud.