Blanchiment d’argent : Le Conseil de l’Europe appelle l’île de Man à faire encore mieux sur le « contrôle interne »

Transparence Moneyval, l’organe du Conseil de l’Europe évaluant les mesures de lutte contre le blanchiment, vient de publier son quatrième rapport intermédiaire depuis 2016

20 Minutes avec AFP
La plage de Peel sur l’île de Man.
La plage de Peel sur l’île de Man. — Jones/Shutterstock

Selon le Conseil de l’Europe, l’île de Man doit encore faire des efforts de transparence. L’organisation intergouvernementale a donc appelé mardi le territoire à prendre « des mesures supplémentaires » dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, jugeant que l’île « conserve des lacunes modérées ».

Dans son quatrième rapport intermédiaire d’évaluation de l’île de Man depuis 2016, Moneyval, l’organe du Conseil de l’Europe évaluant les mesures de lutte contre le blanchiment d’argent, formule deux principaux griefs. Il pointe tout d’abord l’absence d’obligation d’audit indépendant pour les entreprises et professions non financières, à l’exception des prestataires de services aux sociétés et trusts.

Du mieux depuis 2016

Moneyval souligne ensuite l’absence d’obligation, pour les entreprises et groupes non financiers contrôlés depuis l’île de Man ainsi que pour les filiales étrangères installées sur l’île, de mettre en œuvre des programmes de lutte contre le blanchiment ou le financement du terrorisme. En conséquence, Moneyval demande que « les exigences de contrôle interne soient élargies » sur l’île de Man.

Après un « rapport d’évaluation » publié en 2016, l’île de Man avait été placée dans la procédure de « suivi renforcé » par Moneyval. Dans son troisième rapport intermédiaire, datant de 2020, l’organisation considérait que l’île se conformait pleinement ou en grande partie à 39 des 40 recommandations internationales de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Comme les îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey, Man n’appartient pas au Royaume-Uni mais à la monarchie britannique, et gère ses affaires intérieures en toute autonomie.