Guerre en Ukraine : Pour Emmanuel Macron, Moscou utilise « l’alimentation comme arme de guerre »

conflit Retrouvez toutes les infos sur le conflit de ce samedi 26 novembre 2022, 275e jour de guerre en Ukraine

D.R.
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Le président français Emmenuel Macron à Dijon, le 25 novembre 2022.
Le président français Emmenuel Macron à Dijon, le 25 novembre 2022. — TARDIVON JC/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Quinze civils ont péri vendredi dans un bombardement russe sur Kherson, dans le sud de l’Ukraine, deux semaines après le retrait contraint des troupes russes de cette ville stratégique.
  • La stratégie russe de viser les infrastructures essentielles, au moment où l’Ukraine a basculé dans des températures hivernales, est constitutive de « crimes de guerre » pour les alliés occidentaux de l’Ukraine, et qualifiée de « crime contre l’humanité » par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
  • Les frappes de Moscou ont provoqué des coupures d’électricité en Ukraine et des millions de foyers sont dans le noir dans le pays.

A VOIR

A LIRE



Ce live est maintenant terminé, merci de nous avoir suivis

On vous donne rendez-vous dès demain, dimanche, pour retrouver les dernières informations sur la guerre en Ukraine. Avec aux manettes de ce live, Diane Regny !

21h42 : Kherson libérée mais pas déminée

Ihor Klymenko, le chef de la police nationale ukrainienne, a déclaré que 32 civils avaient été tués à Kherson depuis le 9 novembre. Selon le Kyiv Independent citant le gouverneur de l’oblast de Kherson, Yaroslav Yanushevych, les troupes russes bombardent fréquemment Kherson depuis leur retrait forcé de la ville et, le 24 novembre, elles ont mené 17 attaques contre la ville, tuant sept personnes et en blessant 21.

Les agents de déminage de la police ont contrôlé 450 hectares de terrain dans l’oblast de Kherson et retiré quelque 3.500 explosifs.

21h17 : La France envoie des générateurs

Paris va envoyer une centaine de générateurs vers la Roumanie pour qu’ils soient « remis aux autorités ukrainiennes dans les prochains jours », selon le ministère des Affaires étrangères.

21h06 : 6 millions d'euros pour les céréales

Pour rappel, Emmanuel Macron a annoncé ce samedi une contribution supplémentaire de 6 millions d'euros pour le transport et la distribution par le Programme alimentaire mondial de céréales d'Ukraine à destination du Yémen et du Soudan. « Les pays les plus fragiles ne doivent pas payer le prix d'une guerre qu'ils n'ont pas voulue », a expliqué le président français dans une vidéo publiée sur Twitter.

20h37 : Pourquoi l’Armée de l’Air déploie-t-elle « une mini-base aérienne » avec quatre Rafale en Lituanie ?

« 20 Minutes » a suivi la préparation de la nouvelle mission de la BA118 de Mont-de-Marsan, qui déploie quatre Rafale et une centaine de personnels en Lituanie pendant quatre mois. Le reste du reportage c'est ci-dessous avec Michaël Bosredon



Départ d'un des quatre pilotes de la 30e escadre de chasse de Mont-de-Marsan, pour une mission en Lituanie.
Départ d'un des quatre pilotes de la 30e escadre de chasse de Mont-de-Marsan, pour une mission en Lituanie. - Thibaud MORITZ



20h15 : Des promesses de soutien




20h02 : La Chine donne 100 millions de dollars à Cuba

La Chine a fait un don de quelque 100 millions de dollars à Cuba, au cours d'une visite officielle du président cubain Miguel Díaz-Canel qui vient de s'achever dans ce pays, a annoncé samedi son vice-premier ministre cubain, Alejandro Gil.

Le président cubain a conclu vendredi une visite officielle en Chine, une étape de la tournée internationale qui l'a mené en Algérie, Russie et Turquie avec l'ambition de renforcer le secteur critique de l'énergie électrique, qui souffre depuis mai d'une forte crise de production se traduisant par des pannes de courant et des pénuries de carburant.

La Chine est le second partenaire commercial de l'île, après le Venezuela, et un important allié politique.

19h31 : Paris-Washington, des partenaires particuliers

Et si vous voulez savoir pourquoi Macron a le droit à sa 2e visite d'Etat, c'est par là :




19h25 : Macron fait passer Biden avant Poutine

Le chef d’Etat français Emmanuel Macron n’a pas d’entretien prévu avec son homologue russe Vladimir Poutine avant sa visite d’Etat aux Etats-Unis qui se déroulera la semaine prochaine, a indiqué vendredi l’Elysée.

« Le président n’a pas d’entretien avec le président Poutine a son agenda avant la visite aux États-Unis », a déclaré à des journalistes un conseiller du président. « Ses conversations avec le président (Vladimir) Poutine ne sont pas indexées sur celles qu’il peut avoir avec le président (Joe) Biden », a-t-il commenté.

Emmanuel Macron arrivera à Washington mardi soir pour une visite d’Etat.

19h13 : La Turquie admet des « progrès » de la Suède et de la Finlande

La Turquie a estimé que la Suède et la Finlande avaient réalisé des « progrès » en vue de l’adhésion des pays nordiques à l’Otan, selon une déclaration commune à l’issue d’une réunion vendredi à Stockholm.

Dans un communiqué, les trois pays se sont « félicités de l’intensification de la coopération (…) et des progrès accomplis par la Finlande et la Suède dans le respect du mémorandum » signé en marge du sommet de Madrid en juin.

18h45 : Un « ancien général » des Marines américains fait partie de Wagner

Le chef du groupe russe de mercenaires Wagner, Evguéni Prigojine, a affirmé vendredi qu'un «ancien général» des Marines américains faisait partie de cette armée privée dont les recrues combattent notamment en Ukraine.

Pour en savoir plus, c'est par ici : 




18h02 : 90 ans après la Grande famine, un « génocide » se répète

Il y a 90 ans, ils étaient des millions à mourir de la Grande famine provoquée volontairement par le régime stalinien. Aujourd’hui, avec l’invasion russe qui a mis leur pays à feu et à sang, pour beaucoup en Ukraine l’Histoire se répète. « Ce qui s’est passé dans les années 1930 est un génocide et ce qui se passe maintenant c’est aussi un génocide. Les parallèles sont très clairs », estime Ganna Pertchouk, une retraitée venue à une cérémonie religieuse à la mémoire des victimes de l’Holodomor.

Surnommée « le grenier à blé de l’Europe » pour la fertilité de ses terres noires, l’Ukraine a perdu quatre à huit millions d’habitants dans la grande famine de 1932-1933, orchestrée selon des historiens par Staline pour réprimer toute velléité nationaliste et indépendantiste de ce pays, alors république soviétique. Ce drame est officiellement considéré comme un « génocide » par Kiev et plusieurs pays occidentaux, un terme farouchement rejeté par Moscou.

Et ce samedi, parmi les personnes rassemblées pour commémorer les victimes de la famine, l’avocat Andriï Savtchouk, 39 ans : si « les Ukrainiens ont pu tenir » dans les années 1930, ils « tiendront bon » face à Moscou, assure-t-il. « Nous avons une volonté inflexible et la confiance. Et le monde entier est avec nous ».

17h47 : Au moins un mort après un bombardement sur Tchassiv Iar

Une frappe sur Tchassiv Iar, dans l’est de l’Ukraine, a fait au moins un mort et deux blessés, a indiqué le Parquet régional.

17h33 : Temps de pause


Un militaire ukrainien se repose sur la ligne de front dans un lieu tenu secret dans la région de Donetsk, en Ukraine, le samedi 26 novembre 2022.
Un militaire ukrainien se repose sur la ligne de front dans un lieu tenu secret dans la région de Donetsk, en Ukraine, le samedi 26 novembre 2022. - Roman Chop/AP/SIPA


17h13 : 32 civils tués à Kherson depuis le retrait des forces russes

Le chef de la police nationale ukrainienne, Ihor Klymenko, a déclaré ce samedi que 32 civils avaient été tués à Kherson depuis le 9 novembre, date à laquelle les forces russes ont été contraintes de se retirer de la ville qu’elles occupaient depuis huit mois, rapporte le Kyiv Independent.

16h52 : La Russie continue à construire ses dents de dragon

En octobre, le patron du groupe paramilitaire Wagner, Evguéni Prigojine, a annoncé la construction d’une ligne défensive dans le Donbass. Cette « ligne Wagner », constituée de blocs pyramidaux, va être également édifiée près de Kherson, de Marioupol et de Zaporojie. Et elle continue à être érigée. 


Pour en savoir plus, vous pouvez vous (re)plonger dans cet article :


16h34 : Rencontre du Triangle de Lublin

Les Premiers ministres de Lituanie, de Pologne et d'Ukraine ​​se sont rencontrés ce samedi à Kiev pour des entretiens afin de discuter et de réitérer leur engagement à travailler ensemble « pour contrer l'agression armée de la Russie ».

Les États membres du Triangle de Lublin ont publié une déclaration commune condamnant les « crimes de guerre systémiques commis par les forces russes dans des régions de l’Ukraine, y compris les attaques délibérées, aveugles et disproportionnées contre la population civile et des éléments de l’infrastructure civile ».



16h18 : Image du front


Un marine de la flotte russe change d'emplacement alors que les combats font rage dans la région de Kherson, dans une région encore occupée par les Russes.
Un marine de la flotte russe change d'emplacement alors que les combats font rage dans la région de Kherson, dans une région encore occupée par les Russes. - Konstantin Mihalchevskiy//SIPA


15h54 : Le ministre biélorusse des Affaires étrangères est mort

Le ministre biélorusse des Affaires étrangères, Vladimir Makei, est décédé, selon les médias d’État biélorusses. La Biélorussie est un allié significatif de la Russie et l’a soutenu dans son invasion de l’Ukraine, notamment en permettant aux troupes du Kremlin de traverser ses frontières.

15h33 : Le message d’Emmanuel Macron pour l’Holodomor

« Les pays les plus fragiles ne doivent pas payer le prix d’une guerre qu’ils n’ont pas voulue », déclare le président français qui accuse la Russie d’« instrumentaliser la faim comme moyen de pression et l’alimentation comme arme de guerre ».



15h19 : Un « entraînement au tir » à Boutcha

On vous partage cette interview d'un habitant de Boutcha qui explique que lorsque les forces russes occupaient la ville, des snipers étaient positionnés et tiraient « un passant, une voiture ». « Ils tiraient juste (...) Ils ont décidé de tuer des gens. De faire un entraînement au tir », explique-t-il devant la caméra. 



15h01 : Echange de prisonniers

Neuf prisonniers de guerre russes ont été libérés ce samedi lors d'un échange de prisonniers avec l'Ukraine, a annoncé l'agence de presse russe Tass, selon Reuters, citant le ministère de la Défense de Moscou.

« Le 26 novembre, à la suite du processus de négociation, neuf militaires russes qui étaient en danger de mort en captivité ont été renvoyés du territoire contrôlé par le régime de Kiev », a indiqué le ministère dans un communiqué. 

D'après Nexta, un média biélorusse d'opposition, l'Ukraine a de son côté récupéré 12 prisonniers dont trois seraient des civils. 



14h47 : 15 millions de Berlin pour soutenir les exportations de céréales

Le chancelier allemand Olaf Scholz a lui annoncé dans une vidéo une aide supplémentaire de 15 millions d’euros pour soutenir les exportations de céréales ukrainiennes, impactées par la guerre.

14h27 : Qu’est-ce que l’Holodomor ?

L’Holodomor est une famine provoquée volontairement par le régime stalinien dans les années 1930, qui a acquis une nouvelle résonance depuis l’invasion russe. Le Parlement allemand a pris la décision vendredi de définir comme « génocide » l’Holodomor, qui a provoqué la mort d’environ 3,5 millions d’Ukrainiens en 1932 et 1933 sur fond de collectivisation des terres.

La Russie rejette cette classification, arguant que la grande famine qui a sévi en URSS au début des années 1930 n’a pas seulement fait des victimes ukrainiennes, mais aussi russes, kazakhes, et parmi d’autres peuples.

14h11 : Johnson relaie un appel aux dons pour les hôpitaux ukrainiens

L’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson a encouragé les Britanniques à soutenir un appel à l’équipement médical pour l’Ukraine, organisé par le plus grand groupe d’hôpitaux privés du Royaume-Uni. « Les hôpitaux de toute l’Ukraine ont besoin de notre soutien », a-t-il écrit sur Twitter.



12h54 : Commémoration des victimes de la Grande Famine
12h35 : Une maternité en ruines dans la région de Zaporojie


Le service de maternité de l'hôpital multidisciplinaire de Vilniansk en ruines après un bombardement russe qui aurait coûté la vie à un bébé de deux jours, à Vilniansk dans la région de Zaporojie.
Le service de maternité de l'hôpital multidisciplinaire de Vilniansk en ruines après un bombardement russe qui aurait coûté la vie à un bébé de deux jours, à Vilniansk dans la région de Zaporojie. - Dmytro Smolienko/Ukrinfor/SIPA


12h15 : Une famille ukrainienne




11h57 : Les « Grains d’Ukraine »

Un programme appelé « Grains d’Ukraine » pour subventionner les exportations de céréales vers les pays pauvres et affamés a été lancé à l’occasion de l’anniversaire de la famine provoquée par l’Holodomor de Staline.

Jusqu’à 60 navires céréaliers ukrainiens peuvent être envoyés d’ici le milieu de l’année prochaine vers certains des pays les plus pauvres du monde en Afrique, a déclaré Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, dans un communiqué. 

« Le vol et la destruction des céréales ukrainiennes provoquent la famine en dehors des frontières de l'Ukraine, dans certains des pays les plus pauvres du monde », a dénoncé le ministère de la Défense ukrainienne ce samedi. 



11h39 : L’Ukraine engrange les promesses de soutien au 90e anniversaire de l’Holodomor

L’Ukraine engrangeait les promesses de soutien face à Moscou samedi, au 90e anniversaire de l’Holodomor, la famine provoquée volontairement par le régime stalinien dans les années 1930, qui a acquis une nouvelle résonance depuis l’invasion russe. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré que son peuple tiendrait bon face aux attaques russes, qui provoquent régulièrement des coupures massives d’électricité et d’eau alors que les températures hivernales s’installent.

« Les Ukrainiens ont vécu des choses vraiment terribles. Et malgré tout, ils ont conservé la capacité de ne pas obéir et leur amour de la liberté. Autrefois, ils voulaient nous détruire par la faim, aujourd’hui - par l’obscurité et le froid », a déclaré Volodymyr Zelensky dans une vidéo publiée sur Telegram. « Nous ne pouvons pas être brisés », a-t-il lancé.

Plusieurs dirigeants européens ont fait le déplacement samedi à Kiev pour les commémorations de l’Holodomor, que l’Ukraine considère comme un « génocide ».

11h21 : Un tiers des obusiers occidentaux en réparation

Au total, l'Ukraine a reçu environ 350 obusiers de la part des Occidentaux depuis le début de l'invasion. D'après le New York Times, un tiers d'entre eux ont été retiré du champ de bataille et sont en réparation à cause de l'usure. 



11h05 : Posez-nous vos questions

Nous pouvons à présent répondre à vos questions. Donc si vous avez une interrogation sur la guerre en Ukraine, n’hésitez pas à la partager dans les commentaires !


10h49 : Les îles Féroé prolongent leur accord de pêche avec la Russie

Les îles Féroé, territoire autonome danois de l’Atlantique nord qui n’appartient pas à l’Union européenne, ont prolongé leur accord de pêche avec la Russie pour un an, malgré la guerre en Ukraine, a indiqué samedi leur ministre de la Pêche.

« Les îles Féroé ont tout à fait raison de prolonger l’accord de pêche existant avec la Russie, dans le cadre duquel nous échangeons des quotas de pêche avec les Russes. (…) Pour nous, cet accord concerne bien plus que la pêche », a dit au quotidien danois Jyllands-Posten Árni Skaale, rappelant condamner « toute forme de guerre - aussi la guerre en Ukraine ».

Depuis 1977, cet accord, renouvelable annuellement, porte sur des quotas de prises sur plusieurs espèces (notamment du cabillaud, de l’églefin, du merlan et du hareng) en mer des Barents pour les marins férigiens et dans les eaux au large des îles Féroé pour les Russes. Selon le ministère de la Pêche, le produit de l’accord constitue 5 % du PIB des Féroé.

10h31 : On rembobine

Vous n’avez pas suivi l’actualité sur le front de l’Ukraine vendredi ? Vous pouvez retrouver toutes les informations au fil de la journée dans notre live quotidien :

Ou la version condensée de la journée dans notre récap' quotidien :


10h18 : Les femmes et les mères de Russie

La chercheuse spécialiste de la Russie et des régimes post-soviétique Anna Colin-Lebedev propose de se pencher sur le cas des mères et des femmes russes. D’après elle, les rencontres de Vladimir Poutine avec certaines d’entre elles sont « triées » et sélectionnées avec soin et ne représentent qu’un exercice de communication bien rodé. L’intérêt de l’analyse se porte plutôt sur des groupes un peu moins visibles dans un monde médiatique extrêmement surveillé par le pouvoir. Pour en savoir plus, c’est ici :



10h01 : Dans un village ukrainien dévasté, l’hiver ajoute de la misère à la misère

Alors que les températures s’effondrent dans l’est de l’Ukraine, Serguiï Khmil n’a pas le choix : il va utiliser les innombrables caisses de munitions abandonnées par l’armée russe en retraite comme combustible cet hiver. Sans ce bois, il pense qu’il mourra probablement de froid dans les ruines de son village de Kamyanka. « Le plus dur, c’est de trouver assez de bois coupé », explique-t-il. « Il y a une queue énorme pour obtenir du bois donné par des volontaires ».

Sa maison ayant été largement détruite par les bombardements, Serguiï Khmil travaille dur pour convertir sa cuisine d’été en logement hivernal de fortune, désormais rempli de couvertures, de caisses de munitions et d’un fourneau assemblé à partir de douilles d’obus russes. « Je dois recouvrir les murs d’une autre couche d’isolant », ajoute-t-il en observant la pièce modeste qui, il l’espère, lui permettra de passer l’hiver.

En mars, le village a été bombardé et mitraillé par des hélicoptères avant que l’infanterie et les chars ne prennent d’assaut la zone alors que les forces russes avançaient vers le sud depuis Izioum pendant les premiers jours de l’invasion. Après avoir occupé le secteur, les Russes se sont installés, réquisitionnant les bâtiments, pillant les maisons, volant de l’alcool et conduisant en état d’ébriété, selon les habitants.

09h45 : La semaine en quatre infographies

Chaque semaine, 20 Minutes vous propose de vous repencher sur la semaine en Ukraine avec quatre infographies représentatives. Entre les victimes du froid et des bombes, les centrales nucléaires ukrainiennes ou encore l'exportation de pétrole russe, vous pouvez tout retrouver dans notre récap' infographies : 


09h30 : L’Odyssée d’un survivant de la Shoah

Borys Shyfrin a dû fuir son pays lorsqu’il était enfant pour échapper aux nazis. Huit décennies plus tard, c’est en Allemagne que cet Ukrainien a trouvé refuge, au seuil de son existence. « Il ne me reste plus que ces affaires », soupire le vieil homme de 81 ans en désignant, dans l’armoire de sa chambre, quelques chemises offertes par des bénévoles. Cette pièce ne se trouve plus à Marioupol, sa ville d’origine dans le sud de l’Ukraine, mais à Francfort, dans l’ouest de l’Allemagne, où il est hébergé dans une maison de retraite depuis le mois de juillet.

Borys Shyfrin compte parmi ces Juifs ukrainiens, survivants de la Shoah, qui ont trouvé refuge dans le pays dont le régime hitlérien a persécuté la famille pendant la Seconde Guerre mondiale. S’il n’avait « aucune envie » de quitter Marioupol où il avait une « belle vie » avant l’invasion russe, le retraité a dû s’y résoudre durant le siège de la cité portuaire par l’armée russe, qui a fini en mai par prendre son contrôle. « Il n’y avait plus de gaz, plus d’électricité, pas d’eau non plus », raconte-t-il.

Dans la ville pilonnée durant des mois, les cadavres jonchaient les rues, se souvient-il. « Il y en avait tellement… Personne ne les ramassait. Les gens s’y sont habitués - personne n’y prêtait plus attention. » Veuf, cet ancien ingénieur en radio militaire a perdu le contact avec son fils unique depuis plusieurs années. Un rabbin et des volontaires ont finalement permis sa fuite, une odyssée terrestre l’a conduit à travers le sud de l’Ukraine, la Russie et la Biélorussie, en train et en voiture, jusqu’à Varsovie, en Pologne. Son voyage vers l’Allemagne voisine a été organisé par la Claims Conference, une organisation qui représente les victimes juives du nazisme dans les procédures d’indemnisation et les aide via des programmes sociaux.

09h17 : Des millions de foyers privés de courant

Plus de six millions de foyers ukrainiens étaient affectés par des coupures d’électricité vendredi, deux jours après des frappes massives russes contre ce pays, selon Volodymyr Zelensky. « Ce soir, des coupures se poursuivent dans la plupart des régions et à Kiev », a ajouté le chef de l’Etat dans son adresse quotidienne.

Vendredi soir, le réseau électrique avait perdu « 30 % » de ses capacités, a précisé sur Telegram l’opérateur Ukrenergo, alors que ce manque était de « 15-20 % » mercredi matin. « Nous prévoyons de passer le week-end avec un déficit d’environ 25 %. Ce chiffre est déjà proche de celui d’avant la dernière attaque, mais encore un peu trop important. Par conséquent, les calendriers des restrictions seront maintenus », a précisé l’opérateur.

09h08 : Quinze civils tués à Kherson dans un bombardement

Quinze civils ont été tués vendredi dans un bombardement russe sur la ville de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, a annoncé une responsable de la ville, d’où les troupes de Moscou se sont retirées récemment.

« Aujourd’hui, 15 habitants de la ville ont été tués et 35 blessés, dont un enfant », à la suite des frappes russes, a affirmé Galyna Lugova, responsable de l’administration militaire de la ville, sur les réseaux sociaux. Elle a précisé que plusieurs « maisons privées et des immeubles de grande hauteur » avaient été endommagés lors des frappes.


09h02 : Bienvenue sur ce live !

Bonjour à toutes et tous, et bienvenue sur ce live. Nous allons suivre ensemble ce samedi l’actualité liée à la guerre en Ukraine.