Indonésie : Un garçon de 6 ans sorti vivant des décombres deux jours après le séisme

miracle Le garçon, prénommé Azka, a été retrouvé à côté du corps sans vie de sa grand-mère

20 Minutes avec agences
Des secouristes tentent d'évacuer des personnes coincées dans un véhicule après un glissement de terrain déclenché par un tremblement de terre à Cianjur, dans l'ouest de Java, en Indonésie, le 21 novembre 2022.
Des secouristes tentent d'évacuer des personnes coincées dans un véhicule après un glissement de terrain déclenché par un tremblement de terre à Cianjur, dans l'ouest de Java, en Indonésie, le 21 novembre 2022. — SANDIKA FADILAH/SIPA

C’est un véritable « miracle ». Un garçon prénommé Azka et âgé de six ans a été extrait vivant des décombres deux jours après un séisme qui a fait au moins 271 morts en Indonésie, a indiqué jeudi un sauveteur. Le sauvetage a été filmé mercredi soir et a relancé les espoirs de sortir d’autres survivants des ruines provoquées par le tremblement de terre qui a ébranlé lundi les environs de la ville de Cianjur, à l’ouest de l’île indonésienne de Java.



« Quand nous avons réalisé qu’Azka était vivant, tout le monde a fondu en larmes, moi compris », a expliqué le sauveteur volontaire Jeksen Kolibu. Une vidéo filmée par smartphone montre les secouristes sortir indemne des décombres le garçon, resté sans eau et nourriture pendant deux jours. Un sauveteur, avec un grand sourire, porte dans ses bras le garçon vêtu d’un tee-shirt et d’un pantalon bleu, tandis qu’un autre court derrière pour tenir la main de l’enfant, sur cette vidéo publiée par l’administration du district de Bogor, Java occidentale.


Protégé par un oreiller

Le jeune Azka est filmé ensuite buvant une boisson avec une paille, tandis qu’un sauveteur lui caresse ses cheveux. Il a été retrouvé à côté du corps sans vie de sa grand-mère, a ajouté Jeksen Kolibu, sauvé grâce à un mur qui a résisté aux secousses, empêchant une autre paroi de s’effondrer sur lui, ont rapporté les médias locaux. « Il a été retrouvé du côté gauche de la maison, sur un lit. Il était protégé par un oreiller et il y avait un espace de 10 cm entre lui et une paroi de béton », a détaillé Jeksen Kolibu. « C’était un endroit très étroit, sombre, chaud et l’ouverture ne laissait pas passer beaucoup d’air ». « On ne s’attendait pas à ce qu’il soit toujours vivant après 48 heures, sinon on aurait fait plus d’efforts la veille au soir » pour le retrouver, regrette-t-il.



Plus d’un tiers des victimes de ce séisme sont des enfants, qui étaient à l’école ou à la maison quand le séisme est survenu, selon les données de l’agence de gestion des catastrophes (BNPB). Mais le temps est compté pour trouver d’autres survivants alors que la pluie et les répliques du séisme ralentissent les recherches. « Aujourd’hui, les services de secours ont déployé 6.000 personnes. Il pleut mais nous continuons à chercher », a déclaré le chef du BNPB Suharyanto qui, comme de nombreux Indonésiens, ne porte qu’un nom. Le dernier bilan, annoncé mercredi soir par les autorités est de 271 morts, 40 disparus et plus de 2.000 blessés.