Guerre en Ukraine : Le chef d'état-major américain juge peu probable que Kiev libère entièrement le pays

conflit Retrouvez les dernières informations sur le conflit en ce mercredi 16 novembre 2022

X.M., X.R., M.P. et C.d.S
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Un militaire ukrainien vérifie les tranchées creusées par des soldats russes dans une zone reprise de la région de Kherson, en Ukraine, le mercredi 12 octobre 2022.
Un militaire ukrainien vérifie les tranchées creusées par des soldats russes dans une zone reprise de la région de Kherson, en Ukraine, le mercredi 12 octobre 2022. — Leo Correa/AP/SIPA

L’ESSENTIEL

  • La Pologne a placé mardi son armée en état d’alerte renforcée après avoir été atteinte par ce qu’elle a décrit comme un « projectile de fabrication russe », qui a fait deux morts. Dans la nuit, le président polonais a relevé qu’il n’y avait à ce stade pas de « preuve équivoque » sur l’auteur du tir.
  • Paris, Londres, Washington et Berlin ont assuré Varsovie de leur soutien. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a pour sa part exprimé ses « condoléances pour la mort de citoyens polonais victimes de la terreur des missiles russes ».
  • La Pologne, qui partage une frontière avec l’Ukraine, est membre de l’Otan et quelque 10.000 militaires américains se trouvent dans le pays. Le chef de l’Otan Jens Stoltenberg doit tenir dès ce mercredi une « réunion d’urgence » avec les ambassadeurs de l’Alliance.
  • De son côté, Moscou a qualifié les accusations de tirs russes sur le sol polonais de « provocations » dans « le but de créer une escalade de la situation ». « Aucune frappe n’a été menée sur des objectifs proches de la frontière ukraino-polonaise », a affirmé le ministère russe de la Défense.

A VOIR

A LIRE AUSSI



C'est l'heure de se quitter. Merci d'avoir suivi avec nous toutes les infos liées au conflit. On se retrouve demain pour un nouveau live !
21h13 : Zelensky réclame l’accès à « toutes les données » de partenaires sur le missile tombé en Pologne

Le président Volodymyr Zelensky a réclamé mercredi l’accès pour les experts ukrainiens à « tous les données » des Occidentaux et au site de l’explosion du missile tombé en Pologne, près de la frontière ukrainienne. « Nous voulons établir tous les détails, chaque fait. Voilà pourquoi il nous faut (…) obtenir l’accès à toutes les données dont disposent nos partenaires et au site de l’explosion », a-t-il déclaré dans son adresse traditionnelle du soir.

20h55 : Environ un quart de la population ukrainienne sans électricité

La Russie a mené mardi des frappes massives sur les infrastructures civiles ukrainiennes dans tout le pays, y compris près de la frontière polonaise, qui ont laissé des millions de foyers sans électricité, selon Kiev.

Le plus haut gradé américain a estimé qu’environ « un quart » de la population ukrainienne était sans électricité en raison de ce barrage de missiles, au moins « une soixantaine, voire jusqu’à 90 ou 100 », a-t-il dit en parlant de la « plus grosse vague de missiles » tirés sur l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe, le 24 février.

20h47 : Jim Carrey, banni de Russie, fait de l’ironie

L’acteur canado-américain Jim Carrey a été interdit d’entrée sur le territoire russe lundi, comme une centaine d’acteurs et de journalistes canadiens. La star a répondu à l’écrivaine Margaret Atwood par un message ironique sur Twitter. « Jim Carrey et moi avions prévu un petit week-end coquin à Moscou. Je suppose que ce sera plutôt à Kiev », s’est amusée la romancière. « Nous aurons toujours Paris », a répondu l’acteur.



20h35 : La Russie perd sur tous les fronts, selon le chef d’état-major américain
20h23 : Washington compare Taïwan et l’Ukraine

La Chine commettrait une « erreur stratégique » en attaquant Taïwan, similaire à celle commise par la Russie en Ukraine, a mis en garde mercredi le plus haut gradé américain, le général Mark Milley.

« Je pense que cela serait imprudent. Ce serait une erreur politique, une erreur géopolitique, une erreur stratégique, similaire à l’erreur stratégique commise par [le président russe Vladimir] Poutine en Ukraine », a affirmé le chef d’état-major américain en réponse à une question.

20h09 : Une liste de collaborateurs laissée en évidence par les Russes à Kherson

Le service de sécurité de l’Ukraine a trouvé des listes de collaborateurs à Kherson, soigneusement laissées par les Russes en fuite dans l’une des caches, rapporte Nexta.





19h50 : « Faible probabilité » que l’Ukraine puisse déloger complètement les Russes, selon le chef d’état-major américain

Le chef d’état-major américain, le général Mark Milley, a estimé mercredi peu probable au moins à court terme que l’Ukraine puisse déloger militairement la Russie de l’ensemble des territoires qu’elle occupe dans le pays, y compris la Crimée.

« La probabilité d’une victoire militaire ukrainienne, expulsant les Russes de tout l’Ukraine y compris (…) la Crimée, la probabilité que cela se passe de sitôt n’est pas très élevée militairement », a déclaré le général Milley lors d’une conférence de presse.

19h37 : Le Pentagone dénonce un « crime de guerre » après des dizaines de frappes en Ukraine

Le chef d’état-major américain, le général Mark Milley, a jugé mercredi que les frappes de missiles russes ayant visé la veille les infrastructures d’énergie civile en Ukraine constituaient un « crime de guerre ».

S’exprimant lors d’une conférence de presse, le plus haut gradé des Etats-Unis a estimé que la Russie avait échoué sur tous les fronts dans sa guerre contre l’Ukraine, et y menait par conséquent une « campagne de terreur ».

19h25 : Zelensky appelle la Chine à « ne pas choisir le côté de la Russie »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé mercredi la Chine à « ne pas choisir le côté de la Russie » dans la guerre que mène Moscou contre l’Ukraine.

« Il est important pour nous que la Chine ne choisisse pas le camp de la Russie », a déclaré Volodymyr Zelensky à la télévision ukrainienne, alors que Pékin a refusé de condamner l’invasion russe de l’Ukraine et rejette les sanctions occidentales contre Moscou.

19h17 : La Hongrie juge irresponsables les propos de Zelensky

Le gouvernement hongrois a estimé mercredi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky donnait « un mauvais exemple » en affirmant que le missile ayant tué deux personnes dans un village polonais près de la frontière avec l’Ukraine était russe.

« Dans une telle situation, les dirigeants mondiaux s’expriment de manière responsable », a déclaré à la presse Gergely Gulyas, chef de cabinet du Premier ministre Viktor Orban. Or « le président ukrainien, en accusant immédiatement les Russes, a eu tort, c’est un mauvais exemple », a-t-il ajouté, saluant au contraire l’attitude prudente de la Pologne et des Etats-Unis.

19h15 : Scénario catastrophe

L’heure est à l’apaisement ce mercredi après la chute d’un missile en Pologne, à quelques kilomètres de la frontière ukrainienne. Mais l’incident dans ce pays de l’Otan aurait pu provoquer une escalade dévastatrice. Notre journaliste Octave Odola s’est penché sur ce scénario catastrophe. « On aurait pu se retrouver en guerre en quelques heures. »

Pour découvrir la suite, c’est par ici :



18h59 : Zelensky aimerait avoir un système de défense aérienne israélien

« Volodymyr Zelensky a déclaré aux journalistes que l’Ukraine souhaitait des systèmes de défense aérienne israéliens et qu’il avait récemment discuté de la question avec Benjamin Nétanyahou, qui a promis de les prendre en considération », rapporte Christopher Miller, correspondant au Financial Times.




18h52 : Une vidéo pour tout comprendre au missile tombé en Pologne



18h40 : La Russie est « au bout du compte, responsable », estime la Maison-Blanche

La Maison-Blanche n’a « rien vu qui contredise » l’hypothèse, avancée par Varsovie, selon laquelle le missile tombé en Pologne provenait « selon toute probabilité » de la défense antiaérienne ukrainienne, a estimé mercredi une porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Adrienne Watson.

« Cela étant dit, quelles que soient les conclusions définitives, il est clair que la Russie est, au bout du compte, responsable de cet incident tragique » à cause de ses frappes contre les infrastructures civiles ukrainiennes, a-t-elle estimé dans un communiqué, en ajoutant : « l’Ukraine avait, et a, le droit de se défendre. »


18h28 : Le fils de Donald Trump ajoute son grain de sel

« Puisque c’est un missile ukrainien qui a frappé notre allié de l’OTAN, la Pologne, pouvons-nous au moins arrêter de dépenser des milliards pour les armer maintenant ? », a tweeté Donald Trump Junior.



Pour rappel, la Russie est soupçonnée d’ingérence dans l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis.


18h05 : Le missile tombé en Pologne était « russe », insiste Zelensky

« Je n’ai aucun doute sur le fait que ce n’était pas notre missile ou notre tir de missile. Nous devons participer à l’enquête. Je veux que nous soyons justes et si c’était l’utilisation de notre défense aérienne, alors je veux ces preuves », a affirmé le président ukrainien.




17h46 : L'Ukraine fait don de 27.000 tonnes de céréales à l'Éthiopie

Le ministère des infrastructures a déclaré que les céréales sont transportées sur le vraquier Nord Vind via le corridor céréalier soutenu par les Nations unies, rapporte The Kyiv Independent.


17h22 : Le chef du Pentagone insiste sur le « contexte » des frappes russes

Après le missile tombé en Pologne mardi, le ministre américain de la Défense a insisté mercredi sur le « contexte » des frappes russes ciblant des infrastructures civiles ukrainiennes.

« Ce que nous connaissons est le contexte dans lequel tout ceci se passe. La Russie accuse revers après revers sur le champ de bataille et met les civils ukrainiens et les infrastructures civiles dans son viseur », a souligné le ministre américain Lloyd Austin en ouverture d’une réunion virtuelle du Groupe de contact pour la défense de l’Ukraine, qui compte près de 50 pays.

« Nous continuerons de travailler étroitement avec nos alliés, la Pologne et d’autres, pour réunir plus d’informations », a-t-il assuré.

17h03 : La Russie entre en récession, recul de 4 % du PIB au troisième trimestre

La Russie est officiellement entrée en récession après un recul de 4 % de son produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre, selon une première évaluation publiée mercredi par l’agence de statistiques Rosstat.

La tendance, dans le prolongement d’un deuxième trimestre déjà plombé (-4,1 %), est largement affectée par les effets des lourdes sanctions occidentales consécutives à l’intervention militaire du Kremlin en Ukraine.


16h40 : La Russie convoque l’ambassadeur polonais

Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué mercredi l’ambassadeur polonais à Moscou, a indiqué la diplomatie russe, au lendemain d’un tir de missile meurtrier en Pologne ayant fait craindre une escalade dans le conflit en Ukraine.

« L’ambassadeur polonais est convoqué au ministère russe des Affaires étrangères », a indiqué sur Telegram la porte-parole de la diplomatique russe, Maria Zakharova, sans donner plus de précisions.


16h21 : Un drone ukrainien abattu à la frontière avec la Biélorussie

L’armée biélorusse, alliée de Moscou, a indiqué avoir abattu mercredi un drone ukrainien de reconnaissance à la frontière entre les deux pays, où la tension reste forte depuis l’offensive russe en Ukraine lancée fin février en partie depuis la Biélorussie.

« Le drone a été abattu à la kalachnikov. L’engin quadrirotor était équipé d’une caméra, il servait à des opérations de reconnaissance et à filmer les moyens techniques déployés pour surveiller la frontière », ont indiqué les gardes-frontières de la Biélorussie, dans un communiqué.

Ils précisent que le drone a été retrouvé côté biélorusse à 100 mètres de la frontière, dans le district de Kobrine, dans le sud-ouest du pays. Les gardes-frontières biélorusses ont publié des photos de l’engin présumé, sur lesquelles on voit un petit drone gisant dans l’herbe. Ils précisent qu’un engin ukrainien similaire a été détruit le 2 novembre dans la région biélorusse de Gomel.


15h56 : Les marchés misent sur le maintien du corridor agricole ukrainien

Rien n’est encore acté mais les marchés ont déjà pris les paris : les cours des céréales accusent ces derniers jours un net repli, tablant sur le maintien du corridor maritime ukrainien à trois jours de l’expiration d’un accord crucial pour la sécurité alimentaire mondiale. Sur le marché européen Euronext, les cours décrochent depuis mardi : celui du blé a atteint son plus bas niveau depuis septembre, sous les 317 euros la tonne en séance mercredi. Le maïs dévissait sous les 306 euros la tonne en séance, du jamais vu depuis le mois d’août.

« Je suis convaincu que l’accord sur les céréales va continuer », a déclaré mercredi matin le président turc en marge du sommet du G20 à Bali, espérant une prolongation « pour un an ». Recep Tayyip Erdogan est l’un des artisans de cet accord signé fin juillet entre la Russie et l’Ukraine sous l’égide de l’ONU, qui a permis d’exporter près de 11 millions de tonnes de céréales et expire vendredi soir.


15h39 : Kiev vote pour prolonger la loi martiale et la mobilisation

Le parlement ukrainien a voté en faveur de la prolongation de la loi martiale et de la mobilisation pour la cinquième fois depuis le début de la guerre menée par la Russie, selon le législateur Yaroslav Zhelezniak, rapporte The Kyiv Independent. Elles sont toutes les deux prolongées jusqu'au 19 février 2023. 


15h24 : « Nous sommes prêts à remettre les preuves de la trace russe que nous avons »

« Nous préconisons un examen conjoint de l’incident de l’atterrissage du missile en Pologne », a tweeté Oleksiy Danilov Secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine. « Nous sommes prêts à remettre les preuves de la trace russe que nous avons. Nous attendons des informations de nos partenaires, sur la base desquelles on a conclu qu’il s’agit d’un missile de défense aérienne ukrainienne », a-t-il ajouté.




15h05 : « Nouvelle agitation côté russe sur le front Sud »

Le Cédric Mas du jour : 




14h56 : Le G20 condamne la guerre en Ukraine



Et pour le récap' de l'intervention d'Emmanuel Macron à l'issue du G20 c'est par ici  :





14h52 : A Kherson, récit de torture sous l’occupation russe

Anatoly Stozkiï a été détenu deux fois plusieurs semaines à Kherson, ville du Sud de l’Ukraine restée huit mois sous occupation russe. Il raconte à l’AFP ses interrogatoires, ligoté, frappé et électrocuté par des services russes et prorusses. Intégré avec un fusil dans une unité de la force territoriale de défense ukrainienne le 24 février au début de l’invasion russe, il se trouve à Kherson le 2 mars quand les forces de Moscou entrent dans la ville. Il reçoit l’ordre de rester chez lui avec son arme et d’attendre les instructions.

Le 25 avril, « [les Russes] sont venus ici, j’étais avec ma femme et ma fille de trois ans. Je leur ai donné mon arme car ils menaçaient de tuer ma famille », se souvient-il. Puis ils l’ont emmené, une cagoule sur la tête, dans ce qu’il pensera ensuite être un commissariat tout proche de chez lui. Placé dans une cellule, « ils m’ont attaché à une chaise et 3-4 personnes m’ont interrogé. Ils m’ont frappé avec une matraque et m’ont mis un pistolet ou un fusil sur la tête. Ils frappaient principalement les côtés du visage, le dessus de la tête et les oreilles, de sorte qu’il n’y ait pas de traces sur le visage ».


Cette photographie prise le 14 novembre 2022 montre un missile Uragan non explosé (au premier plan) et un homme allongé après une autre explosion de missiles russes Uragan dans la région de Kherson.
Cette photographie prise le 14 novembre 2022 montre un missile Uragan non explosé (au premier plan) et un homme allongé après une autre explosion de missiles russes Uragan dans la région de Kherson. - AFP

Des hommes cagoulés, des services de sécurité russes (FSB) selon lui. « Ils m’ont demandé où j’avais eu cette arme, qui me l’avait donnée, et pourquoi je ne l’avais pas rendue » après l’entrée des Russes dans la ville. Ils lui prennent son passeport, ses empreintes digitales et relèvent son ADN. Ils lui disent qu’il est maintenant dans une base de données, qu’il ne doit pas quitter la ville et doit désormais collaborer avec les Russes. Ils le relâchent le 4 mai, dans la rue, après lui avoir mis une cagoule sur la tête. « Quand je suis rentré chez moi, j’étais complètement bleu, j’étais couvert d’ecchymoses », relate Anatoly.



14h44 : En Allemagne, l’incendie volontaire d’un foyer d’Ukrainiens n’avait pas de mobile politique

L’incendie volontaire le 19 octobre d’un foyer accueillant des réfugiés ukrainiens dans le Nord de l’Allemagne aurait été allumé par un pyromane et n’avait donc pas de mobile politique, a annoncé mercredi le parquet local.

Cet incendie avait presque entièrement détruit, sans faire de victime, un foyer situé à Gross Strömkendorf (Mecklembourg-Poméranie) où logeaient une quinzaine d’Ukrainiens. Une croix gammée avait été peinte peu avant sur la porte, faisant craindre un acte xénophobe et suscitant une vague d’indignation en Allemagne.

Mais au terme de leurs investigations, les enquêteurs ont interpellé un suspect, un pompier de 32 ans qui aurait agi sans aucun mobile politique, affirme le parquet de Schwerin. Les policiers ont rapidement suivi la piste d’un « pyromane », d’autres incendies ayant été allumés dans le secteur.

14h31 : Le ministre de la Défense britannique refuse de spéculer sur l’origine du missile

Le ministre de la Défense britannique, Ben Wallace, a déclaré qu’il ne spéculerait pas sur l’origine du missile qui a frappé la Pologne hier. « Nous essayons tous d’établir les faits, la communauté internationale travaille ensemble. Je pense que le Premier ministre polonais a été assez clair sur le fait que nous progresserons une fois que nous saurons exactement ce qui s’est passé », a-t-il affirmé à des journalistes avant d’ajouter que, quelle que soit l’origine de la frappe, ce drame est la conséquence de « l’agression directe de la Russie » contre l’Ukraine.

14h20 : L’Ukraine demande « un accès immédiat » au site touché par un missile en Pologne

L’Ukraine a demandé mercredi « un accès immédiat » au site en Pologne où est tombé la veille un missile, dont Varsovie a jugé « hautement probable » qu’il s’agisse d’un projectile antiaérien ukrainien.

« L’Ukraine demande un accès immédiat au site de la frappe pour les représentants de la Défense et des gardes-frontières », a réclamé sur Twitter le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense ukrainien, Oleksiï Danilov, qui a dit souhaiter « un examen conjoint de l’incident ».

14h10 : Le village polonais de Przewodow sous le choc après la chute d’un missile

Les habitants d’un village polonais proche de la frontière avec l’Ukraine restent sous choc mercredi matin après l’explosion, la veille, d’un missile d’origine inconnue qui y a tué deux personnes. « J’ai peur. Je n’ai pas dormi de la nuit, je regarde la télévision depuis ce matin et de nombreuses idées me traversent la tête », déclare à l’AFP Joanna Magus, enseignante de l’école primaire à Przewodow, village situé à environ six kilomètres de la frontière. « J’espère que c’est un missile perdu. Si ce n’est pas le cas, nous sommes impuissants. Nous ne savons pas quoi faire après », dit-t-elle. Les habitants indiquent que le projectile a touché un séchoir à céréales, situé près de l’école du village.


13h52 : L'aéroport de Kherson, dévasté par la guerre




13h44 : La Russie interdit d’entrée le Premier ministre irlandais

La Russie a annoncé mercredi interdire l’entrée sur son territoire au Premier ministre irlandais Micheal Martin et à une cinquantaine d’autres hauts responsables irlandais, en réponse aux sanctions occidentales liées au conflit en Ukraine.

« En agissant sur ordre de Bruxelles, l’Irlande mène une campagne agressive de propagande antirusse », a affirmé le ministère russe des Affaires étrangères, en expliquant la mise en place de ces sanctions visant 52 personnalités irlandaises.

Au côté de Michael Martin figurent notamment sur la liste le ministre irlandais des Affaires étrangères et de la Défense, Simon Coveney, le ministre des Finances Paschal Donohoe, ainsi que des sénateurs et des députés. « Le gouvernement irlandais soutient inconditionnellement les mesures restrictives unilatérales mises en place par l’Union européenne contre des citoyens russes et qui visent à isoler notre pays sur la scène internationale », a dénoncé le ministère russe.

13h33 : La Chine appelle au calme

Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a appelé « toutes les parties concernées » à « rester calmes et faire preuve de retenue afin d’éviter une escalade », alors qu’un missile a tué deux hommes dans le village polonais de Przewodow en frappant un bâtiment agricole mardi.

13h23 : La Russie « porte la responsabilité » de la frappe en Pologne, d’après Stoltenberg

Jens Stoltenberg a déclaré que bien que le missile qui a atterri en Pologne hier et tué deux personnes était « très probablement » des systèmes ou des missiles de défense aérienne ukrainiens, « ce n’est pas la faute de l’Ukraine ».

« La Russie porte la responsabilité de ce qui s’est passé en Pologne hier, car c’est le résultat direct de la guerre en cours et de la vague d’attaques de la Russie contre l’Ukraine hier », a affirmé le secrétaire général de l’Otan.

13h12 : La vie quotidienne en Ukraine




12h59 : « Pas d’indication d’une attaque délibérée » en Pologne, selon le chef de l’Otan

L’Otan ne dispose « d’aucune indication » permettant d’attribuer l’explosion mortelle en Pologne à « une attaque délibérée » contre ce pays, a estimé mercredi le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg.

« Notre analyse préliminaire suggère que l’incident a été probablement causé par un missile de système ukrainien de défense anti-aérienne tiré pour défendre le territoire ukrainien contre les missiles de croisière russes », a déclaré M. Stoltenberg lors d’une conférence de presse à Bruxelles.


12h49 : Prague soutient la création d'un tribunal international pour enquêter sur les crimes de guerre de la Russie

La chambre basse du parlement tchèque reconnaît les autorités russes comme un « régime terroriste ». La résolution condamne les attaques massives de la Russie contre les civils et les infrastructures énergétiques en Ukraine et soutient la création d'un tribunal international pour enquêter sur les crimes de guerre de la Russie, rapporte The Kyiv Independent.

12h41 : Volodymyr Zelensky « a fait face », « on peut le comparer à Churchill »

L’ambassadeur de France en Ukraine a salué le courage du président ukrainien. Interrogé sur France Info, Etienne de Poncins a estimé que si Volodymyr Zelensky avait fui l’Ukraine « la résistance aurait été plus difficile ». « Il est resté. On peut le comparer à Churchill. Il a fait face, il a dit non », a-t-il ajouté.



12h30 : Le président polonais juge « hautement probable » que le missile provienne de la défense ukrainienne

Le président polonais Andrzej Duda a considéré mercredi comme « hautement probable » que le missile qui a tué deux personnes à la frontière avec l’Ukraine ait été utilisé par la défense ukrainienne.

« Rien n’indique qu’il s’agissait d’une attaque intentionnelle contre la Pologne », a-t-il affirmé à la presse. « Il y a une forte probabilité qu’il s’agisse d’un missile qui a simplement été utilisé par la défense antimissile ukrainienne », a-t-il poursuivi. C’est « probablement un accident malheureux, hélas ».


12h24 : Les images d'un missile russe intercepté par la défense ukrainienne




12h12 : La région de Kiev s’attend à une semaine « difficile » avec des températures -10 °C

La semaine à venir sera « difficile » pour les habitants de la région de Kiev en Ukraine, a averti mercredi le gouverneur régional, Oleksiï Kouleba, au lendemain de lourdes frappes russes qui ont de nouveau endommagé son réseau électrique.

« Les destructions sont importantes », a-t-il alerté dans une vidéo publiée sur Telegram, malgré le travail « toute la nuit des électriciens et de tous les services nécessaires » pour réparer les infrastructures touchées. Selon lui, « cette situation se poursuivra la semaine prochaine ». « Nous anticipons la semaine à venir comme assez difficile, car on s’attend à ce que (…) les températures descendent jusqu’à -10 °C ».

Le gouverneur de la région de Kiev a tenu à rassurer au maximum la population civile, plongée dans le noir pendant plusieurs heures pour des centaines de milliers d’entre eux mardi à la suite des frappes de missiles russes. « Les infrastructures essentielles fonctionnent », notamment « tous les hôpitaux et les établissements médicaux », a-t-il indiqué dans cette vidéo, précisant que des générateurs étaient utilisés « là où il n’y a toujours pas de courant ».


12h01 : Berlin propose de soutenir Varsovie avec des patrouilles aériennes

Berlin a proposé mercredi de soutenir Varsovie avec des patrouilles aériennes après la chute meurtrière d’un missile en Pologne. « En réaction aux événements en Pologne, nous allons offrir à la Pologne des patrouilles aériennes avec des Eurofighters allemands », a déclaré un porte-parole du ministère allemand de la Défense, Christian Thiels, lors d’un point presse à Berlin.

« Cela peut intervenir dès demain, si la Pologne le souhaite. Les jets n’ont pas besoin d’être déplacés en Pologne. Les patrouilles peuvent partir des bases aériennes allemandes », a-t-il ajouté. « Nous sommes déjà en contact avec les Polonais (à ce sujet) et la ministre allemande de la Défense va s’entretenir aujourd’hui avec son homologue polonaise à propos de cette offre », a-t-il poursuivi.



11h50 : Le ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas décoré par Zelensky

« C’est avec honneur et humilité que je reçois l’Ordre du Prince Yaroslav le Sage des mains du président Volodymyr Zelensky. Mais soyons clairs sur une chose : c’est le peuple ukrainien et son armée qui méritent une médaille pour leur bravoure et leur persévérance », a tweeté Wopke Hoekstra.




11h36 : Macron a appelé Zelensky après les « terribles » frappes russes mardi contre l’Ukraine

Le président français Emmanuel Macron a indiqué mercredi avoir appelé son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky après des frappes russes « terribles » contre l’Ukraine.

« Il y a eu hier (mardi) une journée terrible pour l’Ukraine et le peuple ukrainien », a indiqué le président en soulignant que « plus de 85 missiles » avaient frappé des infrastructures civiles, au cours d’une conférence de presse à l’issue du sommet du G20 à Bali en Indonésie.


11h28 : Et voilà, c'est fini pour la prise de parole de Macron

Le président explique devoir rejoindre Bangkok pour le sommet de l'Apec.

11h19 : « Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'une provocation à l'égard du G20 »

« Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'une provocation à l'égard du G20 », ce qui « ne change en rien la gravité » des faits, poursuit le président en répondant à une autre question des journalistes. Et d'aller ainsi à l'encontre des derniers propos de Volodymyr Zelensky :



11h16 : « Je resterai extrêmement prudent, nous ne pouvons pas les attribuer »

 « Il y a eu hier une journée terrible pour l'Ukraine et le peuple ukrainien. Plus de 85 missiles sont tombés sur des cibles, des infrastructures civiles. Il y a eu une offensive aérienne redoublée de la part de la Russie. Dans ce contexte, il y a eu ces deux missiles tombés sur le sol polonais. Je resterai extrêmement prudent. Aujourd'hui nous ne pouvons pas les attribuer. Il nous faut rester très prudent », répond Emmanuel Macron à un journaliste qui lui pose une question sur le missile qui a touché la Pologne.


Emmanuel Macron s'exprime à l'issue du G20, à Bali, le 16 novembre 2022.
Emmanuel Macron s'exprime à l'issue du G20, à Bali, le 16 novembre 2022. - Capture d'écran Twitter Elysée.


11h14 : La Russie n’a « rien à voir » avec le missile tombé en Pologne, lâche le Kremlin
11h14 : La frappe russe la plus proche de la Pologne était à 35 km de la frontière, affirme Moscou

La Russie a affirmé mercredi que ses frappes n’avaient touché la veille que le territoire ukrainien, ajoutant avoir identifié le missile tombé en Pologne comme un projectile tiré par un système de défense des forces de Kiev.

« Nous voulons souligner que les frappes de haute précision n’ont été menées que sur le territoire de l’Ukraine à une distance supérieure à 35 kilomètres de la frontière ukraino-polonaise », a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué. Les débris retrouvés en Pologne « ont été identifiés de manière catégorique par des spécialistes russes (…) comme un élément d’un missile guidé antiaérien des systèmes de défense antiaérienne S-300 des forces armées ukrainiennes », a-t-il ajouté.

11h11 : Le Kremlin salue la « retenue » de la réaction américaine

Le Kremlin a salué mercredi la « retenue » des Etats-Unis au sujet du missile tombé la veille en Pologne, assurant que la Russie n’avait « rien à voir » avec cet incident qui a suscité une flambée de tension.

« En l’occurrence, il faut noter la réaction pleine de retenue et plus professionnelle de la partie américaine", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, dénonçant l' » hystérie » de « hauts responsables de plusieurs pays ». « La Russie n’a rien à voir avec l’incident qui s’est produit en Pologne », a-t-il ajouté.

11h12 : La Turquie devient une route détournée du pétrole russe vers l’UE

La Russie engrange moins d’argent avec ses exportations d’énergies fossiles mais la Turquie devient une route détournée pour exporter du pétrole russe vers l’UE, une « faille » dans les sanctions, met en garde un centre de recherche indépendant mercredi.

Cette publication du Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA), basé en Finlande, intervient alors que l’Ukraine a été visée mardi par d’intenses bombardements russes sur des infrastructures et qu’un missile d’origine inconnue est tombé en Pologne.

« Est-ce que cela serait possible si les Russes n’avaient pas accès à des financements ? Tout le monde comprend que non », a souligné Oleg Ustenko, le conseiller économique du président ukrainien Volodymyr Zelensky. « Il est ridicule qu’ils reçoivent toujours près de 700 millions (d’euros) par jour de leurs énergies fossiles », a-t-il ajouté par visioconférence lors d’une présentation du rapport à la COP27 en Egypte.


11h10 : La frappe en Pologne « n’aurait pas eu lieu sans l’invasion » russe, souligne Sunak

Le Premier ministre britannique a estimé mercredi que la frappe sur la Pologne, quel qu’en soit l’auteur, « n’aurait pas eu lieu sans l’invasion de l’Ukraine par la Russie », soulignant l’intensité des bombardements russes au moment de l’incident.

Alors que la Pologne a évoqué un missile « de fabrication russe » et que Kiev a accusé Moscou, qui a démenti, Rishi Sunak a déclaré devant la presse lors du sommet du G20 en Indonésie qu’il fallait laisser l’enquête avoir lieu.

« Rien de tout cela n’aurait eu lieu sans l’invasion de l’Ukraine par la Russie, c’est la réalité cruelle et implacable de la guerre de Poutine », a-t-il poursuivi. « Tant qu’elle se poursuivra, elle constituera une menace pour notre sécurité et celle de nos alliés et tant qu’elle se poursuivra, elle continuera à dévaster l’économie mondiale », a-t-il insisté. « Il n’y a pas une seule personne dans le monde qui n’a pas ressenti les répercussions de la guerre de Poutine », a-t-il relevé alors que les prix de l’énergie et des produits alimentaires se sont envolés.


11h07 : Et pour tout entendre, c'est par ici




11h04 : L'accord sur les céréales doit « être reconduit »

Sur l'accord céréalier, le G20 a « envoyé un message très clair à la Russie », explique Emmanuel Macron. Et l'accord sur l'exportation de céréales doit « absolument être reconduit à la fin de la semaine ». « Le deuxième objectif de ce G20 à mes yeux était le sujet alimentaire, déclare-t-il encore déclaré. Sur les céréales (ukrainiennes) (...) nous avons agi ces derniers mois, apporté des réponses et ce G20 a permis de les pérenniser. »

11h03 : « J'ai dit au président Zelensky la solidarité de la France »

 « J'ai dit au président Zelensky la solidarité de la France face aux tirs de missile », a encore dit Emmanuel Macron, qui parle d’un  »message envoyé à dessein par la Russie au moment où nous nous réunissions ». « Ce n’est pas un sommet du G20 qui décide de la paix », a-t-il ajouté.

10h52 : Emmanuel Macron annonce une visite en Chine au début de l'année 2023

La France souhaite un «rôle de médiation plus important» de la Chine.

10h50 : « Pousser la Russie à la désescalade », assure Macron

A l'issue du G20, le président français évoque un « espace de convergence, y compris avec les grands émergents comme la Chine et l'Inde, pour pousser la Russie à la désescalade ». « Le G20 n'a pas détourné le regard » sur la guerre en Ukraine, assure encore Emmanuel Macron, et la réunion du G20 « appelle la Russie au respect du droit international ».

10h50 : Emmanuel Macron appelle à faire « la pleine clareté sur les tirs en Pologne »

Le président a également déclaré au début de sa prise de parole que « les analyses sont en cours ».

10h49 : « Le G20 ne veut pas de la guerre qu’il juge inadmissible »

« Le G20 ne veut pas de la guerre, du chantage nucléaire qu’il juge inadmissible », lâche le président de la République lors d’une conférence de presse. Et d’évoquer un « appel sans équivoque » à la Russie pour faire la paix.

10h47 : Emmanuel Macron s'exprime en direct de Bali

Emmanuel Macron prend la parole à l'issue du sommet du G20 à Bali (Indonésie).

10h44 : Moscou affirme avoir détruit toutes ses cibles lors des frappes massives de mardi

La Russie a affirmé mercredi avoir détruit toutes ses cibles lors de frappes massives la veille en Ukraine, indiquant avoir visé le commandement militaire ukrainien et des infrastructures énergétiques.

« L’objectif a été rempli, les missiles ont tous précisément frappé les cibles identifiées, tous ces sites ont été détruits », a indiqué le ministère russe de la Défense, assurant avoir visé « le système de commandement militaire de l’Ukraine et les installations énergétiques lui étant liées ».


10h44 : L’explosion en Pologne serait due aux « systèmes ukrainiens de défense anti-aérienne », selon le ministre belge de la Défense

 « Selon les infos actuelles », le missile tombé en Pologne et ayant tué deux personnes pourrait « être le résultat des systèmes de défense anti-aérien ukrainiens », déclare la ministre belge de la Défense, Ludivine Dedonder, sur Twitter. « Des débris de missiles russes et d'un missile anti-aérien ukrainien auraient atterri en Pologne. Ceci doit encore être confirmé par l'analyse en cours », a-t-elle ajouté




10h43 : La Russie dément avoir bombardé Kiev mardi

Le ministère russe de la Défense a affirmé mercredi n’avoir mené aucune frappe sur Kiev la veille, et que les destructions constatées dans la capitale ukrainienne étaient causées par la défense anti-aérienne ukrainienne. « Toutes les destructions dans les quartiers d’habitation de la capitale ukrainienne (…) sont le résultat direct de la chute et de l’autodestruction des missiles antiaériens lancées par les forces ukrainiennes », a affirmé le ministère russe dans un communiqué.


10h36 : Moscou accuse Kiev en affirmant que le missile a été tiré par un système de défense S-300 des forces ukrainiennes
10h25 : Début d’une réunion d’urgence à l’OTAN après la chute du missile en Pologne

Une réunion d’urgence des ambassadeurs de l’Otan pour faire le point sur la chute d’un missile en Pologne, dont l’origine reste incertaine, a débuté mercredi matin au siège de l’Alliance à Bruxelles, ont annoncé des diplomates.

Cette réunion, présidée par le secrétaire général de l’organisation, Jens Stoltenberg, avait été annoncée mardi soir. Il est « important que tous les faits soient établis », avait déclaré le chef de l’Otan au sujet de l’explosion mortelle, alors que l’Ukraine a accusé la Russie.


09h44 : Après la chute d’un missile en Pologne, Scholz met en garde contre toute « conclusion hâtive »

Le chancelier allemand Olaf Scholz a mis en garde mercredi contre toute « conclusion hâtive » après la chute meurtrière en Pologne d’un missile probablement de fabrication russe selon Varsovie.

Lors d’un point presse au sommet du G20 qui se tient en Indonésie, retransmis par la chaîne allemande NTV, M. Scholz a déclaré : « dans une affaire aussi grave, il faut se garder de toute conclusion hâtive sur le déroulement des faits avant une enquête soigneuse », actuellement toujours en cours.


09h36 : Alertes antiaériennes dans toutes les régions d'Ukraine

Des sirènes d'alerte ont retenti mercredi matin dans toutes les régions d'Ukraine, selon une application officielle de défense antiaérienne, au lendemain de multiples frappes russes principalement sur des infrastructures énergétiques qui ont fait au moins un mort à Kiev.

Sur une carte du pays mise à jour en temps réel, la vingtaine de régions ukrainiennes étaient en état d'alerte à 10h03 (8h03 GMT), selon cette application.

09h01 : Le directeur de la CIA à Kiev après sa mise en garde à Moscou sur le nucléaire

Le directeur de la CIA, William Burns, a rencontré mardi à Kiev le président ukrainien Volodymyr Zelensky et les hauts responsables du renseignement du pays pour les informer après sa mise en garde à Moscou sur le nucléaire, a-t-on appris auprès d’un responsable américain.

William Burns, ancien ambassadeur des Etats-Unis à Moscou, s’est rendu à Kiev au lendemain de son entretien à Ankara avec le patron du renseignement russe Sergueï Narychkine, la plus haute rencontre à ce niveau entre responsables américains et russes depuis le début de la guerre en Ukraine le 24 février.


Le directeur de la CIA, William Burns, a rencontré mardi 15 novembre 2022 à Kiev le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Le directeur de la CIA, William Burns, a rencontré mardi 15 novembre 2022 à Kiev le président ukrainien Volodymyr Zelensky. - Graeme Sloan/Sipa USA/SIPA

Le chef du renseignement américain devait transmettre à son homologue russe un message avertissant « des conséquences de l’emploi d’armes nucléaires par la Russie et des risques d’escalade pour la stabilité stratégique », avait indiqué lundi un porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche.

08h58 : Un dépôt de carburant attaqué par un drone près de l'Ukraine

Un dépôt de carburant a explosé mercredi dans une région du Sud de la Russie proche de l'Ukraine à la suite d'une attaque présumée de drone, sans faire de victime, ont annoncé les autorités locales.

L'attaque présumée s'est produite à quelque 200 km de la frontière ukrainienne, dans la province d'Orel. Depuis le début de l'offensive russe contre l'Ukraine, plusieurs dépôts de carburant ou de munitions du Sud de la Russie ont été ciblés par des attaques de drone. L'incident de mercredi se distingue donc parce qu'il s'est déroulé plus en profondeur dans le territoire russe. L'explosion a eu lieu après que la Russie a tiré mardi des dizaines de missiles sur plusieurs villes à travers l'Ukraine.

08h54 : La Chine appelle toutes les parties à « rester calmes »

La Chine a appelé l’ensemble des acteurs au « calme » après par les informations faisant état de la chute meurtrière en Pologne d’un missile de fabrication russe et le placement en état d’alerte de l’armée polonaise.

« Dans la situation actuelle, toutes les parties concernées doivent rester calmes et faire preuve de retenue afin d’éviter une escalade », a déclaré lors d’un point presse régulier Mao Ning, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

08h51 : La frappe en Pologne est un « message » de la Russie au G20

La frappe d’un missile en Pologne « n’est rien d’autre qu’un message de la Russie adressé au sommet du G20 », a déclaré mercredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky par visioconférence devant les dirigeants du groupe réunis à Bali. Il y a « un Etat terroriste parmi vous, contre lequel il faut se défendre », a-t-il averti, désignant la Russie, selon le texte du discours vu par l’AFP.

07h39 : La Pologne confirme une frappe de missile « très probablement de fabrication russe »

Le flou demeure. Après la chute d’un missile dans un village polonais mardi, le président polonais Andrzej Duda a souligné qu’il n’y avait à ce stade pas de « preuve équivoque » sur l’origine du tir du missile meurtrier, mais qu’il était « très probablement de fabrication russe » selon lui. « Une enquête est en cours », a-t-il relevé, affirmant qu’il s’agissait d’un incident « isolé ».


L'enquête est toujours en cours à Przewodow pour déterminer la provenance exacte du missile.
L'enquête est toujours en cours à Przewodow pour déterminer la provenance exacte du missile. - Michal Dyjuk/AP/SIPA


07h28 : Biden juge « improbable » un tir depuis la Russie

Le président américain Joe Biden a jugé mercredi « improbable » que le missile qui a frappé la Pologne ait été tiré depuis la Russie, une crise qui a assombri le sommet du G20 en Indonésie où Occidentaux et pays du Sud cherchaient un semblant d’unité face à la guerre en Ukraine. Cet incident, qui a fait deux morts, renforce les craintes d’une escalade du conflit contre lesquelles n’ont cessé de mettre en garde les dirigeants des 20 grandes économies mondiales réunis depuis mardi à Bali.

07h16 : « La plupart des membres du G20 condamnent fermement la guerre en Ukraine »

Le G20 reconnaît que « la guerre en Ukraine » sape l’économie mondiale, selon son communiqué final, qui indique aussi que « la plupart des membres condamnent fermement » le conflit.

07h09 : Le missile tombé en Pologne serait ukrainien

Les conclusions ne sont pas encore officiellement rendues. Mais selon trois responsables américains, interrogés par l’agence américaine AP, le missile tombé en Pologne serait issu d’un tir de barrage ukrainien, qui tentait d’intercepter un missile russe visant des infrastructures énergétiques.




06h45 : Erdogan rassurant sur les céréales

Le président turc vient d’apporter un peu d’optimisme après la tension de ces dernières heures. Il est en effet « convaincu » que l’accord sur les céréales ukrainiennes sera reconduit.

06h20 : Lavrov n’est plus à Bali

Sergueï Lavrov ne pourra pas répondre directement aux questions que se posent les autres membres du G20 sur le tir en Pologne. Le ministre russe des Affaires étrangères a en effet quitté Bali mardi soir.

06h10 : Le G7 prudent

A la suite de leur réunion d’urgence de près d’une heure, les chefs d’Etat ou de gouvernement du G7 (Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Canada, Japon) et de l’Otan ont apporté leur « plein soutien » à la Pologne dans un communiqué. Sans accuser de responsables dans l’immédiat, ils ont décidé de « rester en contact étroit pour déterminer des prochaines étapes en fonction de l’enquête ».

06h03 : Biden estime que les Russes « dépassent vraiment les bornes »

Le président américain vient de dénoncer les bombardements « barbares » de civils par la Russie en Ukraine. « Ils dépassent vraiment les bornes », a déclaré Joe Biden au début d’une rencontre avec le Premier ministre britannique Rishi Sunak en marge du sommet du G20.

05h01 : Fin de la réunion d’urgence du G7

La rencontre d’une heure environ est désormais terminée.

04h34 : La France soutient la Pologne

« La Pologne peut compter sur le soutien de la France et notre disponibilité pour appuyer les enquêtes en cours », a tweeté Emmanuel Macron après s'être entretenu dans la nuit avec le Premier ministre polonais.




04h26 : L’article 5 de l’Otan en jeu

La Pologne, qui partage une frontière avec l’Ukraine, est membre de l’Otan et quelque 10.000 militaires américains se trouvent dans le pays. L’article 5 du traité de l’Alliance atlantique affirme que si un Etat membre est victime d’une attaque armée, les autres considéreront cet acte de violence comme une attaque armée dirigée contre l’ensemble des membres et prendront les mesures jugées nécessaires pour venir en aide au pays attaqué.

04h20 : Joe Biden a téléphoné au secrétaire général de l’Otan
04h08 : La Pologne appelle sa population au « calme »

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a lancé un appel au calme, à la suite de l’explosion d’un « projectile de fabrication russe » dans le sud-est du pays.

« J’appelle tous les Polonais à garder le calme face à cette tragédie. Soyons prévenants. Ne nous laissons pas manipuler. Nous devons faire preuve de retenue et de prudence », a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion d’urgence de son cabinet.

03h59 : Berlin solidaire de Varsovie

Le chancelier Olaf Scholz a fait part au président polonais Andrzej Duda de la solidarité de l’Allemagne, qui « se tient aux côtés » de son partenaire polonais de l’Otan. « Le chancelier vient de téléphoner au président polonais Duda et lui a exprimé ses condoléances. La Pologne va enquêter de près sur les circonstances de l’incident au cours duquel deux citoyens ont été tués la nuit dernière », a tweeté le porte-parole d’Olaf Scholz.

03h57 : Pour le chef de l’ONU, il est « essentiel d’éviter l’escalade de la guerre en Ukraine »

 

03h40 : Pour Biden, le missile n’a pas été tiré depuis la Russie

Joe Biden a jugé mercredi « improbable » que le missile ait été lancé depuis la Russie, assurant que Washington et ses alliés comptaient déterminer « exactement » ce qu’il s’était passé avant de décider d’une réaction.




03h34 : Le téléphone sonne à Kiev et Varsovie

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a annoncé s’être entretenu avec les chefs de la diplomatie polonais Zbigniew Rau et ukrainien Dmytro Kouleba après la chute du missile en Pologne. « Nous nous sommes engagés à rester étroitement coordonnés dans les jours à venir alors que l’enquête avance et que nous déterminons les prochaines étapes opportunes », a-t-il tweeté.

03h15 : Réunion d’urgence du G7

Les dirigeants du G7 et plusieurs de leurs alliés sont actuellement réunis en urgence en Indonésie. Les chefs d’Etat ou de gouvernement des Etats-Unis, de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie, du Canada et du Japon ont entamé leur réunion peu avant 09 heures (02 heures à Paris) en marge du sommet du G20 à Bali. Les dirigeants espagnol, néerlandais et de l’Union européenne sont également présents.

02h50 : Bienvenue sur ce nouveau Live

Bonjour à toutes et à tous. La situation internationale est particulièrement tendue après un tir sur la Pologne qui a fait deux morts. La rédaction de 20 Minutes est donc mobilisée, même la nuit, pour vous donner les dernières informations sur le conflit. Ce tir est intervenu au soir d’une journée marquée par une intense campagne de bombardement russe sur les infrastructures ukrainiennes, qualifiée par le président Zelensky de « gifle au visage du G20 » actuellement réunis dans le cadre d’un sommet à Bali. La Pologne a placé mardi son armée en état d’alerte renforcée après avoir été atteinte par ce qu’elle a décrit comme un « projectile de fabrication russe ». Dans la nuit, le président polonais a relevé qu’il n’y avait à ce stade pas de « preuve équivoque » sur l’auteur du tir.