Sarkozy s'échine à séduire Pékin

Armelle Le Goff

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Selon Jean-Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy et Hu Jiantao « ont appris à se connaître » depuis le G20 de Londres au printemps 2009 (photo).
Selon Jean-Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy et Hu Jiantao « ont appris à se connaître » depuis le G20 de Londres au printemps 2009 (photo). — SIPA

Pas des amis, mais pas loin. Depuis le G20 de Londres, au printemps 2009, Nicolas Sarkozy et son homologue chinois Hu Jintao, « ont appris à se connaître », affirme Jean-Pierre Raffarin, fin connaisseur de la Chine, dans un entretien à La Tribune, hier. Ils devraient carrément s'aimer à l'issue de cette deuxième visite d'Etat du président français au pays de la Grande Muraille.
Venu avec sa mère Andrée en 2007, Nicolas Sarkozy sera cette fois accompagné de son épouse Carla, ancien mannequin et actuelle chanteuse, qui semble être devenue l'atout charme indispensable de la diplomatie française. Pendant quatre jours, le couple présidentiel mêlera habilement privé et politique, au détriment des affaires, pour regagner le cœur des Chinois.

L'Iran, au cœur des discussions
Le Président abordera tout de même quelques sujets chauds. Au premier rang desquels, l'Iran, la Chine étant, avec la Russie, l'un des membres du Conseil de sécurité le moins enclin à voter de nouvelles sanctions contre Téhéran, soupçonné de poursuivre un programme de développement nucléaire à des fins militaires.
Autre sujet « sensible », selon l'Elysée : la nécessaire réévaluation du yuan, la monnaie chinoise. Sa sous-évaluation actuelle fausse les règles de la concurrence et est dénoncée par tous. « Mais on n'abordera pas ce sujet par cet angle étroit », dit-on à Paris. Le chef de l'Etat tentera plutôt de développer devant ses hôtes chinois l'un des sujets qu'il veut mettre au cœur du G20, dont il s'apprête à prendre la présidence : la refonte du système monétaire international.